Imaginons notre profession autrement

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Edito juin 2012


La défaite de 2 minorités

Avec 335 votes exprimés, la moitié pour chacun des deux candidats à la Présidence, le syndicat pourra-t-il longtemps demeurer représentatif.

Après avoir pendant des années anathémisé et ghettoïsé tous ceux qui n'étaient pas d'accord. Après avoir tout dit, mais rien discuté, tout occulté, après des années de mascarade de démocratie, le nouveau Président de l'UNPPD ouvrira-t'il la porte aux idées novatrices et aux débats contradictoires?


 IL n'y a pas d'un côté la raison et la vertu, de l'autre le vice et la démence

Ces dernières élections ont montré que d'un côté l'on ne dialoguait pas et que de l'autre on tirait à vue. Plus personne ne veut de cela.

Si l'on continue avec les mêmes méthodes et la même image de marque, nul besoin de produits dopants, on gagne à tous les coups... mais à l'arrivée, peu de spectateurs, peu de recettes et peu d'intérêt.


Pierre-Yves Besse a-t-il perdu parce qu'il était un mauvais candidat? Non au contraire, c'était le plus intrinsèquement guerrier, le plus combattif qui répondait à toutes les interrogations et à toutes les questions, mais justement la guerre à la place de la politique, les prothésistes dentaires n'en veulent plus, ni bellicisme, ni angélisme.


La revue officielle de l'UNPPD et le Dental Forum ont été depuis 7 ans fermés à l'APD. Est-ce normal ? Nous demandons que le directeur de la revue, dès le mois de septembre, nous offre 1 ou 2 pages comme le font les autres revues sollicitées. Nous espérons réponse du Président Detrez dans les prochains jours, afin de vous la communiquer. Un premier acte significatif serait le bienvenu.


Interrogés par l'APD sur 4 questions posées pour l'information des votants et des adhérents, le président Detrez et certains membres de son bureau n'ont pas voulu nous répondre. Nous eussions aimé d'autres attitudes plus enclines à l'information et au dialogue. Espérons que ce fut simplement de mauvais conseils donnés par de mauvais conseilleurs.


On se doit de laisser toutes les chances de réussite au nouveau Président de l'UNPPD. Notre profession est écartelée, rompue, cassée et se retrouve presque dépourvue de ressorts autres que violemment antagonistes. 100 jours pour convaincre des bonnes intentions, 100 jours pour se débarrasser des vieilles habitudes, des ressentiments et des vieilles aigreurs, c'est le délai imparti pour que les intentions de programme se transforment déjà significativement en faits.


100 jours pour construire une autre référence de représentation dans laquelle toutes les idées et les tendances seront enfin respectées, pour que la jeunesse l'emporte et qu'enfin des espoirs s'ouvrent enfin pour notre profession. Bonne chance, et à vous de jouer Monsieur le Président.


JJ Miller Président de l'APD

jjmiller@apd-asso.fr

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Edito avril 2012


" Ca nous nous tombe aussi de partout"... depuis trop longtemps aussi.


L’édito de la CNSD fait état des difficultés que rencontrent les chirurgiens-dentistes face aux divers rapports, avis, articles, et activités diverses qu’ils considèrent tous comme des attaques envers leur profession, en oubliant par ailleurs les extraits du rapport AFSSAPS qui les égratignent également.

Spectateurs et surtout acteurs de notre profession, nous, prothésistes dentaires n’avons cessé de dénoncer le corporatisme effréné, la continuelle sauvegarde de prérogatives dépassées, la marchandisation du commerce de la prothèse dentaire au cabinet dentaire et bien sur les importations qui ne profitent qu’aux plus petits communs profiteurs (importateurs, revues dentaires, congrès, dentistes..)

On nous a souvent reproché d’attaquer la profession dentaire et que cela ne nous servait pas. Et pourtant nombre de laboratoires ont disparus, disparaissent et vont disparaitre à cause d’un système à bout de souffle .Que d’heures supplémentaires, et encore heureux d’avoir du travail, devront faire la majorité des prothésistes dentaires pour sauvegarder leurs revenus, voire les emplois de leur laboratoire, sans être sûr de leur proche avenir. Les importations, les cabinets low cost, les taxes et impôts, l’absence d’un statut professionnel, d’un syndicat responsable, un salaire pitoyable pour de nombreux laboratoires s’ils devaient respecter toutes les lois et travailler 35h/ semaine…minent notre avenir.

La dissociation des actes prothétiques est à l’ordre du jour dans une nouvelle nomenclature des actes dentaires à venir. Tout le monde y verra plus clair …mais attention aux assurances qui sont à l’affut dans les négociations conventionnelles et qui imposeront leurs désirs comme les réalités de demain.

Si un Président de l’UNPPD en terre auvergnate promettait « le changement dans la continuité » nous n’avons pu constater que conservatisme et dégradation de notre profession sur une pente de plus en plus raide.

L’APD prendra prochainement une initiative afin de valoriser nos laboratoires. Nous espérons être soutenu aux delà des simples adhérents de notre Association. Les prochaines élections présidentielles fixeront les détails des mesures que nous ne pouvons plus accepter. Les prochaines élections à l’UNPPD devront mettre en place un bureau soutenant un Président chargé de révolutionner notre profession ou de l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure. Plus que jamais nous devons construire ensemble notre avenir, peut-être faudra-t-il le faire aussi avec tous les chirurgiens-dentistes de bonne volonté.

 JJ Miller

Président de l'APD    jjmiller@apd-asso.fr

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Edito mars 2012

Le constat.

Michel Cavaillez et moi-même n’avons cessé depuis la transcription en droit français de la directive 93/42 CE (juin 1993) de mettre en garde les prothésistes dentaires sur leurs obligations de sécurité et de santé concernant la mise sur le marché de leurs fabrications. Nous n’avons cessé de le répéter à chaque AG de l’APD.

Le constat que vient de faire l’AFSSAPS était prévisible. Nous en avions déjà l’écho depuis quelques mois. Si les prothésistes dentaires sont les premiers responsables dans le manquement à leurs obligations (et il vaut mieux ne pas aborder la mise en conformité des locaux, du document unique…) ils ne sont pas les seuls coupables. Ne voulant légiférer sur un statut professionnel et un accès règlementé à notre profession, les gouvernements respectifs ont laissé notre profession à l’abandon, déresponsabilisant souvent les prothésistes dentaires au regard des responsabilités des chirurgiens-dentistes, qui ne sont que complémentaires. Les syndicats dentaires profitant, comme toujours, de la situation, comme ils vont le faire au regard du rapport de l’AFSSAPS.L ‘UNPPD, avec ses querelles intestines, n’a pas su mobiliser toute notre profession, mais elle est au service avant tout de ses adhérents.IL faudra qu’elle travaille sérieusement encore une fois sur le sujet et sur la communication. Enfin, avons-nous  un niveau d’étude suffisant, des diplômes appropriés, des tarifs conséquents pour faire face à toutes nos obligations ? C’est surement provocateur ou réducteur, mais c’est le constat que nous avions fait lors de l’écriture du « manifeste de l’APD », repris aux Etats Généraux de la prothèse dentaire à Deauville en 2009.

L’Association Perspectives Dentaires mettra à la disposition de ses adhérents les textes règlementaires afin de se mettre en conformité avec la loi. Nous avions été parmi les premiers à constater fin 2011 que la moitié des laboratoires n’étaient pas inscrits à l’AFSSAPS et qu’il existait désormais un numéro de fabricant.

Il ne suffit pas de savoir fabriquer une prothèse dentaire pour être un dirigeant d’entreprise. L’AFSSAPS vient de le rappeler avec éclat.

 

JJ Miller  jjmiller@apd-asso.fr

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Edito janvier 2012

Prothèses mammaires et prothèses dentaires

Le scandale des prothèses mammaires PIP nous conforte dans les réflexions que nous ne cessons de mettre en avant depuis la création de l’APD.
A vouloir à tout prix réclamer le statut de fabricant, les instances dentaires et leurs réseaux* ont déresponsabilisé nombre de laboratoires de prothèses dentaires, et de voir que seulement 50% de ceux-ci sont inscrits comme fabricant à l’AFSAPPS confirme notre analyse.

Le droit à l’information que nous réclamons pour les patients commence seulement à se mettre en place, mais ce n’est toujours pas notre devis ou notre facture qui lui parviendra. Les éléments de traçabilité (ascendante et descendante) sont encore insuffisants. Des porteuses de prothèses mammaires commencent à porter plainte contre leur chirurgien pour manquement au devoir d’information. De quoi faire réfléchir les tenants du « tout responsable »
Si les prothèses mammaires PIP se vendaient si bien, c’est qu’elles étaient moins chères. Pour ce faire, on a fini par tricher sur les matériaux. Cela nous rappelle le cas de la société PROTILAB qui a été accusé par la revue « Que Choisir » d’avoir falsifié des documents de conformité. C’est bien une analyse sur les alliages effectuée par un laboratoire privé qui a décelé une tromperie. Les patients ont-ils été informés ? Qu’ont fait l’AFSSAPS et les praticiens trompés ? Les informations sont-elles fiables?
Une majorité de laboratoires d’importations met en avant la certification de « leur laboratoire »(en fait de la sous-traitance). On a bien vu que l’organisme certificateur ne contrôlait pas les prothèses mammaires PIP par analyse des matériaux. On peut émettre des doutes quant à la traçabilité de prothèses importées également comme l’avait fait observer Mr Ghislain de l’AFSSAPS lors d’une conférence de presse en février 2009.
Un député, Gérard Bapt, réclame une enquête de l’inspection générale des affaires sociales sur le manque de déclaration de ruptures de prothèses mammaires. « S’il n’y avait pas de déclaration, certaines prothèses mammaires étaient fournies gratuitement à la clinique ». Ce sont des propos que j’ai entendus. Il en est de même avec tous ces laboratoires d'importation ou non, qui à grands renforts de publicités dans les journaux dentaires garantissent leurs prothèses dentaires 3ans, 7ans, 14 ans et plus. Ils ont une obligation de résultat, mais transformée en « je refais gratuitement » ou pire encore satisfait ou remboursé : attention danger sur ce genre de garantie **. Sujet traité dans mon édito (avril 2009).
Concernant les produits injectables de comblements des rides, qui sont des dispositifs médicaux, le conseil de l’Ordre des médecins constate : « Ils doivent porter un marquage CE…Ce qui apporte un label de qualité des produits, mais pas obligatoirement de sécurité des patients" lorsque l’on sait que nos prothèses dentaires ne sont soumises qu’à des déclarations de conformité de la part de prothésistes dentaires, lesquels n’ont aucune obligation de diplôme, on est en droit d’après la lecture ci-dessus de s’interroger sur les positions des gouvernements respectifs ne voulant pas légiférer sur un statut de notre profession au regard des soi-disant responsabilités de ceux qui mettent en service nos fabrications. (Contredit par la juridiction) Le scandale des prothèses mammaires éclairera-t’il nos dirigeants de s’intéresser à notre profession autrement que d’argumenter entre prix d’achat et prix de vente.
On va finir par discréditer un système médical et politique pour collusion envers de seuls intérêts financiers. C’est peut-être un bien, car cela ne pourra qu’aider à changer tout le système.

Jean-Jacques Miller
Président de l’APD

jjmiller@apd-asso.fr


* Réponse à une lettre envoyée par l’APD à Monsieur Frédéric Van Roekeghem Directeur général de la CNAMS demandant son avis sur la dissociation des actes prothétiques et le paiement direct par le patient au laboratoire :« …la directives93/42 CEE désigne clairement le chirurgien-dentiste comme « le seul fabricant de la prothèse dentaire »...Affaire suivie par le Dr G.Sornin (Membre associé national de l’académie de chirurgie dentaire) et copie au secrétariat d’État à la santé ( 18 avril 2011)

Cette réponse est scandaleuse de la part de la CNAMS

** Zircone Lava par Labocast : Recul clinique : 8 ans Garantie armature: 15 ans.... et c'est le plus important laboratoire d'importation de France, plébsicité par de nombreux Chirurgiens-dentistes de France et d'outre-mer.

 Voilà une garantie en contradiction avec le recul clinique. Peut-on faire confiance à ce genre de laboratoire?

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Edito décembre 2011


Les candidats se disputent le « made in France »
Nicolas Sarkozy : « origine France garantie » François Bayrou : « label France » François Hollande « patriotisme français et made in France » Jean-Luc Mélenchon et Arnault Montebourg : « protectionnisme européen » marine Le Pen « protectionnisme national »Dupont Aignan « relocaliser : un protectionnisme intelligent »
Ce sujet de campagne qui ressort tous les 5 ans permet d’aborder la mondialisation économique par un biais qui ne franchit pas la barrière protectionniste.
En 1988, l’UNPPD créait l’Euro Memo Carte qui était « garant de la prothèse dentaire made in France » et assurait traçabilité des matériaux et origine de fabrication. 23 ans après la CNSD qui avait rejeté la carte EMC s’intéresse désormais aux patients en proposant une copie « le kit de transparence » qui comporte bien des lacunes quant à sa fiabilité.
L’APD lutte contre les laboratoires d’importation avec ses moyens en insistant sur la destruction de nos laboratoires par ce biais tant au niveau de formation professionnelle que pour nos investissements pourtant indispensables. Aucun syndicat dentaire n’a défendu la fabrication française des prothèses dentaires, mais bien au contraire ils ont encouragé les importateurs en leur offrant publicités et stands à gogo, dans le but évident que les prix français baissent. Ce qu’ils ont parfaitement réussis à faire pour la majorité des laboratoires. Naturellement ces mêmes syndicats dentaires dénoncent le tourisme dentaire et ses remboursements par les organismes sociaux !!
Nous en serions presque à regretter un Georges Marchais qui en 1981 clamait fortement « produisons français »
Si l’on considère que l’on ne peut appliquer un protectionnisme sans dangers politiques et économiques, le gouvernement doit s’appliquer à aider les entreprises françaises à vivre et entreprendre. En ce qui concerne la fabrication des prothèses dentaires, nous doutons de la bonne volonté de nos gouvernants actuels.

Claude Message
Trésorier de l’APD
cmessage@apd-asso.fr

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Edito novembre 2011


"Escobarderies"


En 1988 l’UNPPD créait l’EMC

L’unppd créé l’Euro Mémo carte ( EMC) le 1 janvier 1988.Cette carte décrit la nature exacte de la prothèse dentaire et de ses composants. L’EMC est communiquée par le prothésiste dentaire au chirurgien-dentiste qui la fournit au patient. C’est en outre le garant d’une prothèse dentaire made in France.

En novembre 1987 le quotidien du médecin reconnaissait sa nécessaire utilité pour éviter les incompatibilités

En octobre 1987 Michel Degrange, professeur, chercheur et futur doyen de la faculté de chirurgie dentaire de Montrouge déclarait souscrire entièrement favorablement à l’EMC et il  en donnait les raisons.

En janvier 1995, Madame Simone Veil Ministre des affaires sociales déclare que l’EMC est une heureuse initiative qui pourrait être exploitée dans le réseau de la matériovigilance, car elle répond à un besoin actuel, à condition qu’il y ait un consensus entre les partenaires.

En avril 1988, L’UFC Que Choisir  recommandait la carte EMC  en incitant les dentistes, les prothésistes dentaires et les patients à l’utiliser.

En avril 1996 la Fédération Européenne des Prothésistes Dentaires ( FEPPD) par un vote unanime a demandé que l’EMC soit fournie aux praticiens de tous les pays de l’UE.

En octobre 1995, réunie en congrès à Kyoto, l’ISO adopte la proposition de codification des fabricants et des prothèses dentaires fabriquées présente par Max Gros au nom de l’UNPPD.

En février 1995 Jean Michel Krischer, président de l’UJCD  négociait avec l’UNPPD afin de  rendre obligatoire la délivrance de la carte EMC, voire de la facture du laboratoire au patient. Il était remercié quelques mois plus tard.

En 2011, soit 23ans après la CNSD se voit récompenser par le ministre de la Santé pour une pâle copie de la carte EMC en créant le « kit de transparence »

Cette imposture soulève l’écœurement de tous ceux qui ont servi notre profession depuis plus de 20ans, mais aussi faut-il en tirer des enseignements.Notre profession n’est pas reconnue parce que nos diplômes ne sont pas reconnus, notre syndicat professionnel n’est pas écouté, car nous n’avons pas eu de Présidents à la hauteur de la tâche et les prothésistes dentaires français restent trop individualistes et majoritairement trop soumis. Faut-il dès lors accuser les syndicats dentaires et les gouvernements de défendre leurs propres intérêts ? Dès lors faut-il trouver un consensus avec les syndicats dentaires ou poursuivre vers une indépendance financière (paiement direct par le patient), voire technique dans certains domaines prothétiques ? La solution est surement aussi dans l’obtention d’un véritable statut professionnel, mais surement pas dans l’immobilisme qui ne peut que nuire à l’avenir de notre profession.


Jean-Jacques Miller
Président de l’APD

jjmiller@apd-asso.fr

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Edito octobre 2011

"Le charter de la honte" 

Vous pouvez vous inscrire dans le cadre de l’exposition de l’ADF 2012 pour le charter de la honte.Labocast est le co-organisateur du World Dental Forum qui se tiendra du 29 mai au 4 juin 2012 à Hong Kong. Le but des organisateurs de la « world compagnie » est de célébrer un hymne à l’importation de prothèses dentaires fabriquées en Chine. En fait comme le rapporte le laboratoire Modern Laboratory USA , il s’agit : « … une expérience incroyable qui va faire de vous un dentiste des plus compétitif et rentable »LABOCAST est l’un des organisateurs en France  et le Docteur  Miara l’un des conférenciers qui n’hésitait pas à affirmer concernant ce laboratoire d’importation : . « ..Par ailleurs, vous avez la plus jolie hôtesse de tous les stands et je m'y connais. Aujourd'hui Labocast a beaucoup évolué au niveau de la qualité… » ce qui démontrerait bien qu’il n’y a pas que  de la qualité dans les importations.. Et je m’y connais !!!

Le charter de la honte qui emmènera (et ramènera !! ) des congressistes au bout du monde pour prouver que l’on peut produire moins cher là-bas, donc gagner plus  ici , ramèneront dans leur bagage des certitudes que nous connaissons dans tous les secteurs de la fabrication en France depuis longtemps. Ces gens-là n’ont rien à voir avec le secteur médical dont ils se prévalent. Mais combien resteront en France pour continuer leur travail de destruction d’une profession, qui est la nôtre. On peut toujours rétorquer que cela aide à vendre des Airbus, et que mes chaussures de sport sont fabriquées là-bas, mais qui rembourse les prothèses dentaires et paient des cotisations sociales, qui profitent des cotisations des assurés pour exercer leur métier ? On ne fait ni protectionnisme, ni nationalisme, peut-être simplement du civisme en disant cela. Un ministre de la santé a bien dit que la profession dentaire était stigmatisée par la transparence tarifaire et qu’il ne fallait surtout pas changer les habitudes, si c’est pas du protectionnisme cela, ça y ressemble bien.

A l’heure où l’économie française soufre et que nous allons subir des augmentations de taxes et de charges sociales, les importations de prothèses dentaires qui ne profitent qu’aux chirurgiens-dentistes et à la presse dentaire sont un abcès à crever que nous devons tous dénoncer , par tous les moyens, et où que nous soyons. C'est l'avenir de notre profession qui est en danger.


 Jean-Jacques Miller
 Président  de l’APD 
 jjmiller@apd-asso.fr

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 Edito sept 2011 

"Hélène est dentiste"                                     La publicité >>> consulter

C’est sous ce titre qu’un laboratoire d’importation* a fait passer sa publicité dans le programme préliminaire de l’ADF 2011. Comme chaque année, l’ADF se réserve sur 3 publicités une belle page pour un importateur.
C’est leur droit, pas forcement leur devoir.
La publicité dont je parle représente Hélène, allongée au bord d’une plage, sous le titre « Méfiez-vous des apparences, Hélène est dentiste ». Belle image. Mais savez-vous pourquoi Hélène n’est pas dans son cabinet dentaire ? C’est qu’elle commande sa prothèse dentaire dans un laboratoire qui vend ses céramiques à 45€ et sur implants à 81€.Comprenne qui voudra, moi j’aime bien les explications de la Cour des Compte en 2009 sur le phénomène rente, transformé par Hélène en rente de vacances.
Que le comité d’organisation de l’ADF accepte d’avoir une telle image de marque, pour un congrès organisé par tous les syndicats dentaires me laisse perplexe et dubitatif. En 2010 l’ADF interdisait à "Technologie Dentaire" et à "RFPD" la revue officielle de l’UNPPD à venir exposer au congrès. Depuis les propos tenus par ces deux organes de presse ont paru bien fade par rapport à ceux exposés par certains parlementaires lors des discussions de rectification de la loi HPST et par les médias en général.
Il ne s’agit pas d’une énième polémique, mais avec un contexte économique douloureux, avec un déficit commercial trop important et une production française insuffisante, une sécurité sociale aux déficits abysinaux, avec un chômage qui ne diminue pas… une telle publicité est choquante, voire scandaleuse.
Ce n’est pas Hélène qui va redorer le blason d’une profession qui se veut nickel.
Viendra-t-il un jour ou des responsables donneront à leur profession une autre image de marque, à moins que ce ne soit leur propre image qui se reflète par inconscience.
Il est loin le temps où Pâris, enlevait la sublime Hélène fille de Zeus, devant Sparte. Même si cela entraina la guerre de Troie, elle était bien jolie la mythologie grecque face à la réalité de cette pauvre publicité.

Bernard Soumier
Vice-président de l’APD
bsoumier@apd-asso.fr
*En 2010 le laboratoire « qualité dentale » employait 2 salariés pour un CA de 1.108.600 et un résultat net de 164.300 €

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 Edito août 2011

Assurément, évidement, c’est illégal.

Un laboratoire attenant au cabinet dentaire et dirigé par un chirurgien-dentiste serait-il illégal ?Assurément, évidement. Il est certain que le mieux serait, comme faisait le père (chirurgien-dentiste) de Mme Bachelot (dixit la Ministre au sénat en 2009) que le praticien fabrique toutes les prothèses dentaires lui-même. Le conseil de l’Ordre affirmant que les dentistes sont fabricants et prothésistes dentaires, le bon sens le voudrait donc... Le rapport de la Cour des comptes parlait de rentes concernant les prothèses importées, elle pourrait tout autant parler d’intérêts commerciaux dans un laboratoire détenu par un praticien. En fait tout semble, concernant la dentisterie contrairement aux autres professions médicales, que le rattrapage par les prothèses de soins mal rémunérés facilite usurpation de titre et contraventions aux lois, sous bénédiction de ceux chargés de les faire respecter.
La réponse écrite de Mme Bachelot Ministre de la santé, saisie par l’APD parue au JO le 17 aout 2010 stipulait bien que « l’article 57 de la loi HPST était juridiquement applicable et que les services de la DGCRF devaient veiller à l’application de la loi ». Pourtant, ce ne fut jamais appliqué et son successeur valida en 2011 au nom du gouvernement un texte nettement plus ambigu, mettant les chirurgiens-dentistes réellement au rang de vendeur de prothèses.
La seule solution serait donc de faire supprimer dans le code de déontologie « que la dentisterie ne doit pas être exercée comme un commerce ». Assurément, évidement trop simple. Après tout que risque un ministre de la santé dans ce cas : le ridicule ? En politique, cela n’existe pas.


Claude Message
Trésorier de l’APD
cmessage@apd-asso.fr


Ps : En 2003 l’AG2R recensait 294 prothésistes dentaires travaillant dans des cabinets libéraux en France ( 38 000 cabinets dentaires ) dont 209 à temps complet. C’est en raison de l’absence de factures dans ces cabinets dentaires, que les syndicats dentaires ont estimé inapplicable l’article 57 de la loi HPST

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Edito juillet 2011

Fin de feuilleton sur la transparence tarifaire. Fin provisoire.

En adoptant l’article 57 de la loi HPST en 2009 instaurant la délivrance du prix d’achat de la prothèse au patient, les parlementaires répondaient aux souhaits de la très grande majorité des patients. En adoptant l’article 6 le 13 juillet 2011 modifiant le prix d’achat en prix de vente, les parlementaires répondaient aux souhaits des syndicats dentaires de ne pas appliquer la loi HPST soutenue en cela par un ministre de la santé, plus préoccupé de la santé électorale du corps médical que des aspirations des patients.

 Ces nouvelles dispositions devraient être inapplicables car inappropriées. Il faut comprendre dans le texte que la dissociation entre prix de vente et prestation de soins devrait être à l’appréciation du praticien qui fixera suivant sa propre estimation ( !) les 2 éléments : pour une céramique payée par le patient 800 € il pourra estimer 300 € prix de vente et 500 € les soins…ou l’inverse. Si l’on voulait embrouiller encore plus le patient, on ne ferait pas mieux !!! Sachant que le prix de vente de peut s’appliquer aux actes d’une profession médicale pourquoi ne pas considérer que c’est le prix de vente inscrit sur la facture du laboratoire qui ferait foi ? Quant à la traçabilité de l’origine des prothèses dentaires, on peut douter de son application, car la délivrance au patient de la copie du certificat de conformité des dmsm avait été supprimée par ordonnance en mars 2010 pour non-conformité aux directives européennes.

 Néanmoins le terme dissociation apparait pour la première fois dans un texte ce qui infirme l’acte global prothétique constamment défendu par les syndicats dentaires. Ne faisons pas la fine bouche quand même.

Nous devons rester optimiste, car le sujet reviendra sur la table inéluctablement, par la presse, les associations de consommateurs et par de nombreux parlementaires qui nous ont soutenu et ont préconisé en particulier la fourniture de la facture du laboratoire, voire son paiement par le patient, comme le suggère l'APD.Les syndicats dentaires cherchent simplement à gagner du temps.

 JJ Miller
Président de l’APD
jjmiller@apd-asso.fr

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Edito juin 2011 ( réservé à M.B.)

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Edito mai 2011

Le sens de l’histoire

Rien ne peut arrêter le bon sens et la justice, c’est le sens de l’histoire, parce que la raison et la persévérance l’ont toujours emporté sur la cupidité des hommes et leur égoïsme.
Cela dit, il nous faut constater que dans ce monde le pouvoir de l’argent, le lobbying, les relations, les arrangements électoralistes ont souvent retardé les évolutions humaines.
Mais malgré les contraintes, personnes n’a pu encore freiner l’évolution, mais ne comptons pas trop sur le temps !
La nouvelle équipe dirigeante de l'UNPPD se doit de relever le défi de l’avenir en dépassant les querelles partisanes. Resserrons les rangs, redoublons de persévérances.
Le meilleur ne viendra, d’une part que de notre capacité à gérer nos points forts par une stratégie volontariste, construite sur le long terme et non pas sur une continuelle défensive et d’autre part sur des projets d’avenir s’intégrant dans le grand défi de la mondialisation et à partager avec l’ensemble de la profession, car c’est ce qui nous a manqué.
Le temps presse, la menace est grande, si nous ne sommes pas capables de grandes ambitions nous continuerons à subir.

Michel CAVAILLEZ                                                                  Secrétaire Général de l’APD                                                            mcavaillez@apd-asso.fr 

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Edito avril 2011

Le printemps de l'UNPPD

PY Besse
a été élu à la Présidence de l’UNPPD ainsi que 4 nouveaux membres au bureau. Ainsi s’éteint une période de transition qui fut celle du Président Dauvois, après une période sans gloire du président Corsi.
Si quelques-uns ont été surpris de la victoire de Pierre-Yves c’est qu'elle provient non seulement des nouveaux statuts, appliqués, et d’une campagne dans laquelle les agressions ont été mises au placard, et c’est au sein même des adhérents de l’UNPPD que s’est faite la décision. Ce qui tendrait à dire que les représentants des régions ne représentaient pas forcément leurs ouailles dans des scrutins précédents, ce dont je demeure persuadé.
Quant aux éternels absents, les désenchantés, les désabusés, les sans problèmes et les sans-soucis, la majorité, nous espérons entendre leurs voix et surtout leurs propositions.
La victoire de Pierre Yves sur Laurent Munerot, secrétaire général de l’UNPPD ne fut acquise que de quelques voix. Ayant de l’estime pour eux deux, j’espère qu’ils sauront diriger le syndicat, avec leurs divergences, leurs caractères différents, leurs utopies ou leurs clairvoyances.
La situation économique de nombreux laboratoires n’est pas brillante, et ceux qui se cachent pour justifier des revenus décents derrière des horaires indécents souhaitent aussi un autre avenir pour notre profession.
L’avenir numérique ne suffira pas à nous affranchir d’un système dans lequel nous sommes actuellement perdants. Par essence nous sommes assujettis à un donneur d’ordre et nous travaillons sous prescription. Il ne peut en être autrement dans de nombreux cas, mais pas dans tous les cas de notre exercice. Par principe, nous proposons nos tarifs et nos prestations à nos clients les chirurgiens dentistes et sommes payés par le cabinet dentaire. Un principe tout à fait anachronique dans le domaine médical et dont l’exception ne demande qu’à sauter.
Les convictions des uns et des autres sont enrichissantes si elles ne débouchent sur des conflits. Tout le monde s’accorde pour essayer d’unifier notre profession autour de thèmes fédérateurs que saura propulser une nouvelle équipe.
PY Besse doit avec Laurent Munerot insuffler un renouveau de l’activité syndicale dans notre pays. On ne pourra pas changer forcément et facilement les mentalités, mais il y a urgence de montrer à tous les prothésistes dentaires, aux syndicats dentaires, aux fournisseurs et fabricants,au pouvoir politique, qu’un nouveau printemps s’instaure dans nos instances dirigeantes.

JJ Miller
Président de l’APD
jjmiller@apd-asso.fr

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Edito Mars 2011

Fourcaderie

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Edito février 2011


Le mandarin et les courbettes

Georges Cottin, Président de la commission de l’enseignement à l’UNPPD demandait en juin 1988 la remise de la facture du laboratoire au patient .23ans après, on doute encore d’une application bien imparfaite de ce souhait. Aujourd’hui, le temps presse, car les loups sont entrés dans notre profession. Le gouvernement n’est pas pressé de vouloir changer les choses comme le montre la réponse du ministre de la santé interpellé par les parlementaires à la demande de l’APD. Il faut accentuer la médiatisation de nos problèmes et faute de pouvoir bloquer quoi que ce soit, aller à l’essentiel : l’indépendance de notre profession par la dissociation des actes prothétiques, mais surtout par le paiement direct de la facture du laboratoire par le patient. Cette mesure fait peur, car c’est avant tout un bouleversement dans les pratiques dentaires, en France en tout cas. Les Français n’aiment pas le changement, sauf dans la continuité !!! Faut-il tolérer encore longtemps que les chirurgiens dentistes aient un intérêt financier particulier dans l’achat d’une prothèse dentaire au détriment de notre activité ? Faut ‘il tolérer encore longtemps que l’ADF et le Comident excluent de leur congrès des stands valorisant notre profession tout en acceptant volontiers les importateurs à leur table ? Faut-il tendre la joue droite ou gauche et ne rien dire ?

Le nouveau Président de l’UNPPD aura une dure tache, car il faudra bien renouer un dialogue avec les instances syndicales des chirurgiens-dentistes, mais être d’une fermeté inflexible pour la réussite d’un programme annoncé. Il y a urgence pour nombre de laboratoires en péril. Ils ne pourront attendre 23ans, eux. On a vu ces dernières années s’accentuer les courbettes de laboratoires pratiquant des tarifs en dehors de toute rentabilité, on a vu des délais se raccourcir pour certains et les vacances se prolonger pour d’autres, des revenus fondent pour les uns et progresser pour d’autres…. Certains sont prêts à apprendre le mandarin pour faciliter les échanges à sens unique avec l’empire du Milieu, et surtout pour leurs propres intérêts. Les professions dentaires méritent mieux que cet avenir promis. La pratique journalière nous en donne heureusement quelques espoirs, mais pour combien de temps encore. Nous ne voulons laisser aux jeunes qui entrent dans notre profession pour seules priorités que l’apprentissage du mandarin et des courbettes. 

JJ Miller
Président de l’APD
jjmiller@apd-asso.fr

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Edito janvier 2011

Plus que jamais.

C’est lors de l’AG de L’Association Perspectives Dentaires que nous avons appris la candidature de Pierre Yves BESSE et de Laurent MUNEROT à la Présidence de l’UNPPD dont les élections auront lieu au mois de mars 2011. L’APD ne peut que se réjouir de voir deux de ses adhérents à la candidature de la Présidence du syndicat représentatif de notre profession. Nous souhaitons que les positions et propositions de l’APD soient reprises dans leur programme. Nous serons très attentifs aux moyens qu’ils proposent pour réaliser leurs objectifs. Nous espérons dans ces élections un nouvel élan donné à notre profession. Plus que jamais nous avons besoin de dynamisme pour aller vers plus d’indépendance et de transparence dans la fourniture de nos fabrications. Plus que jamais nous devons trouver des solutions pour contrer le commerce des importations qui nuisent économiquement à nos entreprises, détruisent des emplois et découragent la formation professionnelle par alternance. Plus que jamais de nouvelles relations doivent s’organiser entre les professions dentaires, dans le respect de chaque profession, mais également au regard des droits du patients. Plus que jamais l'avenir de notre profession passera vers de nouvelles capacités professionnelles à la hauteur de nos qualifications et de nos diplômes. En 2010 l’APD a proposé le règlement de la facture du laboratoire directement par le patient. Cela correspond inéluctablement aux principes déontologiques d’une profession médicale et à l’indépendance de 2 professions intimement liées par une collaboration journalière. Révolutionner les principes et la routine tout en restant crédible, c’est notre façon de servir notre profession. Ne laissons pas l'avenir se décider sans nous.

JJ Miller
Président de l’APD
jjmiller@apd-asso.fr

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Edito décembre 2010

Fourcaderies

Le sénateur Fourcade va préconiser dans une proposition de loi déposée en 2011 certaines modifications de la loi HPST et en particulier l’abrogation de l’article 57. Il n’est pas utile de rappeler les discussions au Sénat dans lesquelles étaient intervenus Mme Bachelot, Ministre et Mr Fourcade (sénat 20 nov. 2008)
M. Jean-Pierre Fourcade. Sénateur : « Madame la ministre, mes chers collègues, il est clair que les règles posées par l’Organisation mondiale du commerce nous interdisent de voter l’amendement imposant de faire apparaître le lieu de fabrication du produit. Nous irions au-devant de graves ennuis si nous en décidions autrement. »
Mme Roselyne Bachelot Narquin Ministre
« La mention obligatoire de l’origine est contraire au droit communautaire ainsi qu’au droit international, et expose la France à des poursuites devant l’Organisation mondiale du commerce qui aboutiraient à invalider l’ensemble du dispositif. Pour pallier ces difficultés, je vous propose d’adopter le sous-amendement n° 531, qui vise à préciser l’amendement n° 429, et dont la disposition cruciale est la suppression dans le devis de la mention obligatoire du lieu de fabrication du dispositif médical. »
M. Nicolas About. Président de la commission des affaires sociales du sénat : « Je sais ce que je veux dire par là ! On m’a donc opposé que le nouvel ordre mondial du commerce interdisait une telle mesure. Renseignement pris, c’est inexact. C’est tout à fait possible ! On m’a objecté aussi l’existence de dispositions européennes qui pouvaient être gênantes. En l’occurrence, aucune d’entre elles ne pourrait nous entraver dans notre volonté de rendre public le prix d’achat. Nous sommes dans le domaine des dispositifs médicaux « sur mesure », pour lesquels le praticien, qui installe le matériel et l’adapte, n’est ni un fabricant ni un revendeur. Il est, au sens même du décret évoqué et de l’ancien code de la santé publique, un utilisateur. Le praticien va en effet utiliser ce dispositif le mieux possible ; il est tenu de l’adapter, et, à ce titre, peut bien entendu prétendre à facturer son travail.
…Mais, à partir du moment où il ne fabrique ni ne transforme – le décret est explicite –, puisqu’il adapte le produit, le praticien est utilisateur de ce matériel et ne saurait réaliser sur celui-ci un profit spécial. Il n’y a donc rien de scandaleux - nombre de professionnels nous le disent -, à faire connaître au patient le prix d’achat du matériel…. »
Le sénateur Fourcade va défendre la thèse soutenue par Mme Bachelot que l’article 57 est inapplicable par les chirurgiens-dentistes (les autres professions médicales le mettent en œuvre pourtant !) Mais qui peut dire sincèrement que la facture de la prothèse dentaire mise sur le marché n’est pas un produit fini. De même l'origine de fabrication des prothèses dentaires est bien obligatoire au regard du Décret n° 2009-482 du 28 avril 2009.
On va finir par discréditer un système médical, politique et ordinal pour collusion sur de seuls intérêts financier. C’est peut être un bien car cela ne pourra qu’aider à changer tout le système.

JJ Miller
Président de l’APD
jjmiller@apd-asso.fr

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Edito novembre 2010

Interdits d’ADF

En 1999 le congrès de l’Association Dentaire Française s’ouvrait aux prothésistes dentaires grâce à la coopération entre le Comident représentant les fournisseurs et les syndicats dentaires.
En 2010, la revue « Technologie Dentaire » est interdite de congrès après la « Revue Française des Prothésistes Dentaires » en 2009.
Pourquoi un tel ostracisme alors que le seul tort des 2 revues est d’avoir soutenu la totale transparence tarifaire des prothèses dentaires ainsi que l’origine de fabrication de celles-ci. La loi passée en juillet 2009 instaurant ces éléments, il était normal de s’exprimer sur celle-ci. Normal pour nous prothésistes dentaires, normal pour les médias, normal pour les patients consommateurs, normal pour le Conseil de la Consommation, normal pour les députés et sénateurs…
Seraient donc interdit d’ADF en 2010 pour s’être exprimés : les parlementaires About, Gay-Chavent, Bardet, Demarescaux, Masson, Autain ,Derit-Debat, Preel, Gremetz, Decool, Loncle, Jarde…. 60 millions de consommateurs, Que Choisir, l’Unaf, France 5, RTL , Paris Normandie, France Inter, Le Parisien, Votre Santé, Envoyé Spécial, L’Union, Ouest France, France 3, Le Point, le Monde, Le Figaro, Antenne 2, Europe 1, Capital, TF1, Le particulier, le Conseil de la Consommation, La Dgccrf, la Cour des Comptes… et pourquoi pas le Président de la République pour abus de pouvoir comme l’espèrent les syndicats dentaires.
Malgré tout, les organisateurs n’étaient pas seuls : tous les importateurs de prothèses dentaires destructeurs de notre profession, étaient les bienvenus, et ils sont bien venus, au congrès de l’ADF 2011. Dont acte, et au moins les choses sont claires.

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Edito octobre 2010

Sombres nuages

J’avais prévu un autre édito pour le mois d’Octobre, mais l’APD a reçu ces derniers jours des informations concernant les importations de prothèses dentaires suscitant les inquiétudes de nombreux adhérents de notre Association, non seulement de France mais également des Dom Tom.

Les publicités des importateurs envahissent tous les magazines et revues dentaires, syndicaux compris. Celles reçues par courrier sont innombrables. Elles sont payées par une « guerre des changes » : le yuan, monnaie chinoise dont le taux de change est fixé par le gouvernement serait dévalué de 25% à 40%. L’empire du milieu en passe de devenir le milieu du monde subventionne bien ses exportations par ce biais. Les multiples commerçants importateurs français s’en mettent actuellement plein les poches avec un euro fort. Nous continuons de rembourser ces prothèses.                                                                             La Cour des Comptes s’alarme de « rentes de situation » et demande des comptes.
L’ADF refuse désormais la venue de revues de prothésistes dentaires et de l’UNPPD en accueillant comme jamais les importateurs et stigmatise les quelques prothésistes qui agissent au nom de notre profession, même l’académie de chirurgie dentaire donne son avis sur les prothèses importées.
Notre profession est en danger. Nous ne pouvons plus baisser nos tarifs ni faire des remises excessives. Certains déjà ne peuvent plus payer des salaires décents à leurs employés. L’embauche est déficitaire face aux licenciements ou départs à la retraite*.
La transparence tarifaire permet aux patients et aux assureurs d’être informés du prix d’achat des prothèses, mais pas de sauver notre profession. La dissociation des actes prothétiques et le paiement de la prothèse dentaire par le patient au laboratoire permettraient de gagner quelques années et de moraliser le système. Le non remboursement des prothèses importées par les organismes sociaux devrait être notre combat le plus important. Ce n’est pas parce que le politique le juge actuellement inexécutable que nous devrions abandonner ce bon sens. Si certains se battent pour notre profession, c’est bien pour que son avenir s’éclaircisse.

JJ Miller
Président de l’APD
jjmiller@apd-asso.fr


*Chiffres officiels en France (source www.unppd.org)
De 2006 à 2009 : - 13% d’actifs en moins (salariés et non salariés)
De 2008 à 2009 : - 12% d’investissement en moins
De2006 à 2009 : - 13% d’entreprise en moins

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Edito septembre 2010

L’exception dentaire ou crever l’abcès.

La mesure « discriminatoire » consistant à avoir l’obligation d’indiquer le prix du laboratoire dans le devis fourni au patient, et ce seulement dans le secteur privé et non dans les centres de santé et centres mutualistes, revient en fait à considérer que la dissociation de l’acte prothétique existe bien lorsque le chirurgien-dentiste est un salarié. Réflexion simpliste ? Pas tant que cela. « L’exception dentaire » de non séparation des actes (acte clinique et fourniture d’un dispositif médical) est une dérogation liée, principalement en France, à la nécessité de rattrapage d’une mauvaise cotation des soins. Cela tout le monde le sait. Néanmoins, il y a tout lieu de parier que nous sommes devant une exception non légale. A y regarder de plus près, le code de déontologie médicale interdit à un médecin d’avoir un quelconque bénéfice sur un dispositif médical qu’il pose et adapte, et quelle qu’en soit la fabrication, sur mesure ou non. Le fait pour les chirurgiens-dentistes de faire payer directement la fourniture propre à la pose d’implants, et même celle qui impose des retouches significatives (piliers, faux moignons…) relève bien de la nécessité déontologique de séparation des actes.
Un arrêt de la cour de cassation stipulait en 1988 que le chirurgien dentiste intervenait comme « fournisseur d’une prothèse dentaire ». Il n’est pas anodin de faire un parallèle avec la revendication, depuis cette date, du titre de fabricant par les chirurgiens-dentistes. Délaissant l’art dentaire pour la médecine bucco-dentaire, c’est le moment propice pour clarifier les actes.
Notre profession n’a pas à subir la marchandisation mondialiste des prothèses dentaires au seul profit d’un petit groupe sans réagir. La pérennité de nos entreprises et de nos emplois sont en jeu. Demain, les empreintes numériques, les possibilités données aux assistantes dentaires d’élargir leur champ de compétence, la maitrise des dépenses de santé dentaire gérées par le secteur privé nous inquiètent tout autant. L’APD soutient que la facturation de la prothèse payée directement par le patient au laboratoire est une nécessaire moralisation du système. Qui s’en plaindrait.

 http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-81132QE.htm (parmi les dizaines d'autres QE. à ce sujet) )

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-11877QE.htm ( lire la réponse de Mme la Ministre de la santé)

JJ Miller
Président de l’APD
jjmiller@apd-asso.fr

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Edito Aout 2010

La nécessaire nomenclature des fabrications prothétiques.


En 1972, j’ai créé mon laboratoire et adhéré à l’UNPPD. Il me fut remis un tarif indicatif lié à une codification ou nomenclature de toutes les fabrications, pratique qui se faisait alors dans de nombreux laboratoires… qui n’appliquaient d’ailleurs pas forcément la tarification suggérée. L’indication de tarif par un syndicat fut prohibée quelque temps après sous le prétexte de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence. Avec l’apparition de l’article 57 de la loi HPST et l’hypothèse d’un choix du laboratoire par le patient (hypothèse de travail) il serait nécessaire qu’une unique nomenclature soit mise en place. C’est surtout dans le domaine de l’implantologie et de la CFAO que la demande se fait sentir. Ces nomenclatures existent mais il serait intéressant de les mettre à jour et de les uniformiser. Rien n’interdit de penser que les mutuelles et assurances complémentaires ne prendront pas en compte, un jour, ces données. Une dissociation de l’acte prothétique dans une convention dentaire ne semblant plus utopique.

JJ Miller
Président de l’APD

jjmiller@apd-asso.fr

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Edito juin 2010

Divers faits.

La FIPPDENTAIRE prend vie. C’est les 8 et 9 avril 2011 Au Mans que se tiendront les 1ères Universités de la prothèse dentaire. Evènement unitaire incontournable pour ceux qui veulent élever notre profession au rang qu’elle mérite et la valorisation de nos fabrications par une autre communication. Prothésistes, Chirurgiens-Dentistes, consommateurs, médecins, fournisseurs et fabricants… Tous ensemble pour vanter le meilleur de nos fabrications.

Laboscope "OUT" : l’APD, PDF INFO et Technologie Dentaire (RFPD était on ne sait où !) avaient dénoncés une nouvelle revue dont les intentions n’étaient pas très clairs, en tout cas pour notre profession, tous comme ses rédacteurs. Nos efforts n’ont pas été vains, malgré les lettres d’Avocat et tentative de procès en diffamation. Merci à tous ceux qui nous ont soutenus.

La Chambre Syndicale des Prothésistes Dentaires de la région parisienne (CSPD) après 12 ans de « gestion » assurée par l’UNPPD est redevenue indépendante depuis le 23 juin 2010 par l’élection d’un nouveau bureau. Absente de toute action syndicale depuis plus d’une décennie, la CSPD redeviendra t’elle le plus important syndicat de France ?

Le World Dental Forum aura lieu à Macao (Chine) en octobre 2010.C’est la première fois que des laboratoires internationaux, sous l’égide de Labocast, s’unissent pour faire découvrir aux chirurgiens-dentistes un laboratoire de 15 000 m2 dans lequel sont assemblées ( à la chaine)les prothèses dentaires. Ce sera nous l’espérons l’occasion de réaffirmer que les chirurgiens dentistes ont un intérêt particulier dans l’achat de prothèses dentaires (remboursées par des organismes sociaux) Il n’est pas évident que cela soit en accord avec la déontologie médicale française. C’est pour cela que les instances syndicales et ordinales se démènent tant pour éviter que soit mise en application la loi HPST.

JJ Miller
Président de l’APD

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Edito Avril 2010

« Le tout dissociable »

Le législateur et le Conseil constitutionnel ont validé la dissociation de l’acte prothétique dentaire en séparant dans le devis obligatoirement fourni au patient, le prix d’achat de la prothèse dentaire tel qu’il devrait figurer dans la facture du laboratoire de l’acte clinique du praticien. Le « deal » conclut conventionnellement avec la Sécurité Sociale : tarif minimum des soins et rattrapage sur les prothèses dentaires se termine. Comment répondre à ces nouvelles données plus conforme à la médecine bucco dentaire qui remplace l’Art dentaire en adéquation aux pratiques chirurgicales et biologiques actuelles et futures de la discipline.
L’Association Perspectives Dentaires propose que la facture du prothésiste dentaire soit payée directement par le patient au laboratoire. Le chirurgien –dentiste présenterait une note d’honoraire correspondant à ses actes, tous ses actes et seulement à ses actes, cliniques et professionnels.
Il n’est pas très difficile de calculer un temps minutes pour chaque acte et d’y ajouter la nature de tous ses frais. Déterminer la hauteur à laquelle on estime sa rémunération n’est pas de nos compétences, mais je n’en vois pas d’infaisabilité, sinon que le secteur des assurances et mutuelles santé est prêt à diriger un système de moins en moins libéral. La télétransmission, le paiement par carte ou virement n’est pas utopique pour le laboratoire.
Toute supposée guerre des prothèses dentaires cesserait faute de combattants, la suspicion entourant l’argent dentaire s’arrêterait. Par exemple, le praticien expliquerait au patient que son travail est identique pour une prothèse fabriquée en France et celle importée, donc ses honoraires identiques, et le patient aurait le choix de payer les quelques dizaines euros de plus pour une prothèse de proximité ou une autre plus destructrice d’emploi, de richesse, d’innovation et de planète. Ce sera son choix, guidé par le dentiste, mais aussi, s’il le désire, par le fabricant de sa prothèse. Une règle du jeu serait enfin instaurée en matière de concurrence, imparfaite certes, mais souhaitable par la majorité des acteurs concernés.
Je ne suis pas entièrement certain que cela plaise aux tenant d’un système obsolète et que les prothésistes dentaires seront tous gagnants, mais ce dont je suis certain c’est que l’avenir de nos 2 professions passera par là. Alors pourquoi ne pas commencer maintenant ?


JJ Miller
Président de l’APD

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Février 2010

Pourquoi on ne devient plus crédible :

On ne peut se plaindre de la concurrence déloyale et tapageuse des délocalisations des soins dentaires (UE ou hors UE) et en même temps insérer dans les revues syndicales dentaires des publicités souvent mensongères d’importateurs en France de prothèses à bas prix et de qualité médiocre.
On ne peut revendiquer, à juste titre, une appartenance médicale et refuser de dissocier acte clinique et fourniture de DMSM comme l’impose désormais le code de déontologie des autres professions médicales.
On ne peut prétendre au titre de fabricant (conseil de l’ordre à Bruxelles) dans le seul but de rendre indissociable l’acte clinique et la fourniture d’un dispositif médical, fusse t’il sur mesure.
On ne peut refuser d’appliquer la Loi (article L1111-3 loi HPST) de transparence tarifaire* et ne pas en subir les conséquences médiatiques et autres y découlant.
On ne peut revendiquer d’être le seul responsable de la qualité des prothèses dentaires et se taire sur les fraudes constatées concernant des prothèses importées
On ne peut pas plus parler au nom des patients que ceux qui les représentent au sein du CNC
On ne peut se plaindre que la presse parle de bénéfices accentués sur les prothèses importées et en même temps leur faire une publicité remarquée à l’ADF et sur ses plaquettes.
On ne peut accuser les journalistes de déformer la réalité et ne pas avoir voulu tenir compte de tous les rapports et avis sur la profession dentaire (rapport COME, avis du CNC, rapport Farago, Cour des comptes, amendement Evin…) depuis 15ans.
On ne peut dire que l’on a été trompé sur les dentifrices (marquage CE) toxiques fabriqués en Chine et dire que la sécurité sanitaire des prothèses dentaires est sans problèmes, alors qu’il n’y a aucun contrôle de celles-ci.
On peut s’étonner d’être la cible des journalistes, du gouvernement, des mutuelles santé, mais à y réfléchir…..

JJ Miller
Président de l’APD

* " Tout comme l’ensemble de la profession, l’Ordre national des chirurgiens-dentistes, est fermement opposé à cette disposition d’information tarifaire, portant sur l’ensemble des dispositifs médicaux, excessive et sans précédent. Il continuera à œuvrer afin que la rédaction des textes d’application de cette mesure inutile pour les patients (c’est l’acte médical global qui compte et non pas le coût d’achat de la prothèse), injuste et désastreuse pour notre image, reviennent à un peu plus de sagesse et de mesure...." 9/12/2009

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Janvier 2010

La marchandisation de la santé dentaire et notre avenir.

Certaines revues dentaires ne refusant nullement les publicités des laboratoires d’importation de prothèses dentaires se sont fait les chantres du dentaire ultra libéral dans un exercice basé principalement sur la recherche du profit et de la rentabilité. Les coachs dentaires participent activement à ces revues avec des règles de rentabilité très dures et une approche « globale du patient ». Cela ne répond pas forcément au besoin du patient, de ses moyens financiers, voire de ses capacités de compréhension. Quant aux principes déontologiques, les responsables dentaires semblent s’en accommoder. Cette pratique n’est pas majoritaire mais fait de plus en plus d’adeptes.
Une autre approche serait de faire intervenir dans le système dentaire français des hygiénistes, des assistantes et des prothésistes. Si les premiers sont parfois vus d’un bon œil par certains praticiens, les derniers que nous sommes sont exclus de toute réflexion. La délégation d’exercice interviendra à l’avenir par manque d’offre de soins dentaires pour des raisons démographiques, géographiques, de tropisme urbain ou climatique, et de féminisation de la profession dentaire. Nous en percevons déjà les effets aujourd’hui. Le fait de ne pas faire de prothèses dentaires condamne aujourd’hui le cabinet dentaire à une mort économique et constitue un mur empêchant toute réflexion quant à l’intégration des prothésistes dans un système adapté aux nécessités de demain. Avec des diplômes correspondant aux capacités qui devraient être les nôtres, une partie de notre profession pourrait intervenir plus près des patients, là où la demande commence à n’être plus satisfaite.
Mais on parle là d’avenir… bien loin de la marchandisation actuelle de la santé dentaire.

JJ Miller
Président de l’APD

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Décembre 2009

Au nom de tous les miens

2009 « Annus horribilis* » disent les syndicats dentaires unis autour du Conseil de l’Ordre des Chirurgiens –Dentistes. Refus de soins, hygiène des cabinets dentaires, sécurité sanitaire, manque de transparence…les sujets furent si nombreux et médiatisés que la profession dentaire n’en revient pas encore. . . Pourtant, la transparence tarifaire que l’Ordre indique comme une décision qui va apporter de la suspicion au regard de leur profession est de toute autre nature. Ce coup de mistral va au contraire crédibiliser l’acte clinique du praticien qui est sa raison d’être. Responsabiliser le patient en lui laissant le choix, même s’il sera forcément guidé, sera le premier devoir du Dentiste. Quand on lui laisse le choix, le consommateur ne se précipite pas forcément pour acheter son pain ou sa viande au supermarché. Notre profession en sera aussi valorisée si on lui donne le statut que nous réclamons.

Pour cela, après 10ans d’une présidence catastrophique, l’UNPPD a engagé une réforme importante et nécessaire des diplômes, première étape. La seconde serait de marginaliser et de réglementer les importations de prothèses dentaires dont l’utilité profitant à quelques affairistes est loin du domaine de santé publique et de réduction des coûts prothétiques vantée par une clique de personnages en psychanalyse. L’APD et l’UNPPD Normandie après avoir réalisé une étude de faisabilité concernant une charte qualité fabrication française se sont rapprochés de l’UNPPD pour offrir cette image à toute notre profession. Nous souhaiterions aboutir le plus rapidement possible sur un sujet intéressant aussi bien les patients que nos clients Chirurgiens-Dentistes. Enfin, l’APD pense que le paiement de la facture par le patient directement au laboratoire par une nomenclature appropriée et dissociée de l’acte global serait l’étape indispensable à une meilleure gestion de nos laboratoires. Cette opinion est partagée au vu d’un sondage APD par plus de 60 % de nos confrères.

Je voudrais terminer ce dernier édito de 2009 en rendant un hommage à tous les miens que sont ces hommes invisibles, mes confrères, ceux qui chaque jour ne comptent plus leurs heures de travail, qui s’adaptent à l’exercice, parfois difficile, de la collaboration avec leur clientèle, et qui aspirent à de meilleures conditions d’exercice. Je veux rendre hommage à PY Besse, en premier, et à Maurice Dauvois qui ont fait un fabuleux travail en 2009, à Alain Guillaume qui s’est immiscé à bon escient et au bon moment dans le débat, et à tous ceux qui nous ont facilité ce travail.

JJ Miller
Président de l’APD ( jjmiller@apd-asso.fr)


(« *Année horrible », en latin

P.S. Enfin, il serait injuste de ne pas remercier la majorité de nos clients Chirurgiens-dentistes ou stomatologistes qui dans l’exercice quotidien entretiennent une relation fidèle et sincère de collaboration avec nos laboratoires qui sont aussi le gage de la stabilité de notre personnel et de la formation professionnelle .

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Novembre 2009

A chacun son métier, à chacun sa facture.

L’article L.111-3 du code de santé publique vient d’introduire la séparation de l’acte prothétique en matière tarifaire, le Décret n° 2009-482 applicable en mars 2010 confirme notre rôle de fabricant dans l’information du patient. Il apparaît simultanément important de réfléchir sur la notion de facture séparée, voire d’un paiement directement du patient au laboratoire.
A lire les derniers écrits des représentants syndicaux et ordinaux de la profession dentaire concernant la transparence tarifaire l’argument le plus pertinent est celui employé par le Président de la CNSD : « cela va créer de la suspicion »
En fait, si les journalistes et certains parlementaires ont animé les débats, c’est bien que la suspicion était là : une mauvaise impression sans preuves réelles.
Comment dès lors apporter de la crédibilité aux accusations de toutes sortes.
Une évidence s’impose : la facturation séparée entre l’acte clinique et la fourniture du dispositif médical sur mesure. (La loi ne le stipule pas. Elle parle d’information et de devis donnés au patient.)                                                    
La faisabilité est possible : certaines conventions dentaires en ont fait l’étude, et d’autres pays de l’UE ont montré la voie depuis quelques temps déjà.
Juridiquement, le Chirurgien-dentiste intervient en « qualité de fournisseur de prothèse » (CA Metz 2001), et le Conseil d’Etat (mars 1973) énonçait : « La fabrication du dispositif de prothèse ne relève pas de l’Art dentaire »
On ne comprend pas forcément la nécessité pour les chirurgiens-dentistes de globaliser dans une facture sensée comprendre des actes relevant de l’art dentaire, le coût d’une prothèse dont la fabrication n’en relève pas. La « nomenclature des actes professionnels » dépend d’un simple arrêté mis en œuvre pour une convention nationale.
Pourquoi dès lors ne pas envisager le paiement de la facture du laboratoire par le patient avec toutes les informations utiles correspondantes au code de santé publique. On peut penser que les organismes sociaux n’y seraient pas forcément opposés, et de plus en plus de Chirurgiens-Dentistes y sont favorables.
Comment ne pas envisager pour le laboratoire un règlement d’acompte, une tva à 5,5% (prothèses inscrites au TIPS), les frais de livraison ajustés au service, une transmission informatisée des données et des paiements…
Développer ce concept ne nuirait pas aux relations entre laboratoire, praticien et patient car nous irions vers des choix qualitatifs en toute transparence.
L’Association Perspectives Dentaires a fait étudier le concept par son avocat (Maître Nicolas Message) en 2005. Les quelques oppositions de certains confrères sont recevables car elles correspondent à leurs habitudes, mais pas à l’évolution du système dentaire. Si l’APD a vu le jour c’est bien pour penser autrement.

Bernard Soumier
Vice-président de l’APD   ( bsoumier@apd-asso.fr)
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Septembre 2009

"Protilab" : Un cas d'école.

La Campagne médiatique ‘’anti-importation’’ ferait 50% de mécontents selon un sondage publié dans Technologie Dentaire de (juillet/Aout 2009).
Qui sont ces mécontents ?
En dehors de quelques intermittents syndicaux en mal de vedettariat recalés au casting, je n’imaginais pas que des prothésistes dentaires français puissent l’être et déclarer : « cela va nous obliger à répondre à des obligations règlementaires et en particulier de traçabilité !! »
Etonnant ? Pas tellement.
Ce sondage met en évidence ce que nous disons depuis des années. Le mal de notre profession vient avant tout de nous, les Chirurgiens-dentistes ne profitant que de nos faiblesses. Le Manifeste de l’APD le mettait en évidence et préconisait des solutions à mettre en œuvre.

Faut-il aller à l’ADF comme certains vont à Canossa alors qu’un laboratoire d’importation (Protilab) a été surpris en flagrant délit de tromperie sur la marchandise en faisant de fausses déclarations de conformité (Que choisir mai 09). Des couronnes vendues comme CO-CR étaient tout simplement faites en NI-CR, avec une teneur en nickel hautement allergisante. L’APD a effectué une déclaration de Matériovigilance et suggère aux autorités françaises que tous les patients susceptibles d’avoir été trompés soient avertis par courrier au frais du laboratoire d’importation. C’est l’occasion unique de tester si la traçabilité est bien appliquée dans notre profession. Il est à douter qu’une quelconque action soit entreprise par le Conseil de l’Ordre des Chirurgiens dentistes, tout comme il est à douter que les chirurgiens dentistes impliqués dans cette fraude souhaitent faire face à leurs obligations.

Si rien n’est fait dans ce cas d’école, nous désespérerions du bien fondé d’une règlementation qui nous impose des droits et devoirs lorsque d’autres acteurs s’en ficheraient.
Ce serait donner raison à nos 50% de prothésistes dentaires mécontents et à leur raisons.
A ma connaissance le laboratoire Protilab exposera à l’ADF en novembre 2009, les organisateurs n’ayant rien trouvé de scandaleux aux tromperies de ce laboratoire.
L’APD dénonce vigoureusement ce scandale du à des prothèses importées hors UE et dénonce l’attitude de tous ceux qui savent en ne disant mot, voire démentent encore une quelconque intoxication médiatique.
Il serait de l’honneur de toute notre profession de ne pas accepter l’inacceptable… et de le faire savoir.
Je n’irai pas à l’ADF en 2009.En doutiez-vous ?

Jean-Jacques Miller
Président de l’APD ( jjmiller@apd-asso.fr)
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Juillet 2009
2009, l’année de tous les espoirs ?

Nous avons vu, en tout cas nous l’avons lu et su, les syndicats dentaires et leur Conseil de L’Ordre associé, ont fait corps pour que tous les amendements concernant la transparence tarifaire des prothèses dentaires ne puissent être votés par les parlementaires. Ils n’y sont pas parvenus cette fois et ont avoué leur déception, mais n’ont sûrement pas cessé le combat pour que les décrets d’application gardent encore une part d’opacité.
C’est pour nous Prothésistes Dentaires l’occasion d’être rassemblés afin d’œuvrer pour que ces décrets donnent enfin une règle du jeu dont ne sortent pas gagnant les mêmes acteurs. Nous ne sommes pas les seuls à tenir à ces décrets. Mutuelles santé et assureurs complémentaires y tiennent particulièrement, mais pas pour les mêmes raisons que nous. Soyons réalistes.
L’avenir pour notre profession est d’acquérir de nouveaux diplômes plus conformes à notre activité et débouchant sur un statut professionnel. Le nouveau Président de l’UNPPD en a pris conscience après les Présidences désastreuses de son prédécesseur. Une véritable dissociation de l’acte prothétique, une nouvelle nomenclature dentaire et pourquoi pas des agréments pour les laboratoires de prothèses dentaires sont nos axes de réflexion.
L’APD consciente des méfaits des importations sur notre secteur ne cesse de les dénoncer tous azimuts. Cela ne suffit pas, mais c’est aussi ce qui a motivé les consommateurs au sein du Conseil National de la Consommation, les journalistes dans leurs reportages, et les parlementaires dans leur vote. L’ADF, dans son pré-programme, face à l’édito rempli des certitudes de ceux qui voyagent loin du quotidien où s’aligne une publicité pour un laboratoire d’importation (dont la qualité a été mise à mal par l’enquête de « Que Choisir ») est l’exemple même de ceux qui n’ont toujours rien compris.

Et si l’année 2009, malgré une crise économique et concurrentielle qui touche nombre de laboratoires, était l’année de tous les espoirs ?

Jean-Jacques MILLER
Président de l’APD

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Juin 2009

Vrais doutes et vraies vérités

Que choisir (mai 2009) « Des couronnes pas si royales » : A t’on bien lu l’article ? Concernant les critères de notation on a retenu le plomb dans les prothèses dentaires alors qu’il n’y a aucune norme à ce sujet. Il semblerait que les alliages utilisés soient bien au marquage CE. Si l’on avait pris comme référence l’analyse du Nickel dont la littérature scientifique est très abondante en précaution d’emploi pour l’utilisateur et risque allergisant pour le patient, le classement aurait été autre.. Mais a t’on seulement noté que la déclaration de conformité de la prothèse Eco+ de PROTILAB est carrément fausse et mensongère puisqu’il s’agit de nickel chrome et non de cobalt chrome. Cela s'appelle tromperie sur la marchandise. Attention si le patient est allergique au Nickel !!! « Votre partenaire confiance » « c’est plutôt partenaire douteux » ? Que dire du laboratoire AM Céram qui certifie que ses travaux sont réalisés en France (à 39,90€) alors qu’un bon d’expédition correspond à une fabrication Marocaine !!! SMILE 2 YOU fabrication Chine : c’est un désastre sur toute la ligne, qualité de fabrication et traçabilité fantaisiste. Quant à LABOCAST et sa « qualité sans frontière » la gamme confiance n’a pas dépassé la frontière de Madagascar en terme de qualité. C’est plutôt la gamme « doute sans frontière »
Quant au Président du Conseil de l’Ordre des Chirurgiens Dentiste, il continue d’assurer qu’ « il n’y a pas de problème avec les prothèses importées… » dans ce même numéro de Que Choisir.
En terme de Matériovigilance, il ya aurait de la part des Chirurgiens-Dentistes qui ont mis en bouche des prothèses dentaires importées de ces laboratoires, lieu à déclaration obligatoire.
Au moins, c’est écrit ici (et nul part ailleurs !).

Jean jacques MILLER
Président de l’APD


Mai 2009

" Envoyé spécial"   France 2 , février 2009

 4 600 000 téléspectateurs en prime time.
Jamais on n’aura parlé de prothèses dentaires devant tant de monde.
A revoir attentivement l’émission nous découvrons les éléments qui mettent en cause certaines pratiques propres aux importations et donc aux demandes tarifaires les plus basses et leurs conséquences, sans oublier ceux qui profitent du système. Les analyses métallurgiques d’André Belhouli sont pertinentes et le marquage CE peut être bidon tout comme les alliages mis en œuvre. Caméra cachée chez un Chirurgien-dentiste qui ment sur la provenance de la prothèse dentaire et des laboratoires moins glorieux à se produire face à l’objectif d’ «envoyé spécial » que devant leur stand à l’ADF. Pas forcément la même clientèle !!! RFPD déplore que les problèmes de notre profession n’aient été plus mis en exergue et la rédaction a été plus diserte avant l’émission qu’après. Pour cette émission des heures et des heures de tournage ont été effectuées, et j’en ai aussi été le témoin. Le choix des réalisateurs ne nous est pas défavorable loin de là car c’est aussi un regard sur notre profession. Les demandes de traçabilité, voire de fabrication française ont fortement augmentés à la suite du reportage. De nombreux patients ont été sensibilisés par l'émission.

Jean jacques MILLER
Président de l’APD

P.S. Si PY Besse, Président de l’UPPD Normandie (voir les vidéo : http://www.pdf-info.com/page917.html) fut omniprésent et à l’initiative des nombreux reportages et interview, n’oublions pas Alain Guillaume de Technologie Dentaire et Maurice Dauvois Président de l’UNPPD qui sont intervenus sur les médias ces derniers mois en défendant également notre profession.

Avril 2009

« Pourquoi La Ministre de la Santé peut affirmer…. »
   Paroles d’expert *

Pourquoi La Ministre de la Santé peut affirmer que la sécurité sanitaire des prothèses dentaires ne pose aucun problème. Il n'y a pas de dommage corporel causé aux patients, aux utilisateurs et à un tiers… et pour cause, les déclarations obligatoires ne sont pas transmises à l'AFSSAPS.
"Il n'y a pas à ce jour de problèmes sanitaires avérés, pas d'incidents graves signalés", a souligné Jean-Claude Ghislain, directeur de l'évaluation des dispositifs médicaux de l'Afssaps, au cours d'un point presse du 10 février 2009.

Et pourtant : Le rapport annuel du conseil médical du Sou Médical relève 1051 déclarations de sinistre en 2007 concernant les travaux dentaires.
L’analyse de ce dossier indique que sur 547 litiges prothétiques relevés, 405 portaient sur la réalisation de prothèses scellées inadaptées, inesthétiques ou fracturées, déposées en raison de soins sous-jacents défectueux…. Restent 142 dossiers. En implantologie 27 litiges portaient exclusivement sur les prothèses sur implants : inadaptation, esthétique, fracture de bridges, fractures de partie céramique, problèmes avec les prothèses amovibles sur implants…par ailleurs 20 déclarations de litiges ont mis en cause à la fois la phase chirurgicale et la réalisation prothétique.
« Une légère hausse des déclarations aux assurances par rapport à 2006… ne peut toutefois pas être imputée à la qualité des soins prodigués, mais bien davantage à l’exigence croissante des patients » déclarent les instances dentaires Ouf !!
Attention il ne s’agit pas de faire un amalgame entre litige judiciaire et Matériovigilance, ni d’anticiper sur ce qui est effectivement recevable, ou non.
Contrairement à l’exercice en milieu hospitalier, et particulièrement là ou la réintervention nécessite une anesthésie générale, l’exercice libéral permet de prendre une certaine liberté avec la loi. Il ne s’agit aucunement de culpabiliser ou de montrer du doigt la profession dentaire dans son ensemble qui a en face d’elle des patients de plus en plus procéduriers, mais de pointer un aspect législatif non appliqué concernant les déclarations obligatoires devant être faites par le praticien, l’utilisateur, la fabricant ou un tiers .

Mon sentiment est néanmoins que nombre de déclarations ne sont pas transmises à l’AFSSAPS mais seulement aux assureurs, et qu’un dentiste qui a mis en service un dispositif qu’il a prescrit auprès d’un laboratoire dentaire aurait parfois quelques difficultés à expliquer ses choix, même si c’est le dispositif médical mis sur le marché par le fabricant qui est sujet à déclaration et non pas l’acte clinique…. Mais comme le laboratoire refait tout gratuitement…
L’opacité sur l’origine de fabrication et le coût des prothèses dentaires, la facture et la traçabilité délivrées au patient forment un ensemble qu’il est désormais temps de dissocier. Les pouvoirs publics, les patients, l’AFSSAPS, les assurances et le législateur y verraient plus clair. Cela dépend d’un décret ministériel et de rien d’autre.

Jean jacques MILLER
Président de l’APD

*JJ Miller Prothésiste Dentaire a été nommé expert à la sous-commission 3 (chirurgie orthopédique, maxillo-faciale et oto-rhino, esthétique et reconstructrice, stomatologique et dentaire) de Matériovigilance par arrêté ministériel en 1998 et sa candidature renouvelée jusqu’en 2006. Il est le seul Prothésiste Dentaire à avoir occupé cette fonction à ce jour.


    Mars 2009

"Dento- Prothésiste "

Après avoir adopté le " Manifeste de l’APD " et avoir largement contribué à la rédaction de la motion de clôture des Etats Généraux de Deauville, nous avons demandé à Michel Cavaillez ( SG de l'APD) de nous donner son avis sur l’augmentation de nos capacités professionnelles au service des patients sans entraver celles des praticiens prescripteurs. Exercice difficile dont nous vous livrons la première étude.
Nous y faisons référence à une formation non obligatoire, mais nous y retrouvons aussi la régularisation d’actes techniques que certains Prothésistes Dentaires pratiquent journellement sur demande de leurs praticiens. Pourquoi donc dans ce cas, ne pas régulariser une situation qui donne satisfaction à notre clientèle et entériner notre principal atout face aux délocalisations de fabrication : celui du service de proximité.
Nous connaissons les objections des syndicats dentaires et de l’Ordre des Chirurgiens –Dentistes. Demain ce ne seront pas les mêmes conditions d’exercice auxquelles nous aurons à faire.
« Imaginons notre profession demain » cela reste notre slogan et c’est toujours d’actualité.

JJ Miller
Président de l’APD

                                                                                                                      

Février 2009

« La vérité est comme le froid, cela fait mal aux dents malades »          (Nicolae Iorga)

Dans la Grèce antique, il était une procédure en usage à Athènes qui permettait aux membres de l’ecclésia de bannir pour dix ans un homme politique dont ils redoutaient la puissance ou l’ambition.
Cela s’appelait l’ostracisme….
Le Président Corsi, l’ayant appliqué à mon égard et à celui de la Chambre Syndicale des Prothésistes Dentaires de la Région Parisienne (CSPD) j’éprouve quelque sympathie pour PY Besse, Président de la Région Normandie qui a subit le même traitement de la part de l’UNPPD. Non seulement parce que comme moi il a dénoncé les malhonnêtetés foncières et condamnables du syndicat représentatif de notre profession, mais aussi parce que par son dynamisme il a su attirer vers lui des jeunes prothésistes dentaires qui sont l’avenir de notre profession. Comment ne pas mettre en parallèle la dernière Assemblée Générale de l’UNPPD réunissant quelques adeptes des réunions restreintes et les Etats Généraux de la prothèse dentaire à Deauville en janvier 2009 dont le succès a été prouvé par la présence de nombreuses personnalités pouvant aider notre profession, par des conférenciers de talent, des sponsors avisés, et surtout une motion de clôture donnant de l’ambition à notre profession. Comment en faire fi ?
Le nombre de participants venus de nombreux départements en étant la cerise sur le gâteau.
Absente de cette manifestation la revue RFPD, absente dans cette revue toute évocation à la manifestation unitaire, absente sur le site ou dans la newsletter la motion de clôture…Nous reconnaissons bien là les signes d’un syndicat replié sur lui-même, sclérosé, sans ouverture possible malgré les dires ambigus de son Président.
Alors que le Président du Syndicat de Normandie continue ses efforts de lobbying auprès de tous les députés et sénateurs, qu’il est reçu dans les ministères, auprès de l’APCM et des syndicats d’artisans, de mutuelles complémentaires santé, qu’il s’est déplacé avec une équipe de télévision sur les lieux de fabrication de certaines prothèses dentaires importées en France, qu’il continu d’assurer financièrement les frais que tout cela occasionne, qu’il a créé PDF-INFO pour en faire une référence dans notre profession, nous voyons perdurer au sein de l’UNPPD les systèmes réducteurs dans lesquels sont catégorisés, classés, comptés, les fourmis et les cigales, les bons et les méchants, les renégats et les vertueux, vieilles habitudes….
C’est pour toutes ces raisons que nous devons aider par tous les moyens PY Besse, Président de UPPD Normandie dans ses actions pour que cette dynamique perdure.


JJ Miller
Président de l’APD

Après la Chine et la Thaïlande, voilà Madagascar  ( principaux pays exportateurs de prothèses dentaires ) sujet à des manifestations contre le pouvoir politique demandant plus de démocratie et d’avancées sociales.
En France les syndicats dentaires et le Conseil de l’Ordre des Chirurgiens-dentistes  militent pour un système libéral imparfait certes, mais loin de ces pays exportateurs de prothèses dentaires dont aucun ne désire louer les bienfaits… si ce n’est celui de leur octroyer les DMSM à bas coûts. "Vive la Mondialisation" ne cessent de répéter ceux qui profitent de ce commerce, et d’aucuns de défendre la production française et son service de proximité. Voilà pourquoi nous nous devons, nous Prothésistes Dentaires Français dénoncer l’attitude méprisable des responsables dentaires notamment au sein de l’ADF à laquelle participe l’UNPPD. Nous avons le droit de défendre notre métier, nos employés et leur avenir, et de dénoncer les effets pervers d'un système qui ne profite nullement aux patients.
Devrions-nous sacrifier notre profession au nom de quelle morale, au nom de quel commerce, au nom de quels commerçants ?


 Décembre 2008

« Comptes de Noël »

Du Figaro au Monde, De TF1 à Antenne2, de FR3 à France5, de Que choisir à Europe1 en passant par Capital et le Canard Enchainé…. Les médias ont au cours du dernier trimestre 2008 mis l’accent sur la problématique des prothèses dentaires importées tant du point de vue sanitaire, qu’économique. Montrés du doigt, les Chirurgiens –Dentistes qui achètent ces prothèses importées (en le sachant très bien par l’intermédiaire d’un prix très bas) ont réagi par un communiqué signé unanimement par tous les syndicats dentaires : « la vérité ».
Assumant sur le papier toutes les responsabilités et garanties que leur confèrent leurs diplômes et la bénédiction de leur Conseil de l’Ordre, ils oublient simplement de signaler qu’ils achètent une prothèse dentaire finie dont ils n’ont aucune maitrise sur la fabrication, tout comme l’importateur d’ailleurs. Voulant aller au moins disant, l’UFSB dirigée par l’omni présent Dr Hescot a pourtant diffusé des dentifrices fabriqués en Chine retirés du marché par l’AFSSAPS : sur le papier tout était parfait.
Ce n’est pas forcément la sécurité sanitaire des importations qui devrait attirer l’attention de notre profession, mais l’attitude unanime de la représentation dentaire à banaliser les importations de prothèses, voire parfois à les encourager.
Dans les différentes interviews, aucun dirigeant de syndicats dentaires, du Conseil de l’Ordre ou de l’ADF n’ont défendu nos laboratoires de prothèses dentaires français, certains même considérant la mondialisation comme un bienfait pour le patient. Pourquoi ?
L’optimisme de beaucoup de chirurgiens dentistes vient d’un fond de réserve propre à une clientèle fidèle, voire de bénéfices qui peuvent diminuer quelque peu sans trop entraver leur niveau de vie. Les prothèses importées sont leur soupape de sécurité si la dégradation économique continue en attendant un redémarrage ultérieur. Les bénéfices qu’ils peuvent escompter en achetant hors UE ne sont pas négligeables et chacun peut faire son calcul.
Voila comment en temps de crise, certains peuvent mieux s’en sortir que d’autres.
Le facteur décisif de profit pour un cabinet dentaire étant celui réalisé sur les prothèses dentaires, l’acte commercial de son achat conditionne une part de gestion du cabinet dentaire. L’argument « CMU » est quelque peu bidon et non opposable à la réalité.
Certains chirurgiens –dentistes en profitent d’ailleurs pour faire des bénéfices supplémentaires en achetant des prothèses importées ou pour travailler moins.
Ceci est une insulte à notre profession, à notre clientèle fidèle et aux patients.
Optimiste par nature, je deviens pessimiste pour notre profession si rien n’est fait dans les toutes prochaines années, car ceux qui auront goûté aux prothèses dentaires importées ne reviendront pas en arrière. Nous devons faire la révolution dans notre profession par de nouveaux diplômes, une formation supérieure et l’affirmation que nous devons exister, non pas en fournisseurs de prothèses dentaires, mais en tant que Prothésiste Dentaire à part entière dans le système de soins français.
C’est à ce titre que notre profession aura un avenir ou n’en aura pas.

JJ Miller
Président de l’APD


Novembre 2008


Quand le Conseil de l’Ordre des Chirurgiens –Dentistes s’égare.

Alors que les effets pervers de la mondialisation se font sentir dans notre économie, les instances dentaires ne disent mots sur les importations de prothèses dentaires hors UE, les encourageant même en acceptant toutes leurs publicités dans leurs revues. Quand les journalistes s’en mêlent, ils se considèrent attaqués sans raisons, et se demandent à qui cela profite. Pourtant le rapport COME diligenté en 1999 par ces mêmes instances était prémonitoire.( voir édito APD oct. 2008)

Quand le Conseil de l’Ordre Français se déplace au sein de l’UE à Bruxelles en octobre 2008 c’est pour affirmer que «… les Chirurgiens- dentistes doivent être considérés comme fabricants des prothèses dentaires. Le Chirurgien-dentiste est le seul responsable de la conception, de la fabrication etc.…) Voulant se mêler de la directive 93/42 qui ne concerne pas les professions médicales, le Conseil de l’Ordre affirme la défense corporatiste des dérives commerciales que leur reprochent les patients consommateurs dans les instances représentatives.

S’occupant du droit des patients lors de cette même réunion, Le Conseil de l’Ordre semble oublier que la Conseil Nationale de la Consommation(CNC) a donné des avis en 1994, réitéré en 2008, concernant ces mêmes patients. Mais en fait c’était sur la transparence tarifaire et non sur « les effets négatifs de la mobilité des patients » exposé par l’Ordre à Bruxelles .Un simple oubli.

C’est peut être avec justesse que le même Conseil de l’Ordre est auditionné pour l’obtention d’un statut de professionnelles de santé pour les assistantes dentaires. Prendre des empreintes, bientôt numériques, faire de l’orthodontie, de la prise d’occlusion, s’occuper du blanchiement et d’autres actes observés actuellement chez les assistantes dentaires …., est d’un apport non négligeable dans leur exercice et bien moins « risqué » que s’ils étaient réalisés par des Prothésistes Dentaires compétents…. Si un jour ces mêmes Prothésistes le devenaient !!!

Les Chirurgiens-Dentistes étant les seuls fabricants de prothèses dentaire, aucune dissociation de l’acte prothétique ne serait possible, donc pas de facture séparée. Le tour est joué et tant pis pour le droit des patients.
Seul exception en Europe, Le Conseil de L'Ordre  Français veille à la défense professionnelle corporative auprès des pouvoirs publics, parfois jusqu’à l’absurde.



Claude Message
Trésorier de l’APD

 Octobre 2008

La fracture de la facture

Jean Claude Sailly, membre du haut comité de la santé publique, économiste et Président du comité scientifique du Come (organisme crée par l’ADF et la CNSD) écrivait dans le bulletin de l’Ordre des Chirurgiens dentistes en 1995 après avoir audité tout le secteur dentaire et ses partenaires : «  une profession qui revendique le monopole de la prothèse  et refuse la transparence des tarifs court le plus grand risque » .. « et si l’on continue à refuser la transparence dans ce domaine, c’est l’image de la profession qui s’abime »... » et comme vous l’avez écrit on ne peut dire au patient : «  si vous saviez combien me prend le prothésiste » en faisant tout pour qu’il ne le sache pas. Et plus loin : «  il faut absolument créer des règles du jeu qui incitent à la vertu, plutôt qu’elles ne le supposent »                   

Diffusés dans la presse, les propos de J.C.  Sailly n’ont pas dû plaire à tous ses commanditaires et nous n’avons plus entendu parler du Come.              

Les propos de 1995 sont toujours à l’ordre du jour. Le Conseil National de la Consommation(CNC) vient de le rappeler. L’UNPPD, L' UPPD Normandie,  Le SNFPD, L’APD  revendiquent cette transparence. La facture du laboratoire pour le patient  est essentielle pour moraliser un système dont  les valeurs, en ce qui concerne la fourniture des prothèses dentaires, sont souvent mercantiles (voir les 27% de prothèses dentaires importées). L’APD n’a pas vocation de s’occuper des honoraires des praticiens qui ne nous concernent pas,  mais de donner un avenir à notre profession. Cela passe, entre autre, par des mesures de transparence qui ne coûteraient rien, ni à la communauté, ni aux patients, ni à tous les acteurs du secteur dentaire français. Pour un même exercice professionnel d’autres pays de l’UE pratiquent une dissociation de l’acte prothétique et ne s’en portent pas plus mal. Ne cherchons pas à dire que c’est irréalisable, cela apporterait encore plus de poids au propos de  J.C. Sailly.

JJ Miller
Président de l'APD

 Ps. A force de « jouer » sur les bienfaits des prothèses dentaires  importées, ou pire ne dire mot, je reprendrai  cette phrase dite par le Général De Gaulle à son Ministre de l’intérieur Roger Frey qui souhaitait  faire tomber un adversaire  politique connu : « "Ceux qui lancent des boules puantes finissent par sentir plus mauvais que ceux qui les reçoivent. "

 

Septembre 2008

"La rentrée de toutes les surprises"

A quelques jours d’intervalle je découvre dans RFPD et dans PDF-INFO deux belles surprises.
Didier Vallon, chargé de la formation à l’UNPPD, signe un édito dans RFPD * qui se termine ainsi : « le paramédical… c’est une évolution incontournable pour la survie de notre profession »et invite les lecteurs à donner leur avis.
P.Y. Besse dans PDF-INFO * nous invite tous, Prothésistes dentaires, syndicats, associations…aux Etats Généraux de la prothèse dentaire le 9 et 20 janvier 2009 à Deauville.
L’Association Perspectives Dentaires avait par 2 éditos ,le premier en juillet 2007 annoncé le Manifeste de l’APD qui en 4 points donnait une orientation possible à notre profession qui semble, dans son esprit, repris dorénavant par l’UNNPD ; quant à celui de janvier 2008 demandant des Etats généraux des prothésistes dentaires, c’est avec une profond plaisir qu’ils vont, grâce au dynamisme exceptionnel de P.Y.Besse, se réaliser en janvier 2009.
Il faut s’enthousiasmer pour les 2 évènements, tout en gardant raison. On ne peut donner son avis qu'en toute connaissance de cause. Le devenir de notre environnement professionnel,de notre enseignement, les solutions qui actent nos capacités professionnelles dans l'exercice quotidien de nos activités,les enjeux financiers , ceux de la gestion de nos laboratoires doivent être analysés par chacun de nous. La classification de notre profession dans un secteur para médical ou d'auxiliaire médical doit aussi correspondre aux besoins en terme de services à rendre à nos clients praticiens et aux patients, non pas à ce jour, mais pour demain.

La réussite des états généraux ne peut se faire qu’avec la participation de tous les acteurs de notre profession. Personne n’a le droit d’être indifférent à son avenir professionnel, encore moins à celui de sa profession, personne n’a le droit de méditer, de pleurnicher, de contester, de se satisfaire dans son seul coin, si pour une fois on lui donne le choix d’écouter, de parler, de dialoguer, de comprendre. C’est la chance unique de ranger les armes au vestiaire loin des luttes intestines stériles. Ce serait aussi l’honneur de tous les responsables de notre profession d’ insuffler une véritable dynamique à celle-ci. 
L’environnement professionnel, la concurrence mondialisée, les changements technologiques imposent un autre raisonnement que les choix définis il y a plus de 25ans.
Un haut niveau de qualification technologique et médical doit s’imposer pour les Prothésistes Dentaires, avec pour conséquence un statut professionnel.
Le débat doit être celui-ci, quels que soient l’exercice professionnel, la taille du laboratoire, le niveau de qualification et de formation de chacun, voire l’assuétude à sa clientèle.
L’Association Perspectives Dentaires ne peut que se féliciter de voir se concrétiser ses idées. Puissent ses slogans : « construisons ensemble vos idées » « en imaginant notre profession autrement » devenir ceux de toute une profession qui bouge,enfin.

RFPD * : http://www.unppd.org/edito.pdf

PDF-INFO * : http://www.pdf-info.com/

JJ Miller
Président de l'APD

Juillet 2008

ADF 2008 :  un grand cru pour les importateurs de prothèses

 Ouvrant le programme préliminaire de l’ADF 2008 vous découvrirez l’Editorial du Docteur Hescot Secrétaire Général de l’ADF , ancien conseiller dentaire du Ministre de la Santé et sur la page d’en face, une publicité concernant un importateur de prothèse dentaire.

Ceci est inacceptable pour nous Prothésistes Dentaires.

Soit l’ADF n’a pas les moyens financiers de se priver d’une page de publicité, ce dont je doute, soit elle pourrait craindre que le laboratoire porte plainte en cas de non parution, ce dont  je doute aussi.

Depuis  4 ans, l’APD alerte les pouvoirs publics sur les dangers d’une trop importante importation de prothèses dentaires en France. Nous ne savons si ces mêmes autorités connaissent les chiffres réels, mais nous découvrons chaque semaine des laboratoires à double casquette autorisant toutes les magouilles possibles.

Vantant les mérites d’une « saine collaboration » entre prothésistes  et dentistes, l’ADF, et d’autres, jouent double jeu jusqu’à faire croire que 40€ est le tarif de référence d’une CCM et que notre travail n’est vraiment que secondaire dans un traitement prothétique.

Les Prothésistes Dentaires ne peuvent que s’insurger contre cette démagogie qui perdure  pour des raisons que l’on devine  aisément.

A 40€ la Ceramo-Métal, sachant le coût actuel des transports, des livraisons, de la logistique et de la marge de l’importateur, nous émettons des doutes sur la qualité des matières premières où toutes les contrefaçons sont possibles, faute de contrôles. La Commission Européenne  vient de diligenter une consultation publique à ce sujet, alertée (sûrement !) par d’autres organismes que l’ADF. ( >>> voir document)

L’APD se souciant de l’avenir de notre profession ne peut être indifférente à la progression des importations. Elle se doit  aussi de dénoncer  des pratiques non transparentes. Ce que nous faisons ici à l’attention de tous ceux qui nous lirons et d’éventuels porteurs de prothèses dentaires.

                                                                                                                               

Bernard Soumier
Prothésiste Dentaire
Vice-président de l'APD


 Juin 2008

"On naît sans dents et sans illusions…. On meurt de même."

Cela n’empêche pas l’APD de continuer dans l’action. Après la création de l’APD nous avons fait le tri des idées réalisables et souhaitables pour notre profession. Ne pouvant contenter l’ensemble des prothésistes dentaires, entre les éternels satisfaits d’eux-mêmes et les sempiternels mécontents des autres, le Manifeste de l’APD est une référence qui nous sert de base de propositions. L’année 2008 est pour l’APD celle de l’action sur le terrain :
Au Ministère de la Santé concernant la traçabilité des prothèses dentaires, la nécessité d’améliorer notre formation professionnelle vers des diplômes supérieurs (ou de nouveaux diplômes) ainsi que les problèmes posés par les prothèses importées. 
Contact avec  l’AFSSAPS concernant la fiabilité des matériaux entrant dans la fabrication des prothèses dentaires fabriquées hors UE, leur contrôle et l’expertise des signalements.
Au Conseil National de la Consommation (DGCCRF) les représentants de l’APD ont affirmé dans cette instance représentative des consommateurs les valeurs de notre profession au service aussi des patients. Notre présence fut très remarquée et nécessaire.
Au Ministère du budget ( douanes) par la demande d’éclaircissements concernant les importations de DMSM.
Aux 1ères Assises de Santé Dentaire (http://lasantedentaireenquestions.com/programme.html) au cours desquels interviendra un représentant de l’APD sur la sous-traitance, les délocalisations et le tourisme médical en présence de fortes personnalités invitées.
Auprès des parlementaires (voir les questions posées au gouvernement: http://www.apd-asso.fr/1.html) à l’initiative de l’APD. 
Sensibilisation aux problématiques environnementales des laboratoires dentaires et l’obligation de respecter les règlementations (voir 3 RAPD) 
Préparation des 4 RAPD (janvier 2009) : un voyage au cœur des laboratoires du monde, avec explications et photos (Turquie, Iran, Chine, Inde, Birmanie, Cambodge, Etats-Unis, Afrique...) Des conférences exceptionnelles pour tous.
Des articles dans PDF-INFO permettent à l’APD d’être aussi lu dans tous les laboratoires Français. 
Tout n’est pas qu’illusion dans la vie de l’APD en 2008.

JJ Miller
Président de l'APD

Avril 2008 

3 sujets d’actualité (Avril 2008)

 J’aimerais dire que pour les Prothésistes Dentaires français l’actualité de ce mois d’avril ce sont les élections d’un nouveau Président à l’UNPPD. Maurice Dauvois vient d’être élu pour 3 ans. Le poste auquel il vient de se voir élire réclame du courage et de l’ambition, des idées nouvelles, une vision de l’avenir et notre juste place dans le secteur dentaire… tout ce qui manquait à son prédécesseur. Sans programme politique, Gérard Corsi élu plus par reflexe que par réflexion, ne laissera pas un grand souvenir dans notre métier. Nous souhaitons au Président Dauvois de faire briller notre profession là où elle devrait se situer… à condition d’avoir un programme politique.

 L’AG de l’APD a permis aux adhérents de dialoguer et de poser toutes les questions, sans tabous, sans ostracisme et surtout d’y répondre. Encore une fois, ceux qui critiquent les uns et les autres auraient pu assister à un cours de tolérance, d’informations et de liberté sur des sujets aussi variés queles différentes formations professionnelles, les relations syndicales Dentistes- Prothésistes, les actions sur le terrain du bureau de l’APD, l’exigence d’un statut professionnel donnant des règles à une anarchie de concurrence… et surtout ambitionner pour notre profession le meilleur.

Après le Manifestede l’APD, le proposition d’une formation spécifique ( dento-prothésiste) est une proposition des plus réaliste pour l’avenir de notre métier. Nous poursuivons les buts de notre Association.Notre profession compte ceux qui ne peuvent pas bouger, ceux qui peuvent bouger, et ceux qui bougent. Il est heureux que nous comptions parmi les adhérents de l’APD cette dernière catégorie.

 L’édito de Technologie Dentaire (avril 2008) met en exergue le problème de la fiabilité des prothèses importées, voire d’une possible toxicité. Nous sommes convaincus à l’APD que les texteslégislatifs ne sont pas respectés, et comme ancien expert auprès de l’AFSSAPS je m’étonne du mutisme de nos représentants sur ce sujet.

 « La plupart des gens attendent d’avoir mal pour aller chez le dentiste. La plupart des sociétés attendent d’être dérangées par les victimes pour entreprendre des réformes (Charles Issawi).

JJ Miller
Président de l'APD

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JJ Miller
Président de l’APD
jjmiller@apd-asso.fr

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Le sénateur JP Fourcade va préconiser dans une proposition de loi déposée en 2011 certaines modifications de la loi HPST et en particulier l’abrogation de l’article 57. Il n’est pas utile de rappeler les discussions au Sénat dans lesquelles étaient intervenus Mme Bachelot, Ministre et Mr Fourcade (sénat 20 nov. 2008)

M. Jean-Pierre Fourcade. Sénateur : « Madame la ministre, mes chers collègues, il est clair que les règles posées par l’Organisation mondiale du commerce nous interdisent de voter l’amendement imposant de faire apparaître le lieu de fabrication du produit. Nous irions au-devant de graves ennuis si nous en décidions autrement. »

Mme Roselyne Bachelot Narquin Ministre : « La mention obligatoire de l’origine est contraire au droit communautaire ainsi qu’au droit international, et expose la France à des poursuites devant l’Organisation mondiale du commerce qui aboutiraient à invalider l’ensemble du dispositif. Pour pallier ces difficultés, je vous propose d’adopter le sous-amendement n° 531, qui vise à préciser l’amendement n° 429, et dont la disposition cruciale est la suppression dans le devis de la mention obligatoire du lieu de fabrication du dispositif médical. »

 M. Nicolas About. Président de la commission des affaires sociales du sénat : « Je sais ce que je veux dire par là ! On m’a donc opposé que le nouvel ordre mondial du commerce interdisait une telle mesure. Renseignement pris, c’est inexact. C’est tout à fait possible ! On m’a objecté aussi l’existence de dispositions européennes qui pouvaient être gênantes. En l’occurrence, aucune d’entre elles ne pourrait nous entraver dans notre volonté de rendre public le prix d’achat. Nous sommes dans le domaine des dispositifs médicaux « sur mesure », pour lesquels le praticien, qui installe le matériel et l’adapte, n’est ni un fabricant ni un revendeur. Il est, au sens même du décret évoqué et de l’ancien code de la santé publique, un utilisateur. Le praticien va en effet utiliser ce dispositif le mieux possible ; il est tenu de l’adapter, et, à ce titre, peut bien entendu prétendre à facturer son travail. …Mais, à partir du moment où il ne fabrique ni ne transforme – le décret est explicite –, puisqu’il adapte le produit, le praticien est utilisateur de ce matériel et ne saurait réaliser sur celui-ci un profit spécial. Il n’y a donc rien de scandaleux - nombre de professionnels nous le disent -, à faire connaître au patient le prix d’achat du matériel…. »

Le sénateur Fourcade va défendre la thèse soutenue par Mme Bachelot que l’article 57 est inapplicable par les chirurgiens-dentistes (les autres professions médicales la mettent en œuvre pourtant !) Mais qui peut dire sincèrement que la facture de la prothèse dentaire mise sur le marché n’est pas un produit fini. On va finir par discréditer un système médical et politique pour collusion envers de seuls intérêts financier. C’est peut être un bien car cela ne pourra qu’aider à changer tout le système.

JJ Miller
Président de l’APD
jjmiller@apd-asso.fr

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Faut-il tout dire ?

Certains ont été choqués, voire offusqués de trouver dans PDF-INFO numéro 2 des informations concernant le seul syndicat représentatif de notre profession. Sans doute la forme n’y était peut être pas, et quelques échos plus anecdotiques ou tendancieux ont marqué certains esprits.
PDF-INFO s’est incrusté dans notre profession dans un domaine où nous trouvions des lettres anonymes, des ragots, des diffamations, mais peu de nouvelles professionnelles.
Les articles sont signés, les interviews aussi. Alors où se trouve le scandale ?
Que des candidats expriment par écrit leur ambition pour notre profession est moins scandaleux que de refuser certaines candidatures.
Qu’un denturologue s’exprime est moins scandaleux que les 60% de prothésistes dentaires qui font des actes interdits et se taisent.
Que l’on cite des chiffres en forte baisse sur le nombre d’adhérents d’un syndicat est moins scandaleux lorsque l’on sait que tous les syndicats sont confrontés à cela.
En fait ce qui est scandaleux c’est le chantage au boycott que se permettent certains prothésistes « bien pensants »qui fait que des annonceurs annoncent leur renoncement aux publicités dans un « gratuit » qui ne peut vivre sans. A chacun de juger les uns et les autres.
La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas.
N’oublions pas quand même que le jeu des combinaisons, des ambitions, des trahisons et des illusions fait partie de tout paysage politique et syndical. L’UNPPD n’y échappe pas. Crier à la déstabilisation est un aveu de faiblesse. Cessons les hypocrisies au nom d’une image d’une profession qui en manque sérieusement.
Réunissons toutes les bonnes volontés dès le mois de mai 2008 autour d’une table ronde pour mesurer ce qui nous unie plutôt que ce qui nous divise. Nous voulons bien l’organiser.

P.S. L’APD n’est pas associée à PDF-INFO. Nous avons considéré que c’était un organe de diffusion de nos activités, et de ce fait, depuis les premières distributions, nous avons vu augmenter de façon très importante notre connexion internet et les votes au Manifeste de l’APD.. A part PDF-INFO, nous n’avons vu trace nulle part de notre Manifeste. Quand aux 3 RAPD qui en a fait la publicité sur 2 pages ?

JJ Miller
Président de l'APD

Janvier 2008

Les états généraux des Prothésistes Dentaires

Aujourd’hui, le geste artisanal ou artistique peut être remplacé par le geste automatisé d’une machine outil (imprimante) à commande numérique guidé par un logiciel proposant toutes les solutions à valider par le Prothésiste Dentaire. Demain, la prise endo-buccale dynamique (empreinte numérique) sera à la portée de tout Prothésiste Dentaire. Dans moins de 15 ans ce scénario sera présent partout. La solution esthétique sera elle aussi gérée de cette façon (apparition de nouveaux matériaux, mais aussi d’autres méthodes (activation photométrique des matériaux par exemple).
Voila le contexte technologique qui nous attend. Notre profession est-elle prête par ses diplômes, sa règlementation artisanale, et ses interdits à assumer demain entièrement son rôle dans le secteur dentaire ?

Notre profession mérite mieux. On a construit plus de murs que de ponts, on a réalisé plus de votes par réflexe que par réflexion.
Nous ne répondons à ces défis technologiques qu’en termes d’adaptation technologique.

Le Manifeste de l’APD que certains ont vu plus en une obligation de diplômes pour s’installer que dans « la mise en conformité » de nos capacités professionnelles, est avant tout un document évolutif.

Débattre pour avancer :
Aujourd’hui s’impose une véritable réflexion pour avoir l’assurance d’être en adéquation avec le plus grand nombre d’entre nous afin de conduire une véritable politique professionnelle acceptée par une représentation plus conforme aux différents exercices de notre profession.
Concrètement : créer un concept rassembleur pour mobiliser toutes les personnes et organismes représentatifs de notre profession : syndicats, associations, clubs, formateurs et enseignants et y associer consultants, avocat et juriste et bien entendu tous les Prothésistes Dentaires, le tout étant géré par une entité indépendante chargée d’élaborer une synthèse de ces Etats Généraux. La volonté d’y participer dépendant de chacun de nous, il serait navrant de se mettre à l’écart de cette ambition mobilisatrice pour quelque raison que ce soit ; ce serait se mettre en dehors de toute unification de notre profession, se radicaliser et s’en exclure de fait.
Ce n’est pas un simple rapport, analyse ou synthèse qu’il faudra en attendre, mais une mobilisation de toute une profession. Ce ne devra pas être l’expression d’une pensée unique, mais la volonté du plus grand nombre.

Le bureau de l’APD.

P.S. En accord avec PDF-INFO nous vous donnerons régulièrement les avancés du projet.




Novembre 2007

Revue de presse

 RFPD : « Trait d’union » l’édito du Président Corsi. Rien à dire, vraiment rien à dire. « Président de région vous avez la parole »  J.C.Allard, syndicaliste  de longue date ferait bien de venir en région parisienne vérifier le travail de l’UNPPD depuis plus de 10ans pour constater que la crédibilité du seul syndicat représentatif est arrivé à la hauteur de la glaciation de l’eau…et pourtant les bénévoles étaient là !! Dommage ! Bravo aux organisateurs du Dental Forum car je sais les difficultés d’organiser une telle manifestation en souhaitant ardemment que les talentueux conférenciers remplissent les salles..« Actualités Européennes » le nom de Prothésiste Dentaire remplacé par « technicien dentaire indépendant et propriétaire de laboratoire », Pierre Millecamps, premier Président de la FEPPD doit se retourner dans sa tombe...et d'autres applaudir!! 
Technologie dentaire
: Après le Boum de la prothèse adjointe, le Boum de l’implantologie deux numéros fait avec expérience (bien que je ne crois pas trop au premier) pour un large public de Prothésistes Dentaires. Technologie Dentaire ne revient pas sur les invitations faites aux Prothésistes Dentaires de venir concurrencer les importateurs de prothèses à l’ADF, et pour cause, les uns sont toujours absents et les autres hyper actifs. Les solutions qualitatives, de services de proximité, et d’investissements en nouvelle technologie ne semblent pas résoudre l’attractivité tarifaire bien tentante pour nos amis chirurgiens dentistes.
PDF-INFO : c’est nouveau, c’est lu, c’est incisif. Certains diront qu’on parle trop de syndicat, que les informations seraient invérifiables.. Tout cela est normal pour une première. Je reste persuadé qu’une période de rodage conjuguée avec les réflexions des lecteurs feront de ce premier gratuit dans notre profession une revue dans laquelle chacun trouvera des nouvelles permettant réflexion et information de tous ordres. Cette revue est dérangeante. C’est ce qui fera son succès.
L’information dentaire
: revue de dentiste pour les dentistes. C’est aussi des dentistes qui s’interrogent sur leur avenir autrement que technologiquement, des avocats qui rédigent régulièrement des articles sur l’interprétation des lois, voire de très intéressants articles comme « le futur prometteur de la CFAO » (no 29 du 5 septembre 2007) que chacun devrait lire. Du travail de pro dans lequel nous n’existons pas.
Le fil dentaire : le petit journal des importateurs de prothèses dentaires au bénéfice du petit bénéfice du grand commerce de la dentisterie. C’est gratuit dans tous les cabinets dentaires et sur internet. Les tarifs des prothèses dentaires affichées au grand public. Ceux qui dirigent cette revue et qui y font publicités  et articles sont bien loin du médical dont ils se réclament.

Claude Message

Prothésiste dentaire. Trésorier de l'APD

Octobre 2007

La banalisation …

Comment rester indifférent en feuilletant les revues destinées aux Chirurgiens Dentistes dans lesquels apparaissent désormais en couvertures et en pleines pages des publicités pour les laboratoires vantant tous les mérites d'une prothèse dentaire importée. Ces laboratoires subventionnent aussi congrès et séminaires des Chirurgiens Dentistes et cherchent de nouveaux clients auprès de nos confrères par de la sous-traitance.
Le deuxième importateur annonce 3000 praticiens français comme clients et comme il n'est pas le seul sur le marché il y a fort à parier que les 25% de prothèses importées seront un jour dépassés. Ne croyons surtout pas que nous avons à faire à un épiphénomène.
Les interviews de ces importateurs que nous pouvons trouver dans diverses revues (pas lues le plus souvent par les prothésistes dentaires) essayent de nous faire croire au bienfait de la concurrence des fabrications à bas coût de main d'œuvre, remboursées par nos cotisations sociales et réservée aux seuls CMU!! Cela est de la mascarade et de l'entourloupe. Le patient n'a pas le choix car on ne le lui donne pas ; notre profession est flouée et nos salariés en danger.
Que dire, par ailleurs de tous les Chirurgiens Dentistes consciencieux qui nous font confiance au regard de leurs confrères plus mercantiles… mais pour combien de temps encore ?
L'ADF ouvrant désormais ses stands aux importateurs de prothèses dentaires porte une gifle à tous les prothésistes dentaires français. L'attitude des organisateurs est plus que suspecte pour des chirurgiens dentistes qui s'opposent continuellement à la transparence tarifaire.
Certains Prothésistes Dentaires pour animer des débats affirment des chiffres d'importations qu'ils sont incapables de vérifier et donnent de fausses solutions en proposant d'élever notre profession bien au dessus de ses capacités réelles actuelles. Notre profession doit évoluer indéniablement, accepter la concurrence, mais refuser de disparaître en France, au nom du seul commerce et de ses marchands.
Les solutions pour contrer ces importations faute d'un consensus avec les praticiens et leurs syndicats  sont d'ordre politique afin d'éviter aussi une Europe de passoire et tendre vers une préférence communautaire.

En attendant des décisions qui un jour s'imposeront, nous subissons non seulement les méfaits des importations dans notre secteur mais aussi leur banalisation sur le terrain…. et plus encore dans les esprits.

Bernard Soumier
Prothésiste Dentaire
Vice-président de l'APD


 Septembre 2007

C’est la rentrée !!

 Apprentis(es) et étudiants(es) futurs prothésistes dentaires en ce mois de septembre vont entamer l’apprentissage d’une profession qui pour certains sera celle de toute une vie. La cfao, les systèmes cad cam.. devraient les enthousiasmer, la modernisation des laboratoires leur procurer de bonnes conditions de travail, mais il conviendrait aussi de rappeler que nous faisons parti d’une catégorie professionnelle, celle de la production qui globalement souffre le plus en France, et généralement dans les pays industrialisé. Ces dernières années ont vus les importations de prothèses dentaires ne pas fléchir, la pression tarifaire sur nos laboratoires non plus et ce n’est pas les chiffres fantaisistes citées par des revues dentaires ( avez-vous vu déjà des documents officiel à ce sujet ?) ni par quelques prothésistes dentaires interviewés qui changeront la vérité, pas plus que des tarifs cités alors que nous savons que plus de la moitié des laboratoires négocient leur tarifs au cas par cas avec leurs clients . Les conditions économiques (euro fort, yuan sous évalué, dette importante..) et les charges sociales et impôts trop importants en France font globalement que les importations devraient augmenter encore dans les prochaines années. Les dentistes l’ont bien compris et les laboratoires importateurs invités à prendre un stand à l’ADF se frottent les mains comme en 2006 sous l’œil indifférent mais bienveillant d’un ancien conseiller dentaire du Ministre de la Santé.Par ailleurs, contredisant les allégations des importateurs, les bas prix des prothèses dentaires ne font pas baisser les honoraires des praticiens ( voir article:28 juin2007- en page d'accueil).Coté syndical, enfin le représentatif, on change les statuts à défaut de pouvoir changer de Président ; peut être comprendra t’on un jour qu’il faut avant tout changer de politique, si tant est qu’il en existât une .Côté Manifeste de l’APD c’est par une diffusion nationale que nous le ferons connaître à tous les Prothésistes Dentaires, mais aussi aux députés et sénateurs au cours du 4ème trimestre 2007.Certaines réactions sont encourageantes mais attendues, l’absence encore une fois de débat aussi bien à l’UNPPD que dans la presse professionnelle, montre où se situe notre profession. Coté optimisme : une heureuse initiative va bientôt naitre qui nous l’espérons donnera un peu plus d’informations syndicales et la parole à tous ceux qui ont envie d’une véritable ambition pour notre profession. Une rentrée peut-être pas comme les autres.

 Le bureau de l'APD




Juillet 2007


Le Manifeste de l'APD : "Nous n'avons pas le choix"


Il y a fort à parier qu'il n'y aura pas de chirurgie réformatrice concernant notre profession si nous ne le voulons pas.
Une réforme de notre profession ne s'impose pas dans les esprits de nos gouvernants, les syndicats dentaires y voient un recul de leurs prérogatives, les associations de consommateurs dénoncent de temps en temps des lacunes dans la traçabilité mais surtout des prix parfois exorbitants, les médias ne trouvent aucun prothésiste dentaire à la hauteur de participer à un débat sans que la pagaille s'en empare….
Ca, c'est les autres, mais notre profession devrait avant tout faire son autocritique, tout comme le font certains laboratoires qui ont entamé une démarche qualité. Après cela va mieux.
Individualiste, parfois mal formé, souvent mauvais gestionnaire, avec comme seul diplôme nécessaire un Certificat d'Aptitude Professionnel* acquis en 2 ans… tout cela fait globalement une "mauvaise" profession. Pourtant le talent est là.
Le parcours de chacun est le plus souvent déterminé par sa formation initiale.
Il faut réformer les études en sauvegardant la formation par alternance et la promotion sociale mais aussi en instituant l'obligation d'un diplôme de l'enseignement supérieur afin d'accéder à un statut professionnel reconnu dans le code de santé publique, sans pour cela se considérer comme une profession médicale, bien entendu.
Quant à la concurrence anarchique que subit notre profession, elle est moindre dans les professions reconnues dans le code de santé publique qui ont des " règles du jeu".
La traçabilité et la facture du laboratoire données au patient, malgré les réticences des praticiens, devraient s'imposer en France comme cela existe dans d'autres pays européens; il en est du devoir d'information et de crédibilisation du Chirurgien Dentiste aussi.
L'Association Perspective Dentaire lance son Manifeste au nom d'un nombre important de Prothésistes Dentaires qui pensent nécessaire et indispensable une réforme profonde de notre profession, au nom de finalités qui se nomment : qualité, santé et sécurité.
Les assureurs seront demain les maîtres du système de santé. Si nous voulons être un interlocuteur crédible nous n'avons pas d'autre choix.


* Le nombre de reçus au BP, BTM et BMS est nettement insuffisant par rapport aux besoins de notre profession.

JJ Miller
Président de l'APD


juin 2007

"Politique"

Les artisans et commerçants ont voté Nicolas Sarkozy à 82%. Les allègements fiscaux, la défiscalisation des heures supplémentaires, les prothèses dentaires mieux remboursées, une dynamique récompensant le travail, un contrat de travail unique et une durée réduite des procédures de licenciement, la TVA sociale dans certains secteurs... des thèmes qui ont aussi séduit les Prothésistes Dentaires.
Ce n'est pas pour rien que les deux candidats ont proposé une dynamisation de l'économie par un soutien aux PME et artisans. En Europe ce sont eux qui sont à même de créer le plus d'emplois. Les charges des entreprises françaises employant une main d'œuvre spécialisée sont trop importantes, c'est aussi en diminuant ces charges et taxes que nous créerons des emplois.
Les questions posées au précédent gouvernement sur les prothèses importées et la transparence de la facture étant restées sans réponse, tant de la part du Ministre de la Santé, Xavier Bertrand, que de celui du Commerce et de l'Artisanat, Renaud Dutreil, nous nous interrogeons sur l'attitude qu'auront les nouveaux Ministres envers notre profession.
Aussi faudrait-il que nous ayons un syndicat fort pour nous représenter, des hommes et des idées nouvelles également.
Si pour l'élection présidentielle nous avons eu 12 candidats, celle de l'UNPPD n'a pu avoir lieu faute de candidats "agréés". On a donc encore une fois changé les statuts de l'UNPPD pour permettre une continuation de la Présidence actuelle.
L'Association Perspectives Dentaires aimerait donner une nouvelle dynamique pour tous ceux qui aimeraient voir les Prothésistes Dentaires Français reconnus à leur juste place et à leur juste valeur.
Le Manifeste de l'APD qui est actuellement soumis aux adhérents de l'APD n'a d'autre but que de donner un avenir à notre profession," indépendance et compétence" en étant les mots clés.
Soyons optimistes, mais aussi soyons déterminés.

JJ Miller
Président de l'APD

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 AVRIL  2007

"3 jours de la vie d'un Dentiste "

Les gens s’ignorent dans la ville, ne se parlent plus en bas de chez eux, se reconnaissent à peine dans leur immeuble. De même, de nombreux prothésistes dentaires connaissent tout juste leurs clients lorsqu'ils ne vont pas les livrer. De même, de nombreux Chirurgiens Dentistes n'ont jamais mis les pieds dans le laboratoire de leurs Prothésistes Dentaires.

Chirurgiens-Dentistes et Prothésistes Dentaires sont condamnés à la collaboration. Dans nos collaborations journalières nous découvrons des erreurs que nous avons tendance à imputer "à l'autre", telles des Prothésistes Dentaires acceptant des empreintes et des délais incompatibles à la bonne réalisation d'un prothèse de qualité et des Chirurgiens Dentistes pressés par le patient, les vacances des uns et des autres, négligeant de donner toutes les indications par écrits, photos ou empreintes. Le guide des mauvaises manières n'est pas exhaustif à ce sujet.

Enseigner les rudiments de la fabrication d'une prothèse dentaire est une chose, enseigner la réalisation d'un traitement prothétique en est une autre, mais rien ne remplace la formation en alternance. Celle qui permet de s'immerger dans une profession, ne serait-ce que quelques jours. A entendre les éternelles récriminations des Prothésistes, les fausses et vraies réponses des Dentistes, les vrais manques de dialogues à tous niveaux, je suis persuadé qu'un stage effectué par tous les praticiens dans nos laboratoires aurait un effet bénéfique pour nos deux professions.

Ce moment privilégié pourrait exister lorsque le praticien en passe de finir ses études, prêt à entrer dans le vie active, du savoir plein la tête, (les bonnes manières surtout !), serait obligé d’effectuer un stage de quelques jours dans un laboratoire de prothèses dentaires. Que de découvertes à faire alors sur notre profession … mais aussi sur la façon de travailler de leurs futurs confrères, bref et avant tout sur les conditions d'exercice des 2 professions.

Il est bien évident que la réciprocité serait de mise. Faire un stage de 3 jours dans un cabinet dentaire serait sûrement une demande appréciée de très nombreux étudiants, apprentis… et chefs d'entreprises Prothésistes Dentaires.

Au moment où l'on parle un peu partout de guide des bonnes pratiques, ouvrir les yeux sur l'exercice quotidien, sur les difficultés organisationnelles ou techniques de chacun, par la connaissance, l'observation, la considération des uns et des autres, ne contribuerait-il pas à juguler les multiples incompréhensions constatées lors de débats médiatiques ou simplement quotidiennement.

Jeter le discrédit systématiquement sur l'autre est une erreur. Faut-il aussi le connaître mieux, et le vouloir. C'est pour cela que l'Association Perspectives Dentaires lance cette proposition.

JJ Miller
Président de l'APD

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FEVRIER 2007

Actualités de Janvier 007

Janvier 2007, pour l’APD c’est avant tout les 2 èmes rencontres de l’APD(2RAPD)qui se sont tenues à la CMA94.Les conférenciers ont séduit les auditeurs, tant les sujets correspondaient à la réflexion sur l’avenir de notre profession. Tant pis pour ceux qui étaient à la pêche, aux sports d’hiver, à la chasse ou dans leur labos. Merci à tous les conférenciers de renom pour leur talent et leur prestation. Les réflexions et les questions qu’ont suscité les sujets abordés montrent que nous avions visé juste. L’ambiance du repas fut aussi des plus conviviale.Bravo aux jeunes qui se sont déplacés... encore une fois sans leurs professeurs.

Le dernier Edito sur le SNFPD a suscité une réaction violente de sa Secrétaire Générale contre le Président de l'APD. Réaction épidermique récurente envers toutes critiques, sans s'apercevoir que notre édito était tout autre chose!!

L’UNPPD a commencé un tour de France par Caen pour expliquer sa politique. Depuis la fin de l’ère Pichard, les errements et les erreurs des nouveaux locataires ont entraîné sa chute malgré les mises en garde de nombreux adhérents. Je crains fort que le tour de France cycliste n’arrive avant celui de l’UNPPD avec plus de spectateurs naturellement.

Le Syndicat des Prothésistes Dentaires de Normandie (UPPDN) nous avait convié à leur AG le samedi 13 janvier 07 à Caen. De nombreux fournisseurs étaient présents, l’ambiance des plus chaleureuse et les débats non polémiques. Le président P.Y. Besse fut réélu à l’unanimité après avoir expliqué les raisons de l’exclusion de toute la région Normandie de l’UNPPD. Après la Région Parisienne (CSPD) qui ne peut plus exister juridiquement, voila une autre grande région qui ne fait plus partie de l’UNPPD.

Le Dental Forum 2008 suscite des controverses entre l’ancien organisateur et l’UNPPD. Nous espérons sa réalisation dans laquelle l’APD pourrait intervenir et donner son point de vue global de l’avenir de notre profession « vu par d’autres yeux ».

Carton rouge au gouvernement. Toujours pas de réponse aux questions écrites posées par les députés Grenet et Martinez (voir 1ère page de notre site). Bien entendu toujours pas de décrets d’application de l’amendement Evin. Lamentable.

Les assistantes dentaires seraient sur le point d’être assujetties au code de santé publique français, voire d’obtenir un diplôme d’Etat. Est-ce la porte ouverte à d’autres actes en milieu buccal ? Quel niveau : Niveau IV ou Bac+3 ? Actes d’orthodontie et d’hygiéniste ? Encore une autre conception de la dentisterie au Québec : lire : http://www.adf.asso.fr/pdf/fichiers_infos/ADF_infos_20.pdf

Réduction d’impôt (art 13 loi de finances pour 2007) régime spécial « gazelles » « ... afin de permettre aux PME qui grandissent de poursuivre leur croissance…. » «... Entre 2006 et 2009 peuvent bénéficier d’une nouvelle réduction d’impôt leur permettant de neutraliser tout ou partie de l’augmentation de leur charge fiscale pendant leur période de croissance… » Le premier importateur français de prothèses dentaires peut donc en profiter. Qu’en pensez-vous ?

Site Internet de l’APD d’accès facile, après 1 an d’existence le site voit sa fréquentation augmenter régulièrement. Après la publicité envoyée avec le flyer de SCHEIN une croissance de connexions est constatée. Néanmoins pas assez de participation aux forums et d’interactivité entre tous les acteurs du secteur dentaire que nous espérions avoir sur le site.

JJ Miller
Président de l'APD

JANVIER 2007

Bonnes idées et fausses vérités

Le SNFPD, syndicat de prothésistes dentaires crée par Mme M..F. Robert, s’immisce dans le syndicalisme qui était détenu exclusivement par l’UNPPD, seul organisme représentatif de notre profession.

Mme Robert , Prothésiste Dentaire et titulaire d’un DU d’orthésiste, a eu le grand mérite de se battre dans son département pour obtenir le droit au nettoyage des prothèses dentaires qui était contesté par le Conseil Départemental et le National de l’Ordre des Chirurgiens Dentistes. Ce qui peut sembler ridicule pour certains (voir la réponse incongrue du Secrétaire Général de l’UNPPD) mérite quand même les remerciements de notre profession, car contester notre capacité professionnelle à réparer une prothèse dentaire ou à la nettoyer est bien digne d’un Ordre ancien. Ceux qui s’intéressent au droit savent que c’est par ces petites conquêtes que s’élaborent les principales.

Avis du conseil de la Concurrence : http://www.conseil-concurrence.fr/pdf/avis/05d43.pdf

Cour d'Appel de Paris 7 mars 2006 http://www.finances.gouv.fr/DGCCRF/boccrf/06_08/page17.pdf

Néanmoins cette affaire étant portée en cassation par le Conseil de l’Ordre de Dentistes (comme quoi l’affaire est importante) nous attendons l’arrêt définitif.

La TVA : Le SNFPD, dans son bulletin numéro 1 : « La clarté » affirme avoir obtenu pour nous l’exonération de la TVA en sous-traitance, tout comme l’UNPPD qui le réclamait depuis plus de 25ans. Eh bien oui et non car c’est bien à l’initiative de deux prothésistes dentaires, Mr Lisher et Mr Simon qui n’ont pas accepté le redressement de l’administration fiscale que cette dernière à perdu un jugement qui fait jurisprudence. La suite n’était qu’à ramasser et se l’attribuer, par les uns et les autres, évidemment.

L‘AFSSAPS : Nul mieux que Michel Cavaillez et Jean Jacques Miller, ne peut se vanter de connaître les difficultés d’application de la directives 93/42. C’est au sein du GMED (Mr Virefleau) avant la transcription en droit français de la directive, puis à de la Direction des Hôpitaux chargée de son application avant la création de l’AFSSAPS, et évidemment lors de réunions au cabinet même de Bernard Kouchner, Ministre de la Santé, qu’ils ont défendu énergiquement notre rôle de fabricant. Tous les syndicats dentaires et le conseil de l’ordre des CD revendiquant ce titre exclusivement pour eux mêmes ! C’est sous la Présidence de Claude Pichard qu’a été accompli ce travail, et il est ridicule de constater actuellement ce qui est imparfait pour en tirer un profit. Croyez-vous que l’amendement « Evin » est intervenu à la demande des Chirurgiens dentistes ?

Le guide de l’AFSSAPS est sûrement imparfait, mais la 93 /42 encore moins explicite pour les fabricants de DMSM. Il faut toujours se battre pour ne pas laisser notre profession être phagocytée par une autre profession , qui elle sait être soudée quand ses intérêts sont en jeu.

Le DIF:droit individuel à la formation tel que décrit dans « la Clarté » semble ne pas être obligatoire. Attention à tous ceux qui voudrait le croire. Sans prendre quelques précautions, vous pouvez être contraint au bout de 6 années à devoir 120 heures de formation en une seule fois à vos salariés.

Petits laboratoires et grosses structures : Faire une critique sur les capacités de survie des petites entreprises et des difficultés des laboratoires plus importants, contester aux uns leur appartenance à notre profession et dire que les autres sont en pleine forme est un examen périlleux, hasardeux voire imprudent.

L’idéologie syndicale est incapable d’appréhender l’entreprise concurrentielle.

L’APD constate que les coût de la main d’œuvre en France (charges sociales et taxes évidemment) est une entrave à la compétitivité des entreprises. Les petits aussi embaucheront car c’est la nature même du développement d’une entreprise et d’un entrepreneur. La gestion des salaires, des employés, de la formation continue, des marges bénéficiaires, des achats et des investissements nécessitent de plus grandes connaissances et du temps, et ne sont pas forcement à la portée d’un bon Prothésiste Dentaire. Savoir gérer tout cela, nous semble plus important que de trancher à l’emporte pièce.

Anticiper c’est aussi savoir quel sera demain le choix de ceux qui achèteront nos fabrications et vers quel exercice évoluera leur profession. ( voir conférences 2 RAPD)

CFAO : ne pas se presser peut-être, mais ne pas prendre le train en retard non plus. Des solutions multiples existent. Nous les étudierons lors des 2èmes rencontres de l’APD

Obtenir la représentativité : on observe souvent que la concurrence est source de progrès, alors pourquoi les prothésistes dentaires n’en profiteraient-ils pas.

Instaurer la séparation des actes : il y a longtemps que cela aurait du être revendiqué officiellement. Partout dans l’UE où cela existe, les laboratoires semblent mieux se porter et il y a plus de moralité dans les rapports entre patients, praticiens et prothésistes dentaires. Techniquement, les dossiers que détient l’APD sont irréfutables de crédibilité et de faisabilité sur ce sujet.

Création de diplômes : démarches auprès de l’Education Nationale. Le grand intérêt de cette démarche serait de rendre obligatoires des diplômes supérieurs pour s’installer, l’avance indispensable vers un statut professionnel et une autre crédibilité professionnel .Même si le sujet est loin de faire l’unanimité, si les irréductibles de l’actuelle situation sont totalement persuadés qu’ils ont raison, l’analyse de l’existant montre de très fortes disparités ( BMS seulement à Clermont Ferrand et Rennes , résultats souvent médiocre au BTM et peu de candidats malgré tout à ces deux formations.) Sans surtout renier la formation en alternance, l’initiative d’étudier un autre projet n’est pas superflu.

Les buts de l’APD ne sont pas ceux d’un syndicat. Nous sommes d’autant plus libre de notre pensée qu’elle résulte plus de l’analyse que du constat, du futur que du présent. Aussi le programme de l’année 2007 du SNFPD nous semble plus intéressant que ses égarements contre les uns et les autres.

Le bureau de l'APD

P.S  " On ne construit rien sur la haine et la bétise".

                                                                                                                

FEVRIER 2007

Actualité de Janvier 007

Janvier 2007, pour l’APD c’est avant tout les 2 èmes rencontres de l’APD qui se sont tenues à la CMA94.Les conférenciers ont séduit les auditeurs, tant les sujets correspondaient à la réflexion sur l’avenir de notre profession. Tant pis pour ceux qui étaient à la pêche, aux sports d’hiver, à la chasse ou dans leur labos. Merci à tous les conférenciers de renom pour leur talent et leur prestation. Les réflexions et les questions qu’ont suscité les sujets abordés montrent que nous avions visé juste. L’ambiance du repas fut aussi des plus conviviale.

Le denier Edito sur le SNFPD a suscité une réaction violente de sa SG contre le Président de l’APD.

Réaction épidermique envers toutes critiques, sans s’apercevoir que notre édito était tout autre chose.

L’UNPPD a commencé un tour de France par Caen pour expliquer sa politique. Depuis la fin de l’ère Pichard, les errements et les erreurs des nouveaux locataires ont entraîné sa chute malgré les mises en garde de nombreux adhérents. Je crains fort que le tour de France cycliste n’arrive avant celui de l’UNPPD avec plus de spectateurs naturellement.

Le Syndicat des Prothésistes Dentaires de Normandie (UPPDN) nous avait convié à leur AG le samedi 13 janvier 07 à Caen. De nombreux fournisseurs étaient présents, l’ambiance des plus chaleureuse et les débats non polémiques. Le président P.Y. Besse fut réélu à l’unanimité après avoir expliqué les raisons de l’exclusion de toute la région Normandie de l’UNPPD. Après la Région Parisienne (CSPD) qui ne peut plus exister juridiquement, voila une autre grande région qui ne fait plus partie de l’UNPPD.

Le Dental Forum 2008 suscite des controverses entre l’ancien organisateur et l’UNPPD. Nous espérons sa réalisation dans laquelle l’APD pourrait intervenir plus facilement que les autres années et donner son point de vue global de l’avenir de notre profession « vu par d’autres yeux ».

Carton rouge au gouvernement. Toujours pas de réponse aux questions écrites posées par les députés Grenet et Martinez (voir 1ère page de notre site). Bien entendu toujours pas de décrets d’application de l’amendement Evin. Lamentable.

Les assistantes dentaires seraient sur le point d’être assujetties au code de santé publique français, voire d’obtenir un diplôme d’Etat. Est-ce la porte ouverte à d’autres actes en milieu buccal ? Quel niveau : Niveau IV ou Bac+3 ? Actes d’orthodontie et d’hygiéniste ? Encore une autre conception de la dentisterie au Québec : lire : http://www.adf.asso.fr/pdf/fichiers_infos/ADF_infos_20.pdf

Réduction d’impôt (art 13 loi de finances pour 2007) régime spécial « gazelles » « ... afin de permettre aux PME qui grandissent de poursuivre leur croissance…. » «... Entre 2006 et 2009 peuvent bénéficier d’une nouvelle réduction d’impôt leur permettant de neutraliser tout ou partie de l’augmentation de leur charge fiscale pendant leur période de croissance… » Le premier importateur français de prothèses dentaires peut donc en profiter. Qu’en pensez-vous ?

Site Internet de l’APD d’accès facile, après 1 an d’existence le site voit sa fréquentation augmenter régulièrement. Après la publicité envoyée avec le flyer de SCHEIN une croissance de connexions est constatée. Néanmoins pas assez de participation aux forums et d’interactivité entre tous les acteurs du secteur dentaire que nous espérions avoir sur le site.


                                                                 

DECEMBRE 2006

Des Américains à la FEPPD

Le saviez-vous ? Devenue « Fédération Européenne et Internationale des Patrons Prothésistes Dentaires », internationale, avec l’entrée d’un nouveau membre : National Association of Dental laboratories , NADL , représentant les USA.

Perplexe, je suis allé voir ce que pouvait être les aspirations d’un syndicat de prothésiste  dentaire outre atlantique et voila ma traduction des buts de cette association :

« Les objectifs de l'association, constitution de société, sont : Pour avancer dans la dignité, l'honneur et l'efficacité de ceux engagés comme techniciens des laboratoires dentaires commerciaux .. pour faire avancer les normes de service de la profession dentaire et pour établir la coopération de ses membres. Pour favoriser les intérêts économiques et sociaux des techniciens dentaires commerciaux de laboratoire ; pour encourager des niveaux élevés d'intégrité, d'honneur et de courtoisie dans leurs relations  avec la profession dentaire et toutes les branches alliées de l'art dentaire en diffusant des connaissances techniques et l'information parmi les membres de l'industrie ..pour aider les membres dans la résolution de leurs affaires et problèmes techniques.... Pour encourager la formation des associations dentaires d'état, locales et régionales ... Pour encourager l'adhérence stricte à et la conformité à toutes les lois concernant le règlement de la technologie dentaire et .. pour aider à l'adoption de nouvelles lois toutes les fois qu'elles semblent nécessaires....... »

Aucune aspiration politique vraiment nouvelle  chez nos amis Américains, honneur et commerce avant tout. Ok, mais pourquoi encore ralentir une Fédération Européenne qui fonctionne encore plus mal que les institutions européennes.

Ayant assisté à quelques Assemblées Générales de la FEPPD à Bruxelles, les différents exercices de notre profession entre pays du nord de l’Europe, de l’Est et du Sud, les traductions et discours de sourds, des réglementions différentes, l’ultra libéralisme de certains et l’encadrement des autres, font de cette Fédération Européenne une entité difficilement gérable.

Ne tirons pas sur l’existant, ni sur les hommes qui le gère, ni sur les institutions Européennes, mais si l’on veut avancer il faudrait  avoir un programme politique commun. Bravo pour l'harmonisation des diplômes, mais sans obligation pour s'installer, et revenir à minima dans certains pays, c'est plutôt avancer à reculons.

La FEPPD crée par la France néglige une traduction française sur son site Internet (langue officielle). Elle se réjouie (et nous aussi) d’essayer de faire passer une interdiction du béryllium par le biais normatif. C’est aussi l’échec de faire passer les interdictions par la matériovigilance, rendue obligatoire par la directives européenne 93/42.L’incapacité des syndicats de prothésistes dentaires à faire interdire l’utilisation de matériels ou matériaux par le biais des déclarations obligatoires à l’AFSSAPS en France ou  en Europe , prouve l’inefficacité ou la méconnaissances des lois par les syndicats affiliées à la FEPPD..ou alors le béryllium n’est pas plus dangereux que la ponce !.

JJ Miller
Président de l'APD

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NOVEMBRE 2006

Lettre aux jeunes apprentis et étudiants en prothèse dentaire.

L’Association Perspectives Dentaires a pour but de mettre en concordance les capacités professionnelles des Prothésistes Dentaires avec l’avenir du secteur dentaire. Parmi les facteurs négatifs de visibilité, la mondialisation et l’absence de réglementation qui ont déstructurés le développement de nombreux laboratoires depuis 15 ans.

En misant sur la qualité, l’investissement, la gestion on emploie les armes qui font recette actuellement. Mais quel sera le marché de demain si les législations et les comportements ne changent pas ? Les importations sont destructrices en terme d’emploi, de cotisations sociales, de perte de savoir faire…c’est évident.

Aujourd’hui l’ADF 2006 reçoit Labocast au sein de son programme et de son exposition jusqu’à en faire un prix (LABOCAST ADF). Labocast, par un excellent marketing, propose la céramo-métallique à 29€, fabriquée à Madagascar et en Chine. Les autres produits sont également à des prix défiant toute concurrence . 500m2 de bureaux supplémentaires seront ouverts en plus en novembre pour faire face à la demande..

Il y a quelques années, les importateurs refusaient d’ouvrir leur porte aux médias. Aujourd’hui c’est dans l’enceinte même du plus important congrès dentaire qu’on les accueille. Tous les syndicats dentaires font partie de l’ADF. Tout ceci n’est pas anodin.

Dans L’Information Dentaire (8 nov. 2006) nous retrouvons le Docteur Botbol, dirigeant de la société Interlab qui se réfère de son « éthique médicale » comme crédibilité à son commerce ( 500 000 prothèses déjà livrées ) et une augmentation du CA de plus de 34%( en 2003et 2004) On ne parle jamais du prix payé par le patient dans son interview, bien évidement. Les conseils sur la formation des apprentis et futurs Prothésistes Dentaires démontre une méconnaissance de notre profession, mais ce n'est pas ce qui l'interesse.C’est bien entendu dans un pays de liberté que le Docteur Botbol exerce son activité laissant une main d’œuvre peu coûteuse et sous dictature lui procurer de substantiels bénéfices.

 Le marché Français est suffisamment concurrentiel pour éviter de telles dérives de la part de ceux qui se réclame du corps médical avant tout.

Vous les jeunes à qui l’on veut donner le goût du travail bien fait, vous inculquer qu’il faut 5 années d’études plus le double, pour faire un bon professionnel, et en plus avoir du talent ( !) vous comprendrez que votre avenir n’est pas de sonner à la porte des gens cités ci-dessus.

Les chiffres en % des importations énoncés comme venant des douanes par les uns et les autres sont invérifiables. Comme pour les manifestations, prenez les extrêmes, additionnez les, et divisez par deux. Vous trouverez de quoi vous faire réfléchir. Si vous avez encore un doute sachez que comme un iceberg, vous ne voyez que la partie émergeante….

Ne soyons pas pessimistes pour l’avenir mais  soyons attentif, ne baissons pas les bras, dénonçons les dérives commerciales d’une profession médicale, imaginons un exercice professionnel moins dépendant et des conditions de travail à la hauteur de vos ambitions. C’est aussi pour cela que L’Association Perspectives Dentaires est née il y a un an.

Comme l’écrit le Dr Hescot, Secrétaire Général de l’ADF et conseiller du Ministre de la Santé : « l’ADF 2006 : un congrès très profitable »

Pour certains seulement…………….

Le bureau de l’APD

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SEPTEMBRE  2006

Les prothèses dentaires importées: l'avis de georges BOURRELLY

                                                                                                                              

Je voudrais apporter mon point de vue à la lettre du mois de JJ Miller (juillet 2006)  qui traitait de manière que je crois trop pessimiste des prothèses importées. Entre temps,  il s'avère que la revue Technologie Dentaire remet un peu les pendules à l'heure. Plus de mal psychologique, plus de rumeurs néfastes que de faits réels. Ceux qui font pression sur le prix des prothèses l'ont très bien compris, bluffent et en abusent pour déstabiliser les laboratoires Français. A ma connaissance, il n'y a pas de laboratoire de 2500 personnes en Chine, les exportations à partir de ce pays sont complexes, et les labos Chinois sont débordés par la demande locale sans cesse croissante, à laquelle ils ne peuvent plus répondre. Alors imaginez renvoyer un travail pour le retoucher... et quel intérêt de dévoiler le filon dans une revue lue par 1500 concurrents?  Je voudrais  ajouter que ces importations ne vont plus se développer au même rythme,voire simplement ne plus se développer, car les salaires dans les pays en voies de développement progressent beaucoup plus vite que chez nous -il n'y a d'ailleurs pas de quoi en être fier- et les coût de transport augmentent. Tous les pronostiques disent qu'en Europe notre secteur d'activité va progresser dans les années futures. Tout le monde doit savoir qu'un client achète : de la confiance, du service, du plaisir, et du prix si à contrecoeur s'il n'a pas trouvé au moins deux de ces trois précédentes données. Les nouvelles technologies sont très chères et parfois surtaxées dans ces pays. Elles n'y sont pas facilement rentables puisqu'elles remplacent du temps manuel. Je suis très sollicité pour trouver des solutions qui consisteraient à scanner en France et fabriquer à l'étranger afin d'éviter les coûts de transport des modèles. A ma connaissance ce ne peut être ni rentable, ni fiable, hormis peut être la modélisation, mais les programmes sont devenus si performants  -il faut bien moins de 2' pour confectionner une  chape- qu’ils ne peuvent être efficaces, que pilotés par un bon professionnel expérimenté.


Au contraire je pense que la réduction du temps de fabrication va permettre aux laboratoires occidentaux d'être plus compétitifs tout en conservant voire en faisant évoluer leur marge et de reprendre des parts de marché. Je ne suis pas exagérément optimiste, j'avouerai même qu'en fait je m'inquiète beaucoup de la capacité de mes confrères à s'adapter, car le profil de la profession va radicalement changer. 66% baissent et 33% montent le mouvement est déjà engagé. Ils sont trop peu nombreux à avoir acquis la formation de chef d'entreprise qu'ils devraient avoir! C'est pour cela que je soutiens sincèrement toutes les formes de rassemblements professionnels, et tous ceux qui s'investissent dans ces tâches, et que je les en remercie.

Georges Bourelly

                                                                                                                            

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 JUILLET 2006

Pourquoi l’avenir des prothèses dentaires importées hors UE a de beaux jours en perspective.

Les experts comptables considèrent les factures de prothèses dentaires comme des achats. Ceux-ci prennent une part importante dans les comptes de résultat des cabinets dentaires. L’expert, lors de la baisse de résultat regarde là où peuvent ce faire les économies.

Les mutuelles et assurances complémentaires signent avec les Chirurgiens Dentistes des conventions avec des limitations tarifaires, faisant jouer une certaines concurrence entre praticiens uniquement basée sur des honoraires prothétiques. Ceci ne fait que s’accentuer quand la sécurité sociale, par convention demande aussi de ne plus augmenter le prix des prothèses dentaires.

Le plateau technique d’un cabinet coûte de plus en plus cher, mais aussi ses frais de fonctionnement. Comment amortir tout cela en sachant que les soins (même revalorisés) ne couvrent évidement pas les bénéfices souhaités au regard des années de formations, des coûts de fonctionnement, du local professionnel… Depuis 50ans « on se rattrape sur les prothèses » et quelles sont les autres solutions ?

« Dans les affaires il n‘y a pas de morale », ai-je entendu cela dernièrement à l’APD. Il n’y a donc pas à s’offusquer des délocalisations, et d’ailleurs cela choque de moins en moins dans le monde dentaire. Pas de grève, pas de syndicats indépendants, ouvriers acharnés et salut militaire chez nos confrères Chinois, mais qui cela choque t-il?

Depuis l’entrée de la Pologne dans l’UE 1528 dentistes (4,93% des praticiens polonais) ont demandé le certificat pour aller travailler à l’étranger, certains viendront en France et pratiqueront des tarifs inférieurs aux confrères français, c’est de bonne guerre. Pensez-vous qu’ils auront une préférence nationale pour leur choix de laboratoires ?

Les chirurgiens dentistes achèteront des prothèses dentaires à des laboratoires qui feront eux-mêmes fabriqués hors UE pour d’évidentes raisons commerciales. Comment gagner de l’argent sans créer d’emplois, sans investir en matériel et matériaux… ce phénomène s’amplifie car des gestionnaires ont investis le marché, prothésiste dentaire, parfois dentiste, parfois pas grand-chose, mais prenant actuellement plus de 20% de part de marché français.

Compter sur les nouvelles technologies pour donner un souffle chez les prothésistes dentaires français, je veux bien, mais combien de laboratoires vont profiter de cela ? On trouve bien entendu, hors UE, les dernières nouveautés et moins cher.

La sélection naturelle chère au libéralisme fait actuellement des heureux en pensant que les meilleurs survivront, car ils font du beau travail, savent gérer leur entreprise, un rapport qualité-prix concurrentiel, donc le bon créneau. La grande illusion ne sera que passagère car notre main d’œuvre ne sera toujours pas compétitive (voir la dette et les charges que nous laisseront aux successeurs !) et les laboratoires d’extrême orient, du moyen orient, ou d’autres pays émergeants, sauront s’adapter comme nous aux nouvelles technologies numérisées, avec des coûts moindres du fait d’un amortissement en matériel plus rapide et d’une main d’œuvre peu coûteuse.

Dernière convention dentaire (2006) : « … les chirurgiens –dentistes observent dans leurs actes et prescriptions la plus stricte économie compatible avec la qualité, la sécurité et l’efficacité du traitement. Ils utilisent notamment les techniques les moins onéreuses à efficacité thérapeutique comparable »… signée entre les syndicats dentaires et la sécurité sociale. (En impliquant, en plus, cette dernière dans la lutte contre le travail illégal !)

« Qui ne dit mot, consent » c’est bien ce que l’on peut retirer d’un premier courrier envoyé par l’APD à tous les syndicats dentaires et au conseil de l’Ordre de Chirurgiens Dentistes demandant leur avis sur les importations de prothèses dentaires en France, courriers restés sans réponse à ce jour. En lisant un extrait de la convention dentaire qui précède, on peut comprendre que nous n’ayons pas encore de réponses.

La loi de 1998 (amendement Evin) instaurant l’obligation de connaître le véritable fabricant de prothèse dentaire par le biais de la transparence de facturation, n’est pas à mettre à l’honneur de ceux qui n’ont pas signé les décrets d’application, qu’ils soient de droite ou de gauche. L’honneur est sauf pour les prescripteurs qui sont opposés à cette transparence là, dût la moralité en souffrir. Mais il n’y a pas de moralité dans le commerce.

Quand toutes les économies ont été réalisées, le facteur décisif de profit, et de croissance,réside dans le coût de la main-d'oeuvre qui conditionne le lieu de fabrication.

Il reste encore la fidélité de nombre de praticiens, mais la fidélité est souvent contraire à la nature humaine.

JJ MILLER 

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 AVRIL 2006

La précarité en question.

Aller dans la rue, au sein des entreprises, dans les syndicats, on ne parle que de cela.

 On doit comprendre l’angoisse de la jeunesse face au problème de la précarité en France, néanmoins il est bon de rappeler que cette précarité touche aussi les entreprises. Un petit tour chez nous, Prothésistes Dentaires, n’est pas inutile.

La mise à son compte se révèle assez précaire pour certains métiers, notamment dans l’artisanat, puisque seul un artisan sur deux l’est encore au bout de 5 ans.

La survie de l’entreprise artisanale est le plus souvent liée à la capacité du chef d’entreprise à gérer le risque économique.Et les risques sont nombreux chez les Prothésistes Dentaires : difficultés de trésorerie, impossibilité de négocier un découvert bancaire… et surtout perte de clientèle.La fidélité n’étant plus ce quelle était, les petits laboratoires (TPE) sont encore plus fragilisés par la perte d’un client.

Même si on peut considérer que l’expérience et la compétence peuvent limiter les risques, l’anarchie de concurrence dans notre secteur d’activité et notre activité de « sous-traitant » font que beaucoup de laboratoires vivent une certaine forme de précarité, et c’est parfois par la mobilisation de ressources familiales (conjoint salarié, parents servant de caution…) que survivent certains confrères. De plus, nous avons tendance, souvent pour des questions morales, à refuser de licencier du personnel quand il en est encore temps.

La précarité est partout, sauf là où il y a du travail. De plus en plus le travail est exporté, délocalisé et notre profession en subit naturellement les conséquences.

Il faut encore plus de courage pour s’installer actuellement : pas de droit au chômage, charges sociales afférentes aux salaires trop importantes, un avenir avec une dette (déficit budgétaire) monstrueuse et obligation de payer les retraites de ceux qui ont fait ce déficit…

Je ne suis pas certain que nous ayons encore envie d’embaucher du personnel,  même si la croissance d’une entreprise le nécessite. Créer de l’emploi est une satisfaction pour un chef d’entreprise, mais si  la France  reste avec un code du travail trop rigide, le nombre d’emplois ne progressera pas non plus.

« France, tes prothèses foutent toujours le camp…. »

Et de plus en plus de laboratoires sont tentés de faire produire hors UE des prothèses dentaires : bénéfices substantiels, moins de problèmes de personnel, de charges sociales, pas de prud’hommes, on cesse la sous-traitance quand on veut ….donc moins de précarité pour l’entreprise, mais moins d’emplois pour les jeunes. Quant à la perte de la transmission  du savoir faire, on peut l’estimer importante.

Partant du principe que personne ne peut empêcher un employeur de délocaliser le travail ou de faire sous-traiter hors UE des prothèses dentaires  et sachant que les prix des prothèses dentaires, par conventions avec la sécurité sociale ou les mutuelles  et assurances complémentaires seront de plus en plus encadrés pour nos clients Chirurgiens Dentistes,Il me semble normal d’envisager des difficultés de plus en plus importantes pour gérer nos entreprises, ce qui est une évidence pour nombre de confrères empreints encore d’une « culture du métier ».

Les possibilités de survie d’une entreprise  sont d’autant plus élevées que les restrictions à l’entrée sont plus fortes, ce qui ne me semble pas actuellement être le cas chez les Prothésistes Dentaires.

En fait, la précarité est donnée à tout le monde dès sa naissance : quoi de plus précaire que la vie ? 

                                                                         

                                                                                  JJ MILLER               

                                                                             

             

Mars 2006

Les absents ont toujours torts….

 En général une idée nouvelle dérange, et encore plus dans notre profession. La concrétiser en quelques mois fait des envieux.Se sont intéressés à l’Association Perspectives Dentaires : des fournisseurs, la revue Technologie Dentaire, " l’autre " syndicat (SNFPD), deux associations de Prothésistes Dentaires, des sites Internet…..et bien entendu une multitudes de Prothésistes Dentaires qui ne sont pas forcement venus au Forum du 28 janvier à la CMA94, pour les raisons que ceux qui organisent des réunions connaissent bien. Les dialogues que nous avons eus en 45 jours avec les nouveaux adhérents, les amis, les intéressés et les intéressants, nous montrent que l’Association est loin de laisser indifférente. Les encouragements sont nombreux et les sujets que certains confrères voudraient voir évoqués aussi abondants. Laissez-nous encore quelques temps pour nous juger.Vous nous encouragerez en cotisant à l’APD et montrerez votre intérêt pour un nouveau concept dans lequel vos idées seront prises en compte, discutées, voire mises en ligne sur le site.              C’est nouveau, dérangeant mais tellement enthousiasmant.Un prochain évènement est en préparation.Nous prévoyons un sujet traitant du positionnement de notre profession dans l’avenir du système dentaire Français par une conférence - débat avant la fin de l’année. Des contacts sont en train de s’établir pour faire de cette conférence.

Février 2006

Après Bonyplus Reparfix pour réparer les prothèses adjointes, voilà Bonyplus Fixobridge pour resceller les prothèses conjointes.En fait, souvent le patient revient avec une prothèse irréparable ! Nous connaissons la suite.                              Bientôt un nécessaire à prendre les empreintes en vente dans les pharmacies…tout comme les protèges- rien en vente dans les magasins de Sports.                           Si nous voyons tant de publicité à ce sujet, c’est qu’un très important marché existe.                                                                                                          Nous en connaissons les raisons économiques.                                                    Ne convient-il pas de s’interroger sur ce marché qui correspond en fin de compte à une certaine non-qualité dans laquelle interviennent Prothésistes Dentaires et Chirurgiens Dentistes.

En tant qu’Expert à l’AFSSAPS, aucun dossier ne m’a été communiqué depuis plus de 2 ans concernant une prothèse dentaire mal fabriquée, alors que les assureurs des cabinets dentaires et la DGCCRF constatent le contraire.                                        Ceci est assez troublant et permet d’émettre deux suppositions :                         Soit nous fabriquons des prothèses dentaires de haute qualité sans défaut, soit les déclarations obligatoires qui devraient être transmises à l’AFSSAPS, mettraient en lumière des pratiques peu conformes aux lois et textes de déontologie médicale.     La vraie raison se situe peut être à mi-chemin.                                                     En l’absence d’un traçabilité qui échappe toujours au patient , toutes les interprétations sont possibles.                                                                          Nous savons bien, nous Prothésistes Dentaires à qui cela profite.                      Savoir pour le patient la provenance et le lieu de fabrication d’une prothèse dentaire n’est toujours pas à l’ordre du jour des différents gouvernements depuis 1999 (Amendement Evin).                                                                                          Le courage n’est toujours pas d’actualité. 

                                                                           JJ MILLER   

         

   Janvier 2006

" Ecouter, comprendre.. et agir. "

Et nous, et nous, et nous, disent tous les autres… la grande majorité ! !         Silencieuse, dépitée ou euphorique suivant les saisons (les rentrées d’argent) elle s’interroge à quelle sauce seront accommodées nos entreprises dans les prochaines années.

Nous vivons des années de communication,                                             L’Association Perspectives Dentaires veut vivre avec son siècle et ne pas rester en retard d’un bridge.

Profitons d’un outil incommensurable pour communiquer entre nous : Internet.         Exprimez –vous sur le site de l’APD, communiquez, échangez, dialoguez….en quelques mots : débattre pour avancer.

L’Avenir étant un vaste terrain vague, tout est permis.                                           On pourra nous reprocher de faire du bla bla bla , mais pas celui de contrer un certain immobilisme.

Les combats que l’on perd sont ceux que l’on ne mène pas.

Lieu de rencontre des  " agitateurs d’idées " l’Association Perspectives Dentaires se devra de prendre le relais pour faire connaître tous azimuts l’ambition de Prothésistes Dentaires pour un " avenir autrement "

Nous n’avons pas de certitudes, mais des convictions.

                                                           

                                                                 JJ MILLER               

                                                           

 Décembre2005                                                                               " l'APD : Un nouveau concept "

Nous devons envisager l'exercice professionnel de demain, quitte à sacrifier certaines idées reçues, à nous remettre en question, à bannir l'immobilisme.

Comment ne pas entrevoir l’avenir du monde dentaire autrement que par un devenir nettement plus chirurgical et biologique pour les praticiens, et hautement technologique pour les Prothésistes Dentaires .

Demain l'exercice de notre métier demandera d'autres structures à nos laboratoires, des qualifications différentes, d'autres réglementations, d'autres relations interprofessionnelles.

C'est d'abord pour en débattre, sans sujets tabous, ni pensée unique, que nous avons conçu l'Association Perspectives Dentaires. C'est aussi pour devenir une force de proposition indépendante que nous proposerons des solutions adaptées à l'évolution de notre profession.

Plus nous serons nombreux , plus nous serons entendus.

L'Association Perspectives Dentaires n'est pas un syndicat professionnel. Elle compte être consultative par les idées qui se dégageront de ses adhérents. Pour cela nous nous mettrons en relation avec les décideurs d'aujourd'hui et de demain pour être l'interlocuteur que l'on écoute. Nous comptons mettre à la disposition  de nos adhérents tous les moyens leur permettant de comprendre les enjeux de demain.

Ce sont des Prothésistes Dentaires d'expérience qui ont crée l'APD. Nous souhaitons que nous rejoignent   régulièrement ou ponctuellement , des hommes et des femmes qui désirent faire avancer leurs idées. Ce sera aussi cela  notre force.

Notre profession est confrontée journellement à un nouvel environnement technologique et à une nouvelle concurrence . Nous avons l'ambition de penser loin, mais d'agir rapidement, tous ensemble.

Donnons de l'ambition à notre profession.

                                                                           Le bureau de l'APD

 

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Président de l’A" Un observatoire dentaire sera crée…les praticiens ne s’engagent pas formellement à réduire leur dépassements sur les prothèses, ce qu’exigent les assureurs complémentaires, mais affirment que leurs tarifs n’augmentent plus car les limites de solvabilité des patients ont été atteintes " Le FigaroQui construit notre avenir ?                                                                                 Nous, bien sûr diront les politiciens du " tout formation ", continue ou non.                Nous bien sûr diront les adeptes de la " certification d’entreprise "                       Nous bien sûr diront les électrons libres fervent du " tout libéralisme "

Président de l’APD 

Doit-on tout dire ?