Prothésiste dentaire : une profession méconnue

 

 


11 Mar 2019

News 401 "Nouvelle convention dentaire, suite"

Sommaire: Newletter 401 du 11 mars 2019

 -Edito: "Nouvelle convention dentaire, suite".

 -La  convention : Mise en place.Explications.

 -Has : La couronne dentaire transitoire.

 -Pratiques illégales...mais pratiquées.

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Edito 401-3 : Nouvelle convention dentaire suite.
Comme nous vous l’indiquions la semaine derniùre, nous allons vous expliquer les changements qu’implique la nouvelle convention dentaire pour nos laboratoires, à l’exception de la prothùse adjointe qui n’entrera en vigueur qu’en 2021.
Pour ce faire nous allons nous appuyer sur une synthĂšse trĂšs explicite rĂ©alisĂ©e par l’UNPPD en collaboration avec la CNSD, avec l’autorisation de son PrĂ©sident, Laurent Munerot.
Comme vous le savez, cette nouvelle convention comporte 4 paniers correspondant à des tarifications plafonnées différentes pour certaines, mais également à des matériaux et processus de fabrication spécifiques à chacun.
1  CMU-C et ACS
2  RAC 0 (Reste à charge 0) ou encore appelé 100% santé
3 Tarifs maitrisés
4 Tarifs libres
-Concernant les matériaux et processus de fabrication 




-Nous devrons conformer nos fabrications et matériaux 

...
-Encore une fois, J’en conviens, ce sont des choix 

..
-Dans les semaines à venir, nous devrons repenser 

..
-Dans les différents tableaux, vous trouverez à titre indicatif........
-Nous vous rappelons qu’il n’est nullement nĂ©cessaire 


.
-Nous vous conseillons à cette occasion à vérifier la justesse 

..
-La semaine prochaine nous essayerons de répondre à toutes les questions que vous ne manquerez pas de nous poser, notamment sur

......
Pierre-Yves BESSE Président de l'APD pybesse@apd-asso.fr
(..........) correspond aux explications détaillées uniquement >>> pour les adhérents

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04 Mar 2019

News 400:"Plus que quatre semaines"

 Sommaire: newsletter 400 du 4 mars 2019

 - Edito:"Plus que quatre semaines"

 - La convention dentaire expliquĂ©e

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Edito  400 "Plus que quatre semaines"
Eh oui, dans quatre semaines nous serons le 1er avril, jour d’application de la nouvelle convention dentaire... et de la fermeture de nombreux laboratoires de prothĂšse dentaire, si j’en crois les propos des trĂšs nombreux Ă©changes que j’ai pu parcourir sur les rĂ©seaux sociaux.  Si ces rĂ©seaux sociaux sont de formidables outils de communication, hĂ©las ils sont une fois de plus le relais de nombreuses fausses informations ou contre-vĂ©ritĂ©s que lancent certains et colportent les autres sans mĂȘme chercher Ă  les vĂ©rifier.
Leur message est toujours le mĂȘme,  cette nouvelle convention dentaire poussera les chirurgiens-dentistes  dans les bras des importateurs et nos laboratoires Ă  la fermeture,  surtout si vous faites de l’adjointe ou que vous n’ĂȘtes pas Ă©quipĂ© de systĂšmes CFAO.
N’oubliez jamais que les intĂ©rĂȘts des chirurgiens-dentistes, des industriels ou distributeurs et prothĂ©sistes Ă  leur solde, fussent-ils de renom, ne sont pas les nĂŽtres et qu’aucun n’est prĂȘt Ă  partager quand il s’agit d’argent. Ces derniers qui n’ont jamais soutenu leur profession Ă  qui ils doivent ce qu’ils sont aujourd’hui, Ă  savoir des prothĂ©sistes dentaires,  qui ne sont surtout pas syndiquĂ©s et qui n’ont jamais assistĂ©s Ă  une rĂ©union syndicale et donc ne sont au courant de rien, s’autorisent nĂ©anmoins Ă  affirmer que la faute incomberait entiĂšrement Ă  nos syndicats et associations de prothĂ©sistes dentaires alors que si nous avions Ă©coutĂ© les dentistes et industriels du dentaire nous n’en serions pas lĂ .
Tout ceci nĂ©cessite quelques remarques et prĂ©cisions afin d’alimenter votre rĂ©flexion et d’aborder les mois Ă  venir avec un peu plus de sĂ©rĂ©nitĂ©.
Vous devez savoir que si nous ne sommes pas associĂ©s aux nĂ©gociations de la nouvelle convention dentaire,  c’est en raison de notre statut d’artisan et l’opposition farouche Ă  notre prĂ©sence de la part des syndicats dentaires,  comme toujours. Par ailleurs, comment ĂȘtre reconnu par les organismes sociaux avec des nomenclatures ne comportant aucune dissociation entre actes cliniques et actes prothĂ©tiques ?
Vous devez savoir que nos clients chirurgiens-dentistes ne sont officiellement informés du contenu de cette nouvelle convention que depuis 3 semaines par leurs organisations syndicales lors de réunions départementales.
Vous devez savoir que seulement certains tarifs seront plafonnĂ©s et correspondront Ă  des matĂ©riaux et conceptions spĂ©cifiques qu’il nous faut dĂšs Ă  prĂ©sent intĂ©grer dans nos process et que nous pourrons tarifer Ă  leur juste prix. Un tableau simplifiĂ© sera communiquĂ© dans la newsletter 401 de dimanche prochain pour les adhĂ©rents.
Vous devez savoir qu’à partir du 1er avril,  le budget allouĂ© au remboursement du secteur dentaire sera augmentĂ©, que les chirurgiens-dentistes vont avoir de nombreux actes fortement revalorisĂ©s Ă  plus de 40 %, et que l’augmentation moyenne du CA par cabinet serait de 9 000 € par an (la CNSD s’est attachĂ©e dans la nĂ©gociation Ă  ce que le solde entre revalorisations et plafonds soit positif pour la profession),  aussi il n’y a donc aucune raison de baisser nos tarifs comme le rĂ©clame certains dentistes
Vous devez savoir que l’objectif de cette nouvelle convention est de corriger les dĂ©rives et abus d’actes de certains praticiens.
Pour finir, vous devez savoir que l’Unppd a organisĂ© cette semaine une rĂ©union d’information sur la nouvelle convention dentaire et ses consĂ©quences pour nos laboratoires trĂšs claires et explicite oĂč brillaient par leur absence tous les agitateurs et oiseaux de mauvais augure qui en parlent tant sur les rĂ©seaux sociaux.
Comme nous vous le rĂ©pĂ©tons depuis plus d’un an, cette nouvelle convention n’aura pas d’impacts sur nos entreprises et devrait mĂȘme nous permettre d’augmenter nos volumes d’activitĂ©s dĂšs lors que nous nous comporterons en vĂ©ritables entrepreneurs et fabricants.
Pierre-Yves Besse PrĂ©sident de l’APD pybesse@apd-asso.fr

"Ce que vous devez savoir" vĂ©ritablement sur ce que contient rĂ©ellement la nouvelle convention dentaire sera expliquĂ© sous forme d’un tableau simplifiĂ© dans notre prochaine newsletter. Pour nos adhĂ©rents seulement.

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25 Feb 2019

News 399: "Cobalt danger.Raison garder"."

Sommaires: newsletter 399 du 25 février 2019

 - Edito:"Cobalt danger. Raison garder."

 - Matériovigilance, quelques rappels

 - CNSD: Des recommandations condamnables

 - Apprentissage: un record

 - Un dentiste condamné

 - Petites annonces dentaires

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Edito 399: Cobalt danger. Raison garder
Certains laboratoires nous ont alertĂ©s sur la diffusion d’une note de l’AFNOR  concernant le Cobalt mĂ©tallique. Sans ĂȘtre nullement compĂ©tent en matiĂšre scientifique, nous devons rester prudent envers cette information, qui a le mĂ©rite d‘attirer l’attention sur la toxicitĂ© ( sous rĂ©serve d’utilisation ) de la plupart des alliages, mĂ©taux, voire des  matĂ©riaux que nous utilisons journellement. Rester prudent, c’est-Ă -dire ne pas s’affoler, tant de conditionnel sont Ă©mis dans cette lettre. Nous ne sommes pas les seuls Ă  avoir recours au Co Cr, c’est 90 % de prothĂšses orthopĂ©diques qui sont posĂ©es dans le monde en Co Cr, celles-ci dans un milieu aseptique, diffĂ©rent du milieu buccal.
Tout a commencĂ© aux États-Unis avec la publication d'une Ă©tude sur les consĂ©quences Ă  long terme des vapeurs de cobalt. Cette Ă©tude rĂ©vĂšle alors le risque potentiellement cancĂ©rigĂšne de ce mĂ©tal sous cette forme. L'Europe souhaite aller plus loin : reclasser le cobalt mĂ©tallique, quelle que soit sa forme, autrement dit, considĂ©rer le cobalt comme une substance potentiellement cancĂ©rigĂšne, mutagĂšne ou toxique pour la reproduction.
Chez l’homme, le cancer associĂ© est celui des poumons, observĂ© chez des travailleurs exposĂ©s de maniĂšre chronique Ă  des poussiĂšres contenant cette substance il s’agit essentiellement d’exposition dans les industries des mĂ©taux durs (CIRC, 2006).
Le cobalt chrome est implantĂ© depuis longtemps (1937 avec le Vitallium) et il ne semble pas qu'on ait pu dĂ©montrer qu'il provoque des cancers sous cette forme. A ma connaissance, dans le secteur dentaire, aucune dĂ©claration de matĂ©riovigilance n’a Ă©tĂ© faite.
Par ailleurs, le remplacement du Co Cr par un autre matĂ©riau, risque d'imposer aux fabricants un grand nombre d'essais (re-validation des procĂ©dĂ©s, biocompatibilitĂ©s...), une revue de leur Ă©valuation clinique, l'identification de nouveaux risques, autant de dĂ©marches trĂšs coĂ»teuses dont les dĂ©lais ne permettraient pas Ă  ces industriels d'ĂȘtre prĂȘts d'ici mai 2020.Chacun plaide pour sa paroisse, mais le matĂ©riau idĂ©al n’existe pas. Au nom d’un principe de prĂ©caution, certaine dĂ©cision europĂ©ennes sont parfois prises hĂątivement, alors qu’on laisse d’autres pays envahir le monde, sans nulles autres contraintes que de remplir les formalitĂ©s administratives. Je pense aux prothĂšses dentaires importĂ©es.
Le remboursement dans le RAC0 concernant les couronnes mĂ©talliques sur  dents postĂ©rieures est contestĂ© par un certain nombre de praticiens. Il ne faut pas ĂȘtre devin pour y voir un parallĂšle Ă©vident, avec la diffusion de cette information. A consulter les rĂ©seaux sociaux, on y trouve les principaux bĂ©nĂ©ficiaires s’exprimer.
J-J. Miller Secrétaire général APD jjmiller@apd-asso.fr

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18 Feb 2019

News 398 "RĂ©paration dentaire en question"

Sommaire : newsletter 398 du 18 février 2019

Edito: RĂ©paration en question

 - Réparer son dentier en urgence

 - Tarifs et convention dentaire

 - "Jamais content", au Maroc aussi

 - Annonces dentaires

image Par Jean-Jacques Miller

Edito 398 : RĂ©paration en question.
Depuis toujours l’ONCD et les syndicats dentaires dĂ©fendent becs et ongles, l’idĂ©e que remettre et facturer Ă  un patient, un appareil fracturĂ© rĂ©parĂ© par un prothĂ©siste dentaire serait un acte mĂ©dical relevant exclusivement de l’art dentaire.
Si encore Ă  ce jour,  la rĂ©paration d’une prothĂšse adjointe sans prescription d’un praticien est interdite en France,  au mĂȘme titre que la rĂ©paration avec prescription, mais remise au patient et contrĂŽlĂ©e en bouche par le prothĂ©siste dentaire, expose ce dernier Ă  des sanctions pĂ©nales, officiellement,  au nom de la « santĂ© publique ».  Dans les faits, cette interdiction est purement corporatiste, faisant passĂ© l’intĂ©rĂȘt de la « science dentaire »  et de ses acteurs, avant celui des patients, considĂ©rant que le prothĂ©siste dentaire est inapte Ă  juger de la pertinence d’effectuer une rĂ©paration, ou de renvoyer le patient voir son chirurgien-dentiste. Il est certain que l’horrible spectre de la denturologie est agitĂ© au nom de la santĂ© publique Ă©galement.
Pourtant dans les faits, nous recevons tous dans nos laboratoires, des patients que nous adressent directement nos clients chirurgiens-dentistes de terrain, ceux qui travaillent au quotidien, qui dĂ©bordĂ©s, faute de temps, de disponibilitĂ©, en congĂ©s ou encore par manque d’intĂ©rĂȘts financiers, nous laissant le soin de redonner aux patients leur prothĂšse et de leur facturer directement notre travail. Certains nous recommandent mĂȘme d’augmenter nos tarifs afin de ne pas trop souligner la diffĂ©rence de tarification entre laboratoire et cabinet.
ParallĂšlement, de plus en plus de patients s’adressent directement Ă  nous, prothĂ©sistes dentaires, las de perdre leur temps Ă  chercher un chirurgien-dentiste ouvert,  qui ne soit pas en vacances, qui accepte de les recevoir rapidement, de ne pas ĂȘtre privĂ© de leurs appareils un jour ou deux quand ce n’est pas tout un weekend, mais Ă©galement pour des questions Ă©conomiques, de nombreux patients n’ayant pas les moyens de payer les honoraires demandĂ©s par les praticiens.
Des usages officieux qui si nous Ă©tions mieux reprĂ©sentĂ©s et dĂ©fendus pourraient faire changer les textes de loi et permettre de lĂ©galiser par la mĂȘme occasion d’autres pratiques rĂ©alisĂ©es Ă  la demande de nos clients chirurgiens-dentistes comme la prise de teinte ou modifications esthĂ©tiques de prothĂšses amovibles. Des pratiques officialisĂ©es dans nombre de pays de l’UE, mais que certains responsables nationaux de notre profession considĂšrent comme insignifiantes, et ne sont nullement portĂ©es par notre syndicat reprĂ©sentatif. Surprenante attitude alors que les dĂ©lĂ©gations de tĂąches, au profit des patients, augmentent dans pratiquement toutes les professions liĂ©es Ă  la santĂ©.
Mais ceci pourrait Ă©voluer Ă  partir d’avril 2019 avec la nouvelle convention et ses tarifications imposĂ©es, notamment sur les rĂ©parations, des tarifs qui n’intĂ©resseront pas du tout nos clients chirurgiens-dentistes et qu’ils ne manqueront pas de nous adresser directement.
Jean-Jacques MILLER  SG de l’APD jjmiller@apd-asso.fr

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11 Feb 2019

News 397"ProthĂšses dentaires Made in France: quelle garantie?"

Sommaire: newsletter 397 du 11 février 2019

- Edito : ProthĂšses Dentaires "Made in France" Quelle garantie?

- Un nouveau devis: encore?

- Les audioprothésistes contents

- Identifiez les numéros surtaxés

- CFAO au cabinet dentaire : 5 ans de prisons si...

imagepar Pierre-Yves Besse

Edito 397 11 février 2019
Prothùses dentaires ‘’Made in France’’ : Quelle garantie ?
Aucune. Aujourd’hui plus personne n’est dupe et les consommateurs savent bien que l’étiquetage  ‘’Made in France’’ ne signifie plus fabriquĂ© en France Ă  100 % et qu’il suffit de coller une Ă©tiquette sur un col de chemise ou de polir le bandeau mĂ©tallique d’une CCM pour qu’elle devienne ‘’Made in France’’.
Si l’intention d’Yves JĂ©go *, porteur politique de cette marque,  Ă©tait de donner un peu de visibilitĂ© aux fabricants français, celle-ci s’est vite heurtĂ©e aux rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques d’un marchĂ© mondialisĂ© et ses mauvaises pratiques motivĂ©es par le seul profit.

Ainsi chaque organisation professionnelle souhaitant bĂ©nĂ©ficier de l’étiquetage ‘’Made in France’’ dĂ©termine elle-mĂȘme ses critĂšres et pourcentages  de fabrication sur le territoire, laissant 10 %,20 %,30 % ou plus de tolĂ©rance de fabrication hors territoire national et la prothĂšse dentaire ne fait pas exception.
Une tolĂ©rance dont les importateurs de prothĂšses low-cost profitent pour afficher le logo ‘’Made in France ‘’ sur leurs publicitĂ©s en toute lĂ©galitĂ© pour le plus grand bonheur des nombreux chirurgiens-dentistes qui ont  fait le choix purement financier de poser ce type de DMSM au dĂ©triment de la qualitĂ© et de la santĂ© de leurs patients avec l’aval des syndicats dentaires et de l’ONCD qui jugent pourtant ces prothĂšses importĂ©es peu qualitatives, mais qui dans le mĂȘme temps remplissent leurs revues professionnelles de leurs publicitĂ©s.
Si les syndicats de chirurgiens-dentistes se plaignent qu’une nouvelle convention  leur est imposĂ©e, il faut relativiser, et constater que depuis des annĂ©es, ils refusent tout changement,  toute transparence sur leurs tarifications, la dissociation des actes prothĂ©tiques et  le paiement sĂ©parĂ© (comme le propose l’APD et le rapport IGF 2013).AprĂšs l’arrĂȘt du rĂšglement arbitral, les chirurgiens-dentistes profitent de la nouvelle convention et des tarifs plafonnĂ©s de certaines prothĂšses pour faire Ă  nouveau pression sur les tarifs de nos laboratoires,  tout en se gardant bien d’avouer qu’en compensation,  de nombreux actes de soins ont Ă©tĂ© revalorisĂ©s, tout en nous prĂ©cisant qu’ils vont devoir faire appel Ă  des laboratoires d’importations pour s’en sortir.
Que répondent les prothésistes dentaires ?
Sur le plan politique, l’UNPPD est bloquĂ©e par les syndicats dentaires  qui s’opposent par principe Ă  toutes ses propositions et initiatives (CQLab). Un Ă©tat de fait qui a poussĂ© certains d’entre nous, prothĂ©sistes dentaires indĂ©pendants, Ă  prendre l’initiative de crĂ©er des labels valorisant la fabrication française ou rĂ©gionale comme « France ProthĂšse Dentaire », « Labeldent » , « Agathe », « Origine France Garantie »  en communiquant directement vers les patients consommateurs et le grand public afin de faire connaĂźtre notre mĂ©tier, nos compĂ©tences, nos savoirs- faire, la qualitĂ© de nos fabrications et leur conformitĂ© avec les RĂšglementations EuropĂ©ennes,  tout en valorisant  le travail de fabrication française, la sauvegarde des emplois, la conservation de la transmission du savoir, le patriotisme artisanal
 et avec pour d’autres, l’aspect lĂ©gislatif et rĂšglementaire mis en avant ou l’attractivitĂ© de la rĂ©gionalisation.
Actuellement les importateurs profitent de rĂ©glementations  europĂ©ennes ou françaises peu contraignantes et du laxisme des pouvoirs publics dans les contrĂŽles et surtout d’une Ă©vidente complicitĂ© avec tout le secteur de la dentisterie.
Devant cette multitude de labels  cherchant Ă   valoriser la fabrication française de nos laboratoires et comme l’avaient souhaitĂ© les participants lors du dĂ©bat du Dental Forum 2018,  par dĂ©faut, France Prothese Dentaire se propose d’organiser une concertation entre tous les initiateurs de ces labels avant le mois de mai, afin de dĂ©finir une stratĂ©gie de communication grand public nationale efficace pour le deuxiĂšme semestre 2019.
Il est urgent d’agir avec tous ceux qui en ont la volontĂ©, notre profession ne peut plus attendre.

Pierre-Yves Besse prĂ©sident de l'APD pybesse@apd-asso.fr  
*Rapport

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04 Feb 2019

NEWS 396" Nous autres, Prothésistes Dentaires"

Sommaire :

- Edito :"Nous autres, prothésistes dentaires"

- Profil du labo type, selon "Technologie Dentaire"

- Notre profession en 2017 ( UNPPD)

- Qualité de vie des équipes dentaires


Edito 396 du 4 février 2019
Nous autres, Prothésistes Dentaires.
Face aux statistiques non fiables des centres de gestions, car Ă©tudiĂ©s sur trop peu de laboratoires, face Ă  des enquĂȘtes de branches dans lesquelles sont absentes les rĂ©munĂ©rations et les heures travaillĂ©es, face Ă  des Ă©lĂ©ments du MinistĂšre des Finances non probantes, la revue Technologie Dentaires, nous a fourni derniĂšrement, Ă  l’issue d’une enquĂȘte trĂšs dĂ©taillĂ©e, des informations qui corroborent le ressenti de nombreux confrĂšres. Dans cet Ă©dito, nous nous contenterons de citer quelques extraits de cette importante enquĂȘte. D’autres chapitres comportant les Ă©lĂ©ments de rĂ©ussite au laboratoire sont certainement autant intĂ©ressants. NĂ©anmoins, un pessimisme quant Ă  l’avenir de notre profession est le point commun de la majoritĂ© des prothĂ©sistes dentaires interrogĂ©s.

Extraits :

"... Le + heures
Parmi les critĂšres de manque de rĂ©ussite, il en est un, auquel souvent on ne pense pas, c’est les “horaires de dingue” et donc le manque de temps libre. Nous nous sommes donc intĂ©ressĂ©s Ă  ceux qui font plus de 80 heures par semaine. Ils sont 12 % de la profession. En moyenne ils font 84h par semaine, soit 14 heures par jour ....On comprend bien pourquoi ils ne sont que 36 % Ă  ressentir une satisfaction gĂ©nĂ©rale (contre 64 % pour l'ensemble de la profession), et pour ces 36 % on se demande bien pour quelle raison... On n’en a pas trouvĂ©. Pour cette population, une seule autre satisfaction est citĂ©e par seulement 36 % d’entre eux, l’amour du mĂ©tier. 
Par contre ils sont un peu plus nombreux Ă  exprimer une satisfaction financiĂšre, 45 % contre 66 % pour l’ensemble de la profession, ce qui se justifie puisque le salaire moyen de ces “forçats de la prothĂšse” avoisine les 5000 euros

Qui gagnent le moins
Contrairement aux analyses que nous avions faites dans la derniĂšre partie oĂč nous prĂ©sentions le profil de ceux qui se situent en position de rĂ©ussite, cette fois-ci nous nous sommes penchĂ©s sur ceux qui sont en position de faiblesse, victimes de l'Ă©volution technologique, de la concurrence Ă©trangĂšre et autres...:16 % des patrons gagnent moins de 2000 euros par mois dont 2 % sont en dessous de 1000 euros. Nous avons considĂ©rĂ© que l’échec sur le plan financier se situait au-dessous de 2000 euros de revenu
. Ce qui saute aux yeux dans cette fiche, outre l’effectif moyen de 2 personnes, c’est la forte prĂ©sence de femmes, puisqu’elles reprĂ©sentent 30% de ces patrons. Et si l’on regarde les 4 % qui sont au-dessous de 1000 euros par mois, cette proportion passe Ă  70 %, alors qu’elles ne sont que 15 % sur l’ensemble de la profession. En faisant le calcul dans l’autre sens 30 % des patronnes prothĂ©sistes sont dans la tranche des moins de 2000 euros par mois, “ĂȘtre une femme prothĂ©siste... tu sais c’est pas si facile...” On note ensuite le plus faible taux de satisfaction gĂ©nĂ©rale avec seulement 51 % et pire encore sur la satisfaction financiĂšre avec 21 %, on les comprend !On notera qu’elles sont pour 95 % Ă  ĂȘtre seules au labo (pas d’employĂ©s). On constate ensuite que le taux d’équipement numĂ©rique est trĂšs faible, avec seulement 25 % de ces laboratoires contre 60 % pour l’ensemble de la profession. Il serait temps que l’industrie se penche sur leur cas pour proposer une solution abordable de CAO, vivement “le numĂ©rique pour tous”. On notera enfin qu’ils font beaucoup plus d’adjointe que la moyenne.
Que les gros salaires lĂšvent le doigt
Contrairement aux analyses que nous avions faites dans les deux premiĂšres parties, oĂč nous analysions les caractĂ©ristiques du patron ou de son entreprise en y cherchant les signes de rĂ©ussite, cette fois-ci nous avons procĂ©dĂ© Ă  l’inverse, en analysant le profil de ceux qui se situent en position de rĂ©ussite
., il y a de fortes disparitĂ©s de rĂ©munĂ©ration. Un peu moins de la moitiĂ© des patrons (45 %) gagne moins de 3000 euros et l’autre moitiĂ© de 3000 Ă  6000 et plus, la plus grosse tranche se situant entre 2000 et 3000 euros
.Nous avons considĂ©rĂ© que la rĂ©ussite sur le plan financier commençait Ă  6000 euros, et nous allons donc Ă©tudier cette population, 12 % des chefs d’entreprise, pour comprendre qui ils sont
 Bien Ă©videmment, il y a des gens seuls qui gagnent trĂšs bien leur vie et des grosses structures oĂč le dirigeant se rĂ©munĂšre peu
On constate aussi une corrĂ©lation entre l'Ă©quipement CAD/CAM et le revenu, mais cette fois-ci ce n’est pas constant, puisque dans les revenus moyens (2000 Ă  4000 euros) on est parfois plus Ă©quipĂ© que dans les revenus moyens-hauts (4000 Ă  6000 euros). Il existe enfin, aussi, une corrĂ©lation entre le revenu et la croissance.
Nous avons donc Ă©tabli le portrait du patron Ă  haut revenu et de son laboratoire...Ce qui ressort le plus est le niveau d'Ă©tudes gĂ©nĂ©rales qui est BAC et BAC+ pour prĂšs des deux tiers. De mĂȘme, le milieu familial d’origine semble compter pour beaucoup, puisque dans des proportions similaires (60 %) leurs parents Ă©taient Ă  leur compte (artisans, commerçants, libĂ©raux...). Ensuite la structure : 7 personnes en moyenne, quasiment tous Ă©quipĂ©s de scanners et, pour prĂšs des deux tiers, de machines. MalgrĂ© cela, ils ne font pas tout avec, seulement 50 % de leur production. Ils n’ont qu'une gamme, soit moyenne soit haut de gamme, leurs tarifs sont lĂ©gĂšrement supĂ©rieurs Ă  la moyenne, mais sans excĂšs. Enfin, comme vous le constaterez, ils connaissent tous une forte croissance puisqu'en moyenne elle est de 8,5 %.
Baisse du chiffre d’affaires
Nous avons voulu connaßtre le profil de ceux qui, parmi les 31 % de labos en décroissance, affichaient les plus fortes baisses. Dans un premier temps, nous avons analysé les différences qui existaient selon les tranches de 5 %, pour nous focaliser à la fin sur ceux qui faisaient « 20 % et plus » de baisse qui représentent 24 % des "baissiez" et 8 % de la profession.
Comme vous pouvez le voir dans le graphique 
 il y a une certaine logique entre la taille, la rémunération et le taux de décroissance, les plus fortes baisses étant les labos les plus petits et ayant les plus bas salaires.
Le taux d’équipement en CAO ne semble pas avoir d'impact sur la baisse puisque la tranche 15 Ă  20 % de baisse est fortement Ă©quipĂ©e (69 %), peut-ĂȘtre trop vu la taille moyenne de 2 personnes.
Ce qui est le plus frappant pour les laboratoires en baisse de « 20 % et plus, c’est que ce sont eux qui font le nombre d’heures le plus Ă©levĂ©.
Nous avons cherchĂ© le facteur qui pouvait expliquer ces baisses importantes et nous nous sommes aperçus que ces labos subissent pour les deux tiers une recrudescence de concurrence Ă©trangĂšre, contre 37 % seulement des labos en hausse, et locale pour 55 % contre 24 % seulement pour les haussiers
.."
Fin des extraits
P.s. Ces quelques extraits sont Ă  analyser en relisant l’étude de « Technologie Dentaire » parue dans les 5 derniers numĂ©ros, et dans lesquels fourmillent mille dĂ©tails. Nous y retrouvons des Ă©lĂ©ments de la disparitĂ© de nos conditions d’exercice. Chacun devrait se retrouver dans les analyses que nous propose Alain Guillaume. Faudrait-il aussi que chacun les ait lues attentivement. Nous espĂ©rons y revenir avec nos adhĂ©rents.Écrivez vos ressentis : contact@apd-asso.fr
JJ Miller SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’APD

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28 Jan 2019

News 395 "formation professionelle des Prothésistes"

Sommaire:

- Edito: Formation professionnelle : rĂȘves et rĂ©alitĂ©s

- E. Macron, Ministre, et les ProthĂ©sistes Dentaires.

- Top10 des articles APD

- La  loi anti-cadeaux, c'est quoi?

- Fin de l'interdiction de publicité ( cabinet dentaire)

- Cotisations APD

image par Pierre-Yves Besse

 Edito 395-3
Formation professionnelle : rĂȘves et rĂ©alitĂ©s
L’apprentissage des techniques et savoirs a permis Ă  l’humanitĂ© d’évoluer du chasseur-cueilleur Ă  l’homme d’aujourd’hui, une Ă©volution rĂ©sultant de la transmission entre gĂ©nĂ©rations de connaissances et de savoir-faire, que chacune a eu Ă  cƓur de maĂźtriser et de faire Ă©voluer.  L’offre de formation s’est diversifiĂ©e et multipliĂ©e avec les progrĂšs des sciences, des technologies et des professions.
AprĂšs la rĂ©volution industrielle,  nous vivons aujourd’hui une double rĂ©volution, aussi formidable que brutale, celles du numĂ©rique et de la mondialisation qui nĂ©cessite de notre part des capacitĂ©s d’adaptation en termes de modes de communication, de fabrication, de commerce, d’échanges et donc de formation.
Nos politiques ne cessent de le marteler,  la formation initiale et la formation continue  de chacun de nous, sont les seuls moyens d’évoluer dans cette nouvelle Ă©conomie, ceux qui ne l’ont pas rĂ©alisĂ©, sont rapidement mis de cĂŽtĂ©, et ne trouvent plus de travail.
Pour notre profession comme de nombreuses autres, l’offre de formation est divisĂ©e en deux filiĂšres :
-   Ă‰ducation nationale avec un BAC Professionnel et un BTS en prothĂšse dentaire
-   Artisanale avec le BTM, le BTMS,
Deux filiĂšres souhaitĂ©es par notre profession que peut couronner le titre par excellence de MOF.
Des titres et des diplĂŽmes synonymes de perfection, ambassadeur du savoir –faire  français  comme aiment Ă  le rappeler les politiques. Paradoxalement, le premier d'entre-eux, le prĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron , le mĂȘme qui ne cesse de nous vanter les vertus  de l’apprentissage et de la qualification professionnelle, le mĂȘme qui ne cesse de se faire photographier dans les CFA et CMA, entourĂ© de jeunes apprentis et d’artisans, le mĂȘme qui a fait d’un des nĂŽtres, un ProthĂ©siste Dentaire, son « chargĂ© interministĂ©riel au dĂ©veloppement de l’apprentissage dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville », s’oppose dans le mĂȘme temps Ă  la nĂ©cessitĂ© d’une qualification pour l’installation au nom de la libertĂ© d’entreprendre, principe de base de l’ultralibĂ©ralisme, au mĂȘme titre que le libre- Ă©change.
Un choix peu enclin Ă  nous rassurer sur l’avenir de nos laboratoires et de notre profession, concurrencĂ©s par des entreprises non soumises aux mĂȘmes rĂšgles  sociales, fiscales et salariales, entrainant un doute chez de nombreux jeunes qui s’interrogent sur l’utilitĂ© de cursus de formation et l’obtention de qualifications.
ClassĂ©e dans l’artisanat, fourre-tout professionnel cosmopolite, dont la reprĂ©sentation nationale (l’U2P) est tout aussi inconnue et invisible du grand public et des politiques. Pourtant la qualification obligatoire pour l’exercice de notre  profession dont les fabrications sont destinĂ©es Ă  la santĂ© et bien-ĂȘtre de patients, devrait ĂȘtre une Ă©vidence pour tous : classe politique, sĂ©curitĂ© sociale, complĂ©mentaires maladie et professionnels de santĂ© (bien absents du sujet Ă©galement)
La mĂ©thode CouĂ© politique et mĂ©diatique cherchant Ă  nous convaincre d’une embellie Ă©conomique,  contraste avec la rĂ©alitĂ© quotidienne de nos entreprises qui fait craindre le pire pour  l’avenir de nos laboratoires.  Un pessimisme, des incertitudes  et un manque de visibilitĂ© qui n’incitent pas nos laboratoires  Ă  recruter et former des apprentis. Dans le mĂȘme temps, les Ă©coles privĂ©es et centres de formation n’ont jamais formĂ©s autant des prothĂ©sistes dentaires, pour quel avenir ?
Il est urgent de nous fĂ©dĂ©rer autour d’un projet professionnel ambitieux, de parler d’une seule voix (!!!) pour exiger la place qui doit nous revenir au sein du systĂšme dentaire français. Il est urgent de faire entendre nos revendications dans les mĂ©dias et les ministĂšres avec plus de succĂšs qu’hier.
Pierre Yves Besse PrĂ©sident de l’APD pybesse@apd-asso.fr

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21 Jan 2019

News 394 "Heureusement, l'espoir fait vivre"

Sommaire:

 Edito: Heureusement que l'espoir fait vivre...

- Grille des salaires ( 1er janvier 2019)

- La convention dentaire et tarifs

- Le systĂšme dentaire nippon

- Les 4 vérités de l'UJCD

 image par Pierre-Yves Besse

Edito 394 (21 janvier 2019)
Heureusement que l’espoir fait vivre

..
Depuis des dĂ©cennies, tous les reprĂ©sentants de notre profession n’ont, et ne cessent d’alerter les politiques et les gouvernements successifs sur la concurrence dĂ©loyale des importations de prothĂšses dentaires en provenance des pays Ă  bas coĂ»ts.
La nouvelle convention dentaire qui sera appliquĂ©e dans quelques semaines pourrait favoriser ces importations de mauvaises qualitĂ©, comme l’a rappelĂ© Michel Bastide en s’adressant Ă  Me Buzyn, Ministre de la SantĂ© et des SolidaritĂ©s.
Pour toute rĂ©ponse, cette derniĂšre lui a assurĂ© qu’elle allait saisir ses services de ce problĂšme de mauvaise qualitĂ© dĂšs son retour au ministĂšre, comme si elle dĂ©couvrait le problĂšme.
En effet, interpellĂ©e Ă  plusieurs reprises avec la mĂȘme question par l’APD  et par notamment des dĂ©putĂ©s Ă  l’AssemblĂ©e Nationale, celle-ci a souvent fait ce genre de rĂ©ponse, bottant en touche ou rĂ©pondant sur un autre sujet, Ă©vitant soigneusement de citer notre profession comme si celle-ci Ă©tait tabou au ministĂšre de la santĂ©. Pratique courante de son ministĂšre.
Depuis toutes ces annĂ©es nous n’avons cessĂ© d’alerter les diffĂ©rents ministĂšres sur :
- les risques sanitaires encourus par les porteurs de ces importations de prothĂšses dentaires low-cost de ces prothĂšses dentaires low-cost importĂ©es de dont les matĂ©riaux les composant, n’offrent aucune garantie de qualitĂ©, de provenance et de marquage CE comme l’exige la directive europĂ©enne encadrant notre profession.
- l’incapacitĂ©, l’impossibilitĂ© ou encore le manque de volontĂ© des services de l’état d’effectuer des contrĂŽles dans les laboratoires dentaires hors de l’UE.
- l’absence de taxes douaniùres partielles ou totales sur ces DMSM.
- la concurrence fiscale déloyale des importateurs vis-à-vis de celle des fabricants nationaux.
- la fermeture de nombreuses entreprises françaises et leurs nombreux licenciements dus Ă  la concurrence tarifaire de ces DMSM importĂ©s dont les prix bas sont favorisĂ©s par l’absence anormale de taxes citĂ©es ci-dessus.
Une hypocrisie, un manque d’intĂ©rĂȘt ou encore la mĂ©connaissance de la part de nos politiques concernant de notre profession, peut-ĂȘtre dus Ă  la petite taille de nos entreprises, notre manque de visibilitĂ© et de militantisme de la part de nos reprĂ©sentant nationaux,  au faible nombre de celles-ci et d’emplois que nous reprĂ©sentons, expliquent que nous ne soyons pas entendus ou digne d’intĂ©rĂȘt,font qu'ils ne nous Ă©coutent pas,Ă  l’instar du traitement politique et mĂ©diatique il y a quelques annĂ©es des 5000 licenciements chez Peugeot, alors que dans le mĂȘme temps notre profession perdait 7000 emplois.  
Pour beaucoup d’entre eux, comme pour une majoritĂ© des patients, les prothĂšses dentaires sont fabriquĂ©es par les chirurgiens-dentistes, une idĂ©e reçue entretenue par ces derniers.
MĂȘme notre PrĂ©sident de la RĂ©publique, Emannuel Macron, lors de son deuxiĂšme dĂ©bat avec les maires rĂ©unis Ă  Souillac, a confirmĂ© cette confusion des genres en affirmant avoir demandĂ© aux prothĂ©sistes dentaires d’appliquer au plus vite le Reste Ă  charge ZĂ©ro.
Tout ceci dĂ©montre une fois de plus, que le choix que nous avions fait de 2009 Ă  2011 d’orienter notre communication vers les patients consommateurs pour nous faire connaitre et faire pression sur les politiques Ă©tait judicieux, nous faisant regretter que nos successeurs ne l’aient pas compris.
Pierre-Yves Besse Président de l'APD pybesse@apd-asso.fr

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15 Jan 2019

News 393 " les prothĂšses dentaires turques, comment turquer"

Sommaire :

 - Edito : les prothĂšses dentaires Turques: comment "turquer"

 - Conseils turcs aux dentistes pour "turquer"

 - La Ministre de la SantĂ© rĂ©ponds Ă  l'UNPPD

 - PrĂ©judices sexuels en matiĂšre dentaire

 - La MutualitĂ© française et le RAC0

 - Actions juridiques de l'UNPPD ( 1973-1997)


image Par Jean-Jacques Miller

 
Edito 392 ( 14 janvier 2019)
ProthĂšses dentaires Turques : comment "turquer".

Les prothĂšses dentaires importĂ©es de Turquie ont de quoi sĂ©duire les dentistes français, comme l’énoncent les conseils donnĂ©s aux clients par un fabricant mi-turc-mi-français.
La Turquie et l’UE ont instituĂ© une union douaniĂšre en 1995. L’accord vise Ă  garantir la libre circulation des produits industriels entre l’UE et la Turquie, en  supprimant les contrĂŽles Ă  l’importation de ces produits aux frontiĂšres entre l’UE et la Turquie. Ce pays est membre de l’Espace Economique EuropĂ©en (EEE).
Le devis dentaire conventionnel de 2012 faisait mention comme origine de fabrication la France, l’UE et hors UE. Revu en 2014, y ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s la Suisse et l’EEE. Si les importations de Suisse se rĂ©duisent en une tablette de chocolat, il n’en va pas de mĂȘme concernant la Turquie (Made in Labs, SIVP
 et tous les inconnus du bataillon)
Si l’on peut supposer que la lĂ©gislation impose de considĂ©rer les prothĂšses dentaires Turques comme EuropĂ©ennes (Ă  contrario des prothĂšses chinoises), il n’est pas Ă©tonnant que les syndicats dentaires signataires (ou non) de la convention se fĂ©licitent de cette mesure, occultant une fois encore, l’origine de fabrication des DMSM. En matiĂšre mĂ©dicale, et nos fabrications le sont, la transparence totale devrait ĂȘtre de mise. Ce n’est pas le cas.
Seuls profitent , les importateurs, la main-Ɠuvre turque, certains dentistes, mais Ă©galement toutes les revues dentaires, de ces concurrences « exotiques »,mais ce sont bien encore les patients qui sont bernĂ©s et nos laboratoires affaiblis....dans l'indiffĂ©rence !!!
Notre profession souffre et nos laboratoires sont en danger depuis des annĂ©es ( le nombre des liquidations judiciaires n’a jamais Ă©tĂ© si nombreux). Tous les  syndicats dentaires laissent faire, l’ADF continue de couvrir les stands d’importations, le gouvernement s’en tape comme jamais, la FEEPD crĂ©Ă©e par la France est devenue un «machin » de syndicats complĂštement dĂ©sunis, les Chambres de MĂ©tiers s’occupent de l’Artisanat et leur voix est inaudible. Pourquoi donc l’urgence n’est-elle pas dĂ©crĂ©tĂ©e pour nos laboratoires. Pourquoi encore attendre afin de rĂ©unir (pour agir ensemble) tous les prothĂ©sistes dentaires pour la grande concertation annoncĂ©e aprĂšs le Dental Forum? Pourquoi n’avons-nous pas de rĂ©ponse?
En 1997 j’assistais Ă  Bruxelles Ă  l’AG de la FEPPD avec le prĂ©sident de l’UNPPD Claude Pichard. La Turquie prĂ©sentait sa demande d’adhĂ©sion Ă  la fĂ©dĂ©ration europĂ©enne. Elle fut soutenue par de nombreux pays, jusqu’à ce que notre PrĂ©sident national demanda le mĂ©tier de celui qui reprĂ©sentait cette requĂȘte. La rĂ©ponse jeta un froid parmi les participants, et la demande fut rejetĂ©e : c’était un chirurgien-dentiste qui reprĂ©sentait les intĂ©rĂȘts des prothĂ©sistes dentaires turcs.
Puisse cet Ă©dito faire ouvrir les yeux Ă  ceux qui veulent Ɠuvrer pour notre profession, hors des certitudes, des conflits d’intĂ©rĂȘts ou d’intĂ©rĂȘts personnels.
Jean-Jacques MILLER SG de l’APD jjmiller@apd-asso.fr

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09 Jan 2019

News 392 "RGPD, le grand flou"

Sommaire:

- Edito:RGPD, le grand flou

- L'ADF sous le signe des gilets jaunes

- La CNSD prĂŽne "l'excellence"....des importations

- Un patient peut-il choisir son prothésiste ?

- Liquidation judiciaire.Importante enchĂšres.

image par Pierre-Yves Besse

Edito 391(08 janvier 2019)

RGPD : le grand flou

La rĂ©glementation gĂ©nĂ©rale sur la protection des donnĂ©es Ă©ditĂ©e par l’Union europĂ©enne est obligatoire pour toutes les entreprises, laboratoires de prothĂšses dentaires compris, depuis plus de 6 mois.

Pourtant peu d’entreprises sont en conformitĂ© avec cette rĂšglementation,  soit par manque d’informations ou devant la multitude de solutions clef en main plus ou moins sĂ©rieuses proposĂ©es par de pseudo-spĂ©cialistes.

Pour commencer, tous vous vendent une formation plus ou moins longue afin de présenter les objectifs de cette réglementation et de vous vanter leurs solutions, motivés par la manne financiÚre des fonds de formation.

Pour en avoir suivi quelques-unes, j’ai entendu tout et son contraire pour la mise en place de celle-ci dans nos laboratoires et pour finir par la mise en place d’une solution des plus basic.

Outre le fait que nous sommes tenus au secret professionnel, comme toute entreprise, nous ne dĂ©tenons aucune information confidentielle sur les futurs porteurs de prothĂšses dentaires pour lesquels nous rĂ©alisons ces derniĂšres, contrairement aux chirurgiens-dentistes qui eux connaissent numĂ©ro de SS, fiche de renseignements sur les pathologies passĂ©es ou actuelles, traitements mĂ©dicamenteux et contre-indications,  adresse, tĂ©lĂ©phone, etc  de leurs patients.

Tenus Ă  l’application de la RGPD comme toute entreprise, certains cabinets dentaires ont essayĂ© de coder les noms de leurs patients sur leurs prescriptions, tentatives rapidement abandonnĂ©es devant les pertes de temps engendrĂ©es lors d’échanges entre cabinet et laboratoire.

En attendant des consignes claires et pratiques de la part de nos organisations professionnelles et de la CNIL, cabinets et laboratoires continuent de communiquer comme par le passĂ© en limitant l’accessibilitĂ© Ă  leurs bases de donnĂ©es Ă  quelques personnes seulement.

Pierre-Yves BESSE  prĂ©sident de l’APD  pybesse@apd-asso.fr

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31 Dec 2018

News 391 "Adieu 2018,vive 2019"

Edito : Adieu 2018,vive 2019

 Sommaire:

- Prime exceptionnelle défiscalisée

- Sommaire des prochaines newsletters ADH/APD

 image par Pierre-Yves Besse

Edito 391/ 31 décembre 2018

Adieu 2018, vive 2019
Pour nous prothĂ©sistes dentaires,  2018 restera comme une annĂ©e d’incertitudes et de doutes sur les  reformes du secteur dentaire et leurs consĂ©quences pour notre avenir et celui de nos laboratoires, Ă  l’instar des reformes tous azimuts engagĂ©es pour notre pays par nos politiques.
Pour ou contre, trop brutales ou manque de pédagogie pour les uns, insuffisantes ou inadaptées pour les autres, ces réformes ne semblent convenir à personnes.
A qui la faute, au manque de concertations, au manque d’écoute, Ă  la mise Ă  l’écart de certaines personnes concernĂ©es ou Ă  un systĂšme dĂ©cisionnaire verticale Ă  sens unique imposant sa vision purement comptable et dĂ©magogique, validĂ©e par des corps intermĂ©diaires ne reprĂ©sentant qu’eux-mĂȘmes et ne dĂ©fendant que leur fonction ?  A l’évidence un peu de tout cela.
AprĂšs un dĂ©but d’annĂ©e ralenti par les grĂšves des chirurgiens-dentistes, des vacances scolaires de printemps prolongĂ©es par les ponts du mois de mai, lui-mĂȘme dĂ©bouchant sur une coupe du monde de football des plus passionnante, le tout sous une mĂ©tĂ©o idyllique propice aux juilletistes et aux congĂ©s annuels, sous le soleil et la chaleur d’un Ă©tĂ© indien sans fin, autant de facteurs qui feront de 2018, une annĂ©e Ă©conomique pour nos laboratoires Ă  oublier trĂšs vite.
Seuls octobre et novembre auront tenu leurs promesses, avant un mois de dĂ©cembre fortement impactĂ© par le mouvement de protestation des gilets jaunes, un manque Ă  gagner pour notre secteur, que le syndicat national reprĂ©sentatif, l’UNPPD, aura Ă  cƓur de dĂ©fendre afin que nous ne soyons pas les grands oubliĂ©s des mesures de soutiens annoncĂ©es par le gouvernement.
Toute l’équipe de l’APD, vous souhaite de joyeuses fĂȘtes de fin d’annĂ©e, en attendant de vous retrouver en 2019 pour une annĂ©e d’adaptation dĂ©terminante pour notre avenir professionnel.

Pierre-Yves BESSE PrĂ©sident de l’APD  pybesse@apd-asso.fr

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17 Dec 2018

News 389 "La défiscalisation des heures supplémentaires"

Edito : La défiscalisation des heures supplémentaires

Sommaire:

 - l'Art dentaire selon Djemal Ibraimi

 - Rappel sur l'Art dentaire"

 - Courriel des lecteurs

image par Pierre-Yves Besse

Edito 389  17 dĂ©cembre 2018
La dĂ©fiscalisation les heures supplĂ©mentaires : nous le rĂ©clamions, les gilets jaunes l’ont obtenue !

 Â« L’APD l’a rĂȘvĂ©, Sarkozy l’a fait » souligne un membre du bureau de l’UNPPD sur Facebook. Oui, la dĂ©fiscalisation des heures supplĂ©mentaires est bien l’une des propositions de l’APD depuis 2015, comme 12 autres propositions dont certaines sont partagĂ©es par l’UNPPD, et nous ne pouvons que nous en rĂ©jouir au nom de tous les prothĂ©sistes dentaires.
Par expĂ©rience, les heures supplĂ©mentaires, souvent obligatoires dans notre profession pour des raisons que nous connaissons tous, coutent trĂšs trĂšs cher Ă  nos entreprises. Les dispositions sur le sujet prises par Emmanuel Macron sont une vraie avancĂ©e, car cette fois l’exonĂ©ration se fait non seulement sur les charges salariales, mais Ă©galement sur les charges patronales.
 Quant Ă  la possibilitĂ© pour les entreprises de verser ou non, une prime de fin d’annĂ©e, limitĂ©e Ă  1 000 euros, celle-ci concerne les salariĂ©s percevant jusqu'Ă  3 600 euros de salaire net par mois. Les entreprises pourront la distribuer jusqu'au 31 mars.(La somme "ne peut pas se substituer Ă  des dispositions qui existeraient dĂ©jĂ  soit dans les contrats de travail des salariĂ©s soit dans le cadre d'accords collectifs) Quant Ă  savoir si celle-ci peut ĂȘtre versĂ©e en deux fois comme s’interrogeait de Michel Bastide de l’UNPPD, Ă  ce jour, nous ne pouvons que vous invitez Ă  vous rapprocher de vos comptables.
Toutefois avec nos marges de plus en plus rĂ©duites, de nombreux laboratoires ne seront pas en mesure de faire bĂ©nĂ©ficier leurs salariĂ©s de cette mesure financiĂšre bĂ©nĂ©fique pour tous, crĂ©ant une inĂ©galitĂ© entre laboratoires, mais Ă©galement entre salariĂ©s.  Il n’a pas Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© par ailleurs, si elle devait ĂȘtre versĂ©e obligatoirement Ă  tous les salariĂ©s d’une mĂȘme entreprise sans discrimination ou si elle pouvait rĂ©compenser les efforts de certains.  Une situation qui perdurera tant que nous n’aurons pas obtenu une sĂ©paration du rĂšglement des honoraires d'un cĂŽtĂ© et de l’autre celle de la facture des prothĂšses, n’en dĂ©plaise Ă  certains d’entre nous et certains reprĂ©sentants syndicaux chirurgiens-dentistes.
Nous avons bien d’autres revendications propres Ă  notre profession en souffrance, qui attendent d’ĂȘtre dĂ©battues lors d’une prochaine table ronde annoncĂ©e et qu’organisera l’UNPPD dans l’objectif de parler et d’agir ensemble.
Nous constatons, aujourd’hui comme hier, que ni le gouvernement et ni les syndicats dentaires ne semblent vouloir faire un pas vers nos justes revendications.
Nous ne sommes pas des artisans comme les autres, nous sommes des sous-traitants sans visibilitĂ©, pĂ©nalisĂ©s par une  fiscalitĂ© sur l’investissement et des importations sauvages qui ne supportent ni taxes ni charges, soumis aux exigences parfois abusives de donneurs d’ordres ignorant tout de notre mĂ©tier, de ses techniques, de ses difficultĂ©s, de ses temps de fabrication et donc de ses coĂ»ts, faute d’avoir un jour visitĂ© un de nos laboratoires ou de s’ĂȘtre intĂ©ressĂ©s un minimum Ă  notre mĂ©tier.
C’est en cela que l’APD propose une autre vision de notre profession, oĂč nous serions acteur Ă  part entiĂšre de la filiĂšre dentaire et non plus sous-traitant, nous permettant enfin de gĂ©rer sainement nos entreprises. Nous en avons assez de discuter avec des interlocuteurs qui nous mĂšnent en bateau depuis des annĂ©es et qui n’ont aucun intĂ©rĂȘt Ă  changer l’ordre des choses.
Si nous pouvons nous rĂ©jouir que nos gouvernants se dĂ©cident enfin Ă  prendre des mesures qui nous permettent d’encourager le travail de nos salariĂ©s, faudrait-il encore qu’ils prennent les mesures qui favorisent rĂ©ellement la fabrication française et la valorisation de celle-ci, Ă  dĂ©faut, la situation de nos entreprises et de leurs salariĂ©s continuera de se dĂ©grader.
Une trĂšs intĂ©ressante enquĂȘte de « Technologie Dentaire » (rĂ©ussite au labo 3Ăšme partie) montre que mĂȘme les patrons de laboratoires les mieux payĂ©s sont tous pessimistes pour l’avenir. Dans son prochain numĂ©ro, « Technologie Dentaire » analysera la situation des patrons qui gagnent le moins. Sans ĂȘtre devin, les rĂ©sultats qui seront publiĂ©s montreront que les uns et les autres auraient leurs places dans les manifestations de gilets jaunes d’une France qui souffrent.
Pierre-Yves BESSE PrĂ©sident de l’APD  pybesse@apd-asso.fr

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10 Dec 2018

News 388 "Vrai ou faux scandale?"

Edito 10 décembre 2018 : Vrai ou faux scandale?

- Sommaire:

- DĂ©faillance sur les DM

- Scandale"implants files"

- Sinistralité : Déclarations MACSF

- QE : denturologie

- Vidéo séance politique ADF: prothésistes absents


 image Vrai ou faux scandale ?
Une vaste enquĂȘte internationale menĂ©e par 250 journalistes conforte nos arguments concernant la traçabilitĂ© des dispositifs mĂ©dicaux et leur mise sur le marchĂ©, Ă©lĂ©ment essentiel de la matĂ©riovigilance chez les fabricants de matĂ©riaux, les chirurgiens-dentistes et les prothĂ©sistes dentaires qui en sont les principaux acteurs.
Dans le journal Le Monde du 27 novembre 2018 , Mr Ghislain, directeur de l’ANSM, constate le manque d’application des lois, et donc de l’absence totale ou partielle de traçabilitĂ© avec tous les acteurs de la filiĂšre. Pourtant je l’ai  Ă  plusieurs reprises alertĂ© depuis 2009 lors de rencontres avec l’ANMSM, ou encore rĂ©cemment Ă©voquĂ© lors de la rĂ©union politique du Dental Forum 2018. Mais il y a une impossibilitĂ© de  faire respecter le code de santĂ© publique en ce domaine, faute de moyens, de motivation, de pouvoirs, voire de pressions externes.  Le directeur de l’ANSM constate Ă©galement « que l’on pourrait imaginer que seulement 10% des incidents sont dĂ©clarĂ©s » . « Le nouveau rĂšglement europĂ©en de 2017 se contente de demander aux Ă©tats membres « d’encourager » les mĂ©decins Ă  dĂ©clarer ».
Si l’enquĂȘte met en cause la mise sur le marchĂ© de certains DM, imaginez si une mĂȘme enquĂȘte Ă©tait menĂ©e sur nos DMSM. L’enquĂȘte menĂ©e avec la collaboration de Pierre-Yves Besse du syndicat Normandie et de l’Association Perspectives Dentaires, en collaboration avec la revue « Que Choisir » et pour le magazine « Capital » sur France2 avait dĂ©montrĂ© des fraudes importantes et tricheries sur les prothĂšses dentaires importĂ©es. La CNSD et l’ADF avaient criĂ© en un scandale (contre les chirurgiens-dentistes) et avaient affirmĂ© vouloir faire des analyses sur la nature des matĂ©riaux. Ceci fut du bluff, de peur de trop s’exposer, de dĂ©couvrir les vĂ©ritĂ©s, et de devoir rendre des comptes. Aujourd’hui la DGCCRF, comme l’a fait l’ANSM affirme que la traçabilitĂ© comporte des infractions aux lois existantes, voire des rĂšglementations non satisfaisantes. Faute d’avoir suffisamment de preuves et de moyens, le contrĂŽle sur les prothĂšses importĂ©es ne se fait, que trĂšs rarement, et seulement sur justificatif de formulaires remplis
.et  en prĂ©venant auparavant des dates de contrĂŽle.
Ce n’est pas en collaborant avec des syndicats dentaires qui ont pendant 30ans ont fait obstacle Ă  toute transparence sur les prothĂšses dentaires que nous en sortirons, nous prothĂ©sistes dentaires grandis. Les revendications de l’UNPPD ne sont nullement appuyĂ©es par les syndicats dentaires. Ce triste constat est d’autant plus prĂ©judiciable Ă  toute notre profession, que notre Association qui dĂ©fend tous nos laboratoires ne semble pas Ă©coutĂ©e, et que nos propositions Ă©tayĂ©es par des solutions ne sont jamais discutĂ©es jusqu’à ce jour.
« Cette Ă©dition de l’ADF n’aura pas Ă©tĂ© diffĂ©rente des autres : le mĂ©contentement du mouvement des gilets jaunes n’a pas atteint les chirurgiens-dentistes...* » ni le mĂ©contentement des prothĂ©sistes dentaires pourrait-on ajouter. A la grande diffĂ©rence que nos principales  revendications ne touchent pas les deniers de l’État, mais une certaine morale, une notion de qualitĂ© et de compĂ©tence. Sommes-nous donc des passĂ©istes sur ces valeurs, ou sommes-nous dĂ©passĂ©s par l’immoralitĂ© du « commerce dentaire »?
Jean-Jacques Miller Ancien expert auprùs de l’AFSSAPS (ANMS)
*Newsletter 194 UNPPD

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03 Dec 2018

News 387 "Autocensure"

Edito : Autocensure

Sommaire:

- Edito : Autocensure

- Exigence de qualification

- S'engager sur la qualification

 

Edito 387/ 03 décembre 2018

imageAutocensure.

Mais nous ne devons pas.

Mais nous ne pouvons pas.

Mais nous n’avons pas le droit.

Mais nous n’avons pas Ă©tĂ© formĂ©s pour cela.

Mais nous n’avons pas les diplîmes pour cela.

Mais nous ne sommes pas des professionnels de santé.

 A les Ă©couter, nous ne pouvons et devons ĂȘtre que des artisans fabricants, condamnĂ©s Ă  fabriquer des DMSM sur prescription. 

Des propos tellement martelĂ©s par les syndicats dentaires, les chirurgiens-dentistes ou encore nos pairs, que la grande majoritĂ© d’entre nous, nous interdisons d’imaginer une autre façon de travailler, d’exercer, d’imaginer une autre organisation et hiĂ©rarchie du systĂšme dentaire,  espĂ©rant angoissĂ©s avoir encore du travail demain.

 

Un Ă©tat d’interdits et de rĂ©signation inacceptable, Ă  l’origine de la crĂ©ation de l’APD, oĂč nous sommes quelques-uns Ă  rĂ©flĂ©chir et Ă  vous proposer des pistes de rĂ©flexion pour notre avenir professionnel et Ă  les tester pour vous.

 Ainsi, dans notre édito N°379, alors que tous les laboratoires de France paniquaient en découvrant la nouvelle convention dentaire, nous vous invitions à relever le nez de la cheville, à prendre un peu de recul et regarder la situation autrement en concluant par les propos suivants :  

«  .Pourquoi ce vent de panique dans les laboratoires, allumĂ© et attisĂ© sur les rĂ©seaux sociaux par quelques ‘’frustrĂ©s de la turbine’’, toujours les mĂȘmes, qui affolent le monde dentaire, diffusent de fausses informations et menacent tel ou tel de boycott si vous avez le malheur de les contredire ou de relever la tĂȘte. Demandez-vous pourquoi ils agissent ainsi
.»

Pourtant rien n’est inĂ©luctable, ni figĂ©, il nous suffit de le vouloir, Ă©voluer, et  pour cela des lois existent, et nos clients le savent bien. Ne restez pas de simples sous-traitants, devenez des acteurs Ă  part entiĂšre de la filiĂšre dentaire, capables de maĂźtriser tous les tenants et aboutissants de celle-ci.

Plus qu’un artisan, devenez un entrepreneur, un entrepreneur libre et entreprenant
..

Pierre-Yves Besse PrĂ©sident de l’APD pybesse@apd-asso.fr

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12 Nov 2018

News 383 "la coupe est pleine"

Edito : la coupe est pleine

 Sommaire:

 - Délais de paiement

 - Rappel sondage APD 2016

 - Exercice illégal... pour un Dentiste

 - Les Chinois viennent aider des Dentistes Français

 - Les importateurs de prothÚses se portent de mieux en mieux

 
  imageEdito 383/12 novembre 2018
La coupe est pleine  
De nombreux courriels et tĂ©moignages nous arrivent de toute la France, voire des territoires des outre-mer. Un ras le bol, une rĂ©volte intĂ©rieure faute de ne pouvoir se manifester extĂ©rieurement. Toujours les mĂȘmes sujets, les mĂȘmes accusations, les mĂȘmes constats. Tout le monde en prend pour son grade, l’UNPPD, la FPAD, ou encore notre Association, sans oublier les pouvoirs publics.
AprĂšs une trĂšs intĂ©ressante table ronde initiĂ©e durant le Dental Forum en avril 2018, oĂč chacun a pu s’exprimer librement, mais oĂč nous n’avons nullement dĂ©battu des solutions proposĂ©es, quand elles existaient, le prĂ©sident de l’UNPPD  avait suggĂ©rĂ© : « une grande rĂ©union de concertation des prothĂ©sistes dentaires.. oĂč toutes les sensibilitĂ©s de notre mĂ©tier seront invitĂ©es Ă  se rassembler, que vous soyez adhĂ©rents ou non de l’UNPPD, pour que nous trouvions ensemble les pistes de notre avenir ». MalgrĂ© l’urgence Ă  sauver ce qui peut l’ĂȘtre encore de notre profession, celle-ci se fait cruellement attendre.
Ainsi, les propositions des uns et des autres ne sont pas Ă©tudiĂ©es, dĂ©battues, voire modifiĂ©es pour constituer une ligne politique ambitieuse pour notre avenir. L’APD est prĂȘte et a dĂ©jĂ  fait de nombreuses propositions ( c'est sa raison d'exister). Il nous semble logique, dans un souci d’unitĂ© que l’UNPPD soit l’entitĂ© incarnant notre profession (malgrĂ© un dĂ©ficit d’adhĂ©rents) En attendant, les communiquĂ©s du syndicat reprĂ©sentatif promotionnant tel ou tel fournisseur , sur l’ADF, ou encore sur le prochain Dental Forum Ă  Montpellier en 2019 pour Ă©changer avec nos confrĂšres Tunisiens, Marocains ou AlgĂ©riens semble exaspĂ©rer plus d’un de nos lecteurs., car on semble donner plus d’importance au business qu’à la politique professionnelle.
De son cĂŽtĂ©,  la FPAD se satisfait de relayer les communiquĂ©s des chirurgiens-dentistes en oubliant que certains dentistes manifestaient  le 3 mars  2017 en faisant semblant de dĂ©fendre la fabrication française,  les mĂȘmes qui  actuellement sont ‘’chef de rubrique’’ou "rĂ©dacteur" dans des revue qui inondent les cabinets dentaires de publicitĂ©s d’importateurs de prothĂšses, avec tarifs, non-transparence de fabrication et remises sur des produits vendus Ă  perte. Cela devrait faire rĂ©flĂ©chir certains d’entre nous, surtout les adeptes des « bisounours » sur les rĂ©seaux sociaux. S’ils ont raison, qu’ils le dĂ©montrent.
Si « communiquer» avait Ă©tĂ© le plus petit  dĂ©nominateur commun de tous les intervenants, et mĂȘme si ce mot implique pour certain communiquer « urbi », et pour d’autre communiquer « orbi », mĂȘme si l’APD est pour diffuser tous les tarifs des laboratoires d’importation au grand public ( prix d'achat), et d’autre totalement opposĂ©, mĂȘme si la reprĂ©sailles sont toujours possibles des fournisseurs, des syndicats dentaires, voire de leur clientĂšle pour les plus courageux, il est plus que jamais important de faire savoir nos difficultĂ©s, nos responsabilitĂ©s, nos lĂ©gitimes aspirations au service des patients et de nos clients, etc
 Communiquer Ă  travers les congrĂšs, les journaux professionnels, ne sert Ă  rien, sauf Ă  une minoritĂ© de prothĂ©sistes dentaires. Donnez-nous un seul cas oĂč les chirurgiens-dentistes ont rĂ©ellement dĂ©fendu nos positions. Ils n’acceptent rien qui ne soient dans leur strict intĂ©rĂȘt et dans la continuitĂ© de leurs prĂ©rogatives, que ce soit dans une rĂšglementation de notre profession, dans la limitation des importations voire des publicitĂ©s mensongĂšres, dans l’élĂ©vation de nos diplĂŽmes, dans une certification qualitĂ©, etc
 La majoritĂ© des prothĂ©sistes dentaires attendent que nous alertions l’opinion et les mĂ©dias sur les difficultĂ©s de nos laboratoires et sur l’avenir de notre profession. Pourquoi l’UNPPD tarde-t-elle Ă  mettre en application ce qui fut demandĂ© lors du dernier dental forum ? Il serait important de retenir la phrase de Nelson Mandela : « travaillerons ensemble pour soutenir le courage oĂč il y a la peur, pour encourager la nĂ©gociation lĂ  oĂč il y a le conflit, et donner l'espoir lĂ  oĂč rĂšgne le dĂ©sespoir ».
Bernard Soumier vice-prĂ©sident de l’APD bsoumier@apd-asso.fr

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05 Nov 2018

News 382 "Je voulais vous informer que je fermais mon laboratoire"

Edito 381 05 nov.2018 :Je voulais vous informer que je fermais mon laboratoire.

 Sommaire:

- Lettre à l'APD et aux prothésistes dentaires

- Retour des bridges collés

- Les petits colis chinois

- Pubs interdites et Pubs autorisées?

- Communiqué de la Mutualité Française ( tarifs)


image

Monsieur le PrĂ©sident de l’APD, et son bureau.
Je voulais vous informer que je fermais mon laboratoire.
Je me suis installée le 1 novembre 1995, je ferme le 1 novembre 2018.
23 années de travail acharné, de sacrifices de stress......

Je ferme, car il n'y a plus chez nous, ou peu,  de dentistes Français (déjà trÚs dur avec nous pour les prix) Nous trouvons des dentistes Roumain, formés en Roumanie.
Mes tarifs dĂ©jĂ  peu Ă©levĂ©s pour gagner correctement ma vie (CCM 100€/119E,CC 40E....) Ces nouveaux dentistes (certain trĂšs douteux et connus de la sĂ©cu et de l'ordre des dentistes) me demandent de diviser par 2 mes prix!!!! car eux, ils paient beaucoup moins  leurs prothĂšses (labo en France :Paris, fabriquĂ©es ????? ).
Ce qui est trÚs dur, je me retrouve sans revenu, pas de chÎmage, un matériel sans beaucoup de valeur...J'ai engraissée le RSI, je me répÚte, fais des heures et des heures, pour me retrouver avec des trÚs trÚs gros problÚmes financiers .Mon métier était  prothésiste, quoi faire  aprÚs, pas vraiment de travail dans ma région pour les femmes. Mon fils fait des études dans une grande ville, pas le droit aux bourses, car pas de chÎmage. Le tunnel est noir et trÚs long..
Notre trÚs beau métier est en mutation, il faut en profiter pour nous faire reconnaitre à notre juste valeur et monter dans le train des décisionnaires pour ne plus subir.
Des idĂ©es, des solutions: relever le niveau d’étude :BTS ...en alternance pour commencer , une cohĂ©sion entre prothĂ©sistes , se faire connaitre du public :expliquer notre mĂ©tier , nos prix ,nos salaires (qui sont erronĂ©s par les journalistes ,les documents).
Je suis extrĂȘmement triste de quitter de cette façon un mĂ©tier qui me passionnait (je ne suis pas la seule et pas la derniĂšre). Notre passion, notre mĂ©tier comme il existe aujourd’hui,  va disparaitre (mĂȘme si les mĂ©dias disent que c'est  une profession en pleine expansion "RMC"). J’espĂšre qu'il renaitra plus fort, Ă  sa juste valeur, avec une certaine reconnaissance.
Nos chers dentistes s’apercevront que nous Ă©tions des binĂŽmes lorsque nous aurons disparu.
Je vous remercie pour vos articles et votre présence.
Cordialement
Christine M. Prothésiste Dentaire (52 ans)

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29 Oct 2018

Newsl 381 "Hypocrisie,inconscience...ou les deux"

 

Edito : Hypocrisie,inconscience...ou les deux

Sommaire:

-Je tiens Ă  soutenir Christine

- AngoulĂȘme: un dentiste condamnĂ©

- Ehpad: les prothésistes dentaires ignorés

- Straumann : ça marche pour eux

- Patient et réalité virtuelle

 

imageEdito 382 05 novembre 2018
Hypocrisie, inconscience 
 ou les deux.
Je viens de recevoir la suite du dossier spĂ©cial de « Technologie Dentaire » concernant les sondages et le vĂ©cu des patrons ProthĂ©siste Dentaire que je suis depuis 26 ans. On y apprend des tas de renseignements sur l’activitĂ© de nos confrĂšres, des enseignements sur la rĂ©ussite de certains et des contractions, ce qui semble ĂȘtre l’apanage de mes confrĂšres.
S’il est un exemple que j’aimerais que vous passiez dans vos newsletters, c’est celui de la question posĂ©e : souhaiteriez-vous avoir un rĂŽle supplĂ©mentaire auprĂšs de patients ?
76 disent non, mais 84% en ont dĂ©jĂ  avec la prise de teintes, rĂ©glages, cas complexes, etc
 parmi les rĂŽles supplĂ©mentaires 15% serait pour la denturologie, mais aussi pour des rĂ©glages, pour expliquer les prix, pour « Ă©tudier les cas » 74% considĂ©rant que tout cela Ă©tant pour amĂ©liorer « l’efficacitĂ© » !!!
28% citent l’amour du mĂ©tier alors qu’ils Ă©taient 63% il y a 17 ans et 83% redoutent l’avenir
.
Quant aux heures de travail et les salaires, c’est bien Ă©voquĂ© dans le dossier et trĂšs instructif.
Enfin 76% veulent rester des artisans, 13 % des paramédicaux et les autres un peu de tout.
En fait, ce que je voulais signaler c’est que la majoritĂ© des prothĂ©sistes dentaires ne savent pas ce que signifie « paramĂ©dical » et « auxiliaire mĂ©dical », et pour eux, c’est les relations avec les patients avant tout et pour certains des tarifs imposĂ©s. 
En fait, voir le patient concernant un traitement prothĂ©tique c’est partager le secret professionnel et ĂȘtre dĂ©jĂ  auxiliaire mĂ©dical que l’on prenne une simple teinte ou effectuer une rĂ©paration rĂ©sine devant le patient, Ă  sa demande ou de celle du praticien. Quant aux tarifs imposĂ©s, ils le sont pour nos clients les dentistes depuis les dĂ©buts du conventionnement, sans pour cela qu’ils ne s’en soient toujours plaints, loin de lĂ . L’hypocrisie est aussi dans ceux qui pour ne pas fĂącher les syndicats dentaires disent qu’ils ont « une salle dans leur laboratoire pour les dentistes pour la prise de teinte » contrairement Ă  ceux qui assument avec un beau fauteuil et des conditions d’accueil des patients adĂ©quates. Le pas d’auxiliaire mĂ©dical est dĂšs lors franchi.
Si les 3/4 des prothĂ©sistes dentaires selon le sondage de « Technologie Dentaire » redoutent l’avenir, ne serait-il pas tout simplement parce qu’ils s’estiment complĂštement dĂ©pendant de leurs clients dentistes et de leurs tarifs avant tout. Dans notre profession, on accepte la dĂ©pendance comme une fatalitĂ©. Et pourtant, nos capacitĂ©s professionnelles devraient nous inciter Ă  « imaginer notre profession autrement »comme vous le disiez si bien Ă  l’APD il y a quelques annĂ©es. Nous manquons simplement de "leader" dans notre profession, avec une vĂ©ritable vision de l'avenir.Il est prĂ©fĂ©rable de savoir oĂč l'on veut aller pour avoir une chance d'ĂȘtre au rendez-vous.
Continuez à nous informer sans publicités surtout.
Jean-Claude R.
Prothésiste Dentaire maitre artisan diplÎmé

 

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22 Oct 2018

News 380 "Délégation de tùches"

Edito : Délégation de tùches

Sommaire:

 - QE prothÚses dentaires d'importation

 - Démographie et dentisterie

-  Sécurité de vos données

  image
Edito 380/ 22octobre 2018
Délégation de tùches
Le prĂ©sident du SNOF (syndicat des ophtalmologistes de France) rappelle que les opticiens peuvent actuellement renouveler les lunettes avec une ordonnance mĂ©dicale, pendant 3 Ă  5 ans suivant l’ñge du porteur. Une solution « qui permet de faire pas mal de choses, mais qui est mal connu et c’est ça qu’il faut dĂ©velopper ». 
 Les opticiens « sont dans un circuit de vente et ce n’est pas le rĂŽle d’un agent commercial de faire de la mĂ©decine. Cela pose un problĂšme de conflit entre la prescription et la vente puisque l’opticien a intĂ©rĂȘt Ă  renouveler les Ă©quipements optiques. »
Pouvons-nous comparer la profession de chirurgien-dentiste et celle d’ophtalmologiste ? Si toutes les deux opĂšrent dans le domaine mĂ©dical, l’une tire ses revenus uniquement des soins, et l’autre principalement d’un handicap nĂ©cessitant la pose de prothĂšses dentaires. De fait Ă©galement, comme le rappelle le prĂ©sident du SNOF : « il y a conflit d’intĂ©rĂȘts entre prescription et vente » (rappelons que ce sont les syndicats dentaires qui ont refusĂ© le terme prix d’achat sur les devis dentaire, pour le remplacer par prix de vente)
Si la dĂ©mographie des ophtalmologistes est catastrophique, celle des chirurgiens-dentistes n’en est pas moins alarmante dans certains dĂ©partements et la venue d’un tiers de ressortissants de pays Ă©trangers (principalement de l’UE) ces derniĂšres annĂ©es, explique un peu cela.
Si l’opticien est dĂ©sormais mis en avant, Ă  condition d’acquĂ©rir une formation plus mĂ©dicale principalement pour des dĂ©pistages de l’acuitĂ© visuelle, c’est que les syndicats mĂ©dicaux sont conscients que les ophtalmologistes doivent consacrer plus de temps Ă  des actes Ă  plus forte valeur mĂ©dical, au regard Ă©galement du rapport de la Cour des comptes*.
L’APD non seulement prĂȘche pour que des dĂ©lĂ©gations de taches soient donnĂ©es aux prothĂ©sistes dentaires qualifiĂ©s, et Ă©galement que les conflits d’intĂ©rĂȘts au cabinet dentaire soient sanctionnĂ©s, c’est-Ă -dire l’interdiction pure et simple de la fabrication des prothĂšses dentaires dans un cabinet mĂ©dical, et par un personnel non habilitĂ© Ă  le faire.
Le pouvoir politique doit faire respecter les lois,  et les parlementaires voter des lois qui correspondent Ă  l’évolution de la mĂ©decine et de la compĂ©tence des auxiliaires mĂ©dicaux capables d’aider les praticiens au mieux de l’intĂ©rĂȘt des patients. C’est ce que constamment les diffĂ©rents rapports de la Cour des comptes et de l’autoritĂ© de la concurrence ont Ă©crit depuis des annĂ©es concernant le domaine dentaire. Il est dommage que le statut des assistants dentaires ou celui un jour des hygiĂ©nistes se fassent sous la contrainte. Il en sera de mĂȘme pour l’évolution de notre profession lorsque cesseront l’attribution de toutes les prĂ©rogatives aux chirurgiens-dentistes, que les codes dĂ©ontologiques des mĂ©decins et des chirurgiens-dentistes seront unifiĂ©s, que nos compĂ©tences soient reconnues, entĂ©rinĂ©es.Les transformations des diffĂ©rents mĂ©tiers de l’Ɠil et de l’optique, au service des patients, nous montrent l’un des exemples Ă  suivre.
JJ Miller SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de  l’APD

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15 Oct 2018

News 379 "Demain on rase "gratis"

 Edito : "Demain on rase "gratis"

 Sommaire:

-Dentistes et Dentexia

- le low-cost que les dentistes aiment

-160 lettres pour vos litiges


Edito 379/15 octobre 2018

 imageDemain, on rase ‘’gratis’’

Certains s’y prĂ©parent, d’autres ont dĂ©jĂ  franchis le pas avec des tarifs ridiculement bas et cela pose une question : POURQUOI ?

La nouvelle convention dentaire a pour objectif de maitriser et d’unifier les honoraires des praticiens sur les prothùses en contrepartie d’une hausse des soins conservateurs.

Contrairement au discours officiel,les 3/4 des chirurgiens-dentistes sont gagnants Ă  tout point de vue. Certains vont mĂȘme en profiter pour relever leurs tarifs de prothĂšse. Quant au panier 1 avec reste Ă  charge 0, offre pour les primo-accĂ©dants qui jusqu’à prĂ©sent ne se faisaient pas soigner faute de moyens financiers, ces derniers sont de nouveaux patients, au mĂȘme titre que les cmu, il y a quelques annĂ©es, que les praticiens surbookĂ©s traiteront de la mĂȘme façon.

Alors pourquoi ce vent de panique dans les laboratoires, insufflĂ© sur les rĂ©seaux sociaux par quelques ‘’frustrĂ©s de la turbine’’, toujours les mĂȘmes, qui affolent le monde dentaire, diffusent de fausses informations et menacent tel ou tel de boycott si vous avez le malheur de les contredire ou de sortir du troupeau. Demandez-vous pourquoi ils agissent ainsi, quel est leur objectif et dites-vous bien que le temps qu’ils passent derriĂšre leurs Ă©crans, c’est autant de temps qu’ils ne passent pas Ă  travailler et donc gagner de l’argent. Ils veulent nous faire baisser nos prix encore et encore, aujourd’hui la CCM ou CC ZR est proposĂ©e par certains aux alentours de 70 euros, pourquoi pas demain Ă  40, 20 , 10 ?

Demandez-vous pourquoi les syndicats dentaires exercent une telle pression et sont si agressifs ? Une seule raison, la peur de l’évolution de leur profession dans un monde mĂ©dical en pleine rĂ©volution. Notre profession est habituĂ©e aux rĂ©volutions technologiques tous les 10 ans, aujourd’hui encore avec le numĂ©rique, mais elle doit et peut Ă©voluer dans ses domaines de compĂ©tences. Depuis 15 ans les pratiques et conditions d’exercices des chirurgiens-dentistes Ă©voluent.Il faut en profiter, dĂ©barrassĂ©s de nos complexes, et nous emparer de nombreux outils juridiques Ă  notre disposition pour Ă©voluer et maitriser enfin notre avenir. Certains l’ont fait, d’autres le font aujourd’hui alors pourquoi pas vous demain ?

L’APD est force de propositions, de rĂ©flexions et d’informations pour que vous ayez toujours une longueur d’avance. A vous de vous en servir pour forger votre avenir.
..

Claude Message trĂ©sorier APD  cmessage@apd-asso.fr

P.S. : Nous constatons actuellement une recrudescence des redressements et « liquidations judiciaires » dans notre secteur d’activitĂ©, et pas seulement dans de petits laboratoires.

 

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01 Oct 2018

News 378 "Prise de teinte et prise de tĂȘte"

 Edito 378/1 octobre 2018: Prise de teinte et prise de tĂȘte

 Sommaire:

 - Aligneurs dentaires fabriqués en Chine

 - Plafonnement: des prothésistes dentaires réagissent

 - Dossier Spécial : Technologie Dentaire

 

imageÉdito 378
Prise de teinte : pas de réclamation possible pour les patients...

Certains patients exigeants, voire pointilleux seraient finalement que des insatisfaits chroniques relevant plus de la psychiatrie que du dentaire, voire pathologiques.
C’est la conclusion Ă  tirer Ă  la lecture de l’article (voir piĂšce jointe, l’information dentaire 26/27 du 4 juillet 2018) mais ce texte est plus corporatiste qu’il n’y parait.  Pour l’auteur, la prise de teinte  est de sa seule compĂ©tence et ne pourrait ĂȘtre en aucun cas dĂ©lĂ©guĂ©e Ă  un tiers, sous -entendu le fabricant prothĂ©siste dentaire, que l’auteur prend grand soin de ne jamais Ă©voquer. 
À moins que ce praticien fabrique ses propres prothĂšses Ă  l’aide d’une usineuse, ceci expliquerait peut-ĂȘtre cela, en l’état actuel des technologies disponibles
..Mais ce n’est pas indiquĂ©.
L’auteur, tout au long de son article s’emploie Ă  dĂ©montrer que l’art dentaire est difficile et qu’il faut relativiser la teinte, celle-ci n’étant pas un soin vital et donc secondaire.
Ce qui pose la question : combien de dents Ă  la teinte plus qu’approximative, sont posĂ©es chaque annĂ©e en France ?

Nous pouvons de notre cĂŽtĂ©, conclure que le praticien, dans “son entiĂšre responsabilitĂ© dĂ©ontologique”, ne soit pas le plus compĂ©tent, vu qu’il ne fabrique rien.
En attendant la prise de teinte numĂ©rique sans dĂ©fauts et la technologie de fabrication robotisĂ©e soient totalement au point,  il serait bon de faire reconnaitre que la personne la plus qualifiĂ©e pour la prise de teinte est bien le prothĂ©siste dentaire qui fabrique la dent, avec son expĂ©rience et ses compĂ©tences et comme l’ont compris une trĂšs grande majoritĂ© de praticiens qui depuis des dĂ©cennies nous adressent leurs patients au laboratoire afin que nous le fassions nous-mĂȘmes.
À moins que le dentiste, au regard du fond juridique de cet article, prenne l’entiĂšre responsabilitĂ© de la teinte finale, vis-Ă -vis de son patient, et donc qu’il paie tout changement ou correction de teinte au temps passĂ©.
Pour les autres, il serait temps que tous les prothésistes dentaires, soient rémunérés pour la prise de teinte que nous faisons au quotidien et les frais inhérents comme les déplacements et temps passés. 
La vision de nos littĂ©rateurs, professeurs de facs ou instances ordinales sur le sujet est dĂ©ontologique, voire corporatiste, avant tout. Il en va heureusement tout autrement dans la pratique journaliĂšre de collaboration entre praticiens et prothĂ©siste dentaire dans l’intĂ©rĂȘt des patients.
La demande de reconnaissance de certaines tĂąches n’a pas pour objectifs de prendre des parts de marchĂ© aux praticiens, mais simplement de lĂ©galiser certaines prestations que nous rĂ©alisons Ă  la demande des chirurgiens-dentistes et qui nous font encourir des sanctions pour exercice illĂ©gal de la mĂ©decine.
Tout comme les réparations résine, les protÚges dents, les essayages esthétiques et autres « délégations de tùche » pratiqués en bouche sans prescription par la majorité des laboratoires, il serait important que cesse cette hypocrisie sans nom.
Le droit suit le monde réel, mais ne le précÚde pas. Il serait temps de le comprendre.
Pierre-Yves Besse PrĂ©sident de l’APD   pybesse@apd-asso.fr

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19 Sep 2018

News 377 "La négociation"

Edito : La négociation

Sommaire:

-Pascal Steichen mis en examen

-Dentexia

-Philippe Veran ( Biotech)

-La convention dentaire, précisions

  image

Edito 377
La négociation
L’art de nĂ©gocier doit rĂ©pondre Ă  des critĂšres afin d’obtenir le minimum de rĂ©sultats que l’on souhaite obtenir.
On ne vient pas Ă  la table des nĂ©gociations les mains vides. Dans le domaine syndical, l’expĂ©rience, la conviction, la connaissance des dossiers et de la qualitĂ© des intervenants sont fortement nĂ©cessaires.
On doit negocier aprĂšs avoir eu l’aval des instances reprĂ©sentatives (dĂ©partementales, rĂ©gionales, nationales, etc
) suivant  le degrĂ© de syndicalisation. Il nous semble Ă©vident que dans l’artisanat oĂč le nombre de syndiquĂ©s est moindre que dans les professions libĂ©rales, un certain aval de la « base » est important voire indispensable. Nous estimons, quant Ă  nous, ĂȘtre un interlocuteur « recevable ».

DĂ©finir des objectifs trĂšs ambitieux est primordial, sinon, nous n’aurons rien Ă  lĂącher, donc peu Ă  obtenir.
DĂ©finir des projets, construire des argumentaires, soupeser leur faisabilitĂ© au regard des lois Ă©crites, voire non appliquĂ©es, et bien sĂ»r Ă  Ă©crire a toujours Ă©tĂ© la ligne de conduite de l’APD : que ce soit dans le projet de dento-prothĂ©siste afin de « dĂ©gager du temps mĂ©dical »( Michel Cavaillez 2011) et de mettre le prothĂ©siste dentaire devant ses capacitĂ©s professionnelles et au service du patient, que ce soit dans le paiement de la facture directement par le patient, dans un systĂšme sĂ©curisĂ©, informatisĂ©, et surtout peu chronophage, et autres "services" prothĂ©tiques de notre compĂ©tence.
Nous n’avons peut-ĂȘtre pas raison, peu importe. L’important c’est de savoir pourquoi. Ce n’est pas une question de personne, mais d’objectif Ă  atteindre.
RĂ©flĂ©chir, comprendre, Ă©couter et proposer des solutions aux problĂšmes que nous rencontrons est le principal but des statuts de l’APD. Comme vous le comprenez, nous ne sommes pas les nĂ©gociateurs de notre profession. Nous pensons qu’il faut faire le moins de concessions possible, et attribuer les Ă©checs aux vrais responsables.

Nous ne nous faisons pas d’illusion sur l’obtention de toutes nos revendications, tant les obstacles sont nombreux, nĂ©anmoins trop de frustrations et un pessimisme ambiant trop ancien, trop pĂ©renne, doivent laisser la place Ă  l’avenir que nous dĂ©sirons et non pas que nous subissons. C’est bien lĂ  l’espoir que nous avait donnĂ© la table ronde politique du Dental Forum. Devrait-on en rester lĂ  ?
Jean-Jacques Miller SG de l'APD  jjmiller@apd-asso.fr

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17 Sep 2018

News 376 "Soyons logiques"

-Edito : Soyons logiques

-Concertation nationale des prothésistes dentaires

- Pas de sujets tabous

- Les artisans méprisés


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Edito 376   Soyons logiques
L’UNPPD dans une prĂ©cĂ©dente newsletter annonçait, aprĂšs le succĂšs de la table ronde politique du dental forum, « proposer une grande rĂ©union de concertation des prothĂ©sistes dentaires oĂč toutes les sensibilitĂ©s de notre mĂ©tier seront invitĂ©es Ă  se rassembler, que vous soyez adhĂ©rents ou non de l’UNPPD, pour que nous trouvions ensemble les pistes de notre avenir ».
Fort de la parole de son PrĂ©sident, nous proposons de mettre Ă  l’ordre du jour de cette rĂ©union, les questions posĂ©es dans le dernier sondage qu’a rĂ©alisĂ© le syndicat, et comment parvenir Ă  donner satisfaction Ă  tous ceux qui avaient rĂ©pondu au questionnaire, qui contient bien des Ă©lĂ©ments mentionnĂ©s dans les 13 propositions de l’APD. Les sondages effectuĂ©s dans notre profession sont sujets Ă  caution, et comme tout sondage, tout dĂ©pend des questions posĂ©es et de leur forme, et de ceux les poses.

C’est pour cela qu’une rĂ©union plĂ©niĂšre s’impose, et que rien ne doit ĂȘtre gravĂ© dans un marbre inexistant.
Notre profession doit s’adapter Ă  la rĂ©volution numĂ©rique qui s’impose dans le secteur dentaire. S’adapter aux techniques, mais Ă  toute forme de gestion informatisĂ©e propre Ă  assurer notre indĂ©pendance de gestion, et non Ă  la dĂ©pendance d’une autre profession, fut-elle complĂ©mentaire.
Mettre les gens face Ă  leur responsabilitĂ© est une belle image. Nous n’en disions pas plus dans notre derniĂšre newsletter.
Jean-Jacques Miller SG de l’APD


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10 Sep 2018

News 375 "S’adapter à quoi ?"

S’adapter à quoi ?

Sommaire :

 -Fabrication modÚle 3D à faible coût

 - Fin du numerus clausus

 -L'épargne retraite supplémentaire


image Edito 373  S’adapter à quoi ?
Quand dans sa newsletter(N°185 du 17 juillet 2018),  l’UNPPD annonce participer au groupe “Exigence esthĂ©tique et thĂ©rapeutique”, aux cĂŽtĂ©s de la CNSD et de l’UD « pour affiner les termes de cette convention »,  « faire Ă©voluer les libellĂ©s des actes afin que la qualitĂ© et le savoir-faire du prothĂ©siste dentaire soient reconnus » ou encore « pour que l’ensemble des laboratoires français puisse continuer Ă  exercer en Ă©troite coopĂ©ration avec les chirurgiens-dentistes, et ceci en toute transparence », nous avons toutefois une certaine inquiĂ©tude quand nous lisons que :
« Les prothĂ©sistes dentaires devront, au fur et Ă  mesure de l’entrĂ©e en vigueur de cette nouvelle convention, adapter leur fabrication afin de mieux rĂ©pondre aux attentes des praticiens, en adĂ©quation avec les textes conventionnels et la nomenclature des actes et prothĂšses correspondantes ».
Qu’entend l’auteur par « adapter leur fabrication » ?
Une couronne métallique est une couronne métallique et une céramique sur armature métallique, une céramique sur armature céramique.
Nos fabrications doivent répondre à des critÚres incontournables, dans les cas présents, ajustage, points de contact, occlusion, morphologie et teinte pour la céramique et nous ne voyons pas sur lequel de ces critÚres pourrions déroger pour nous adapter !
Qu’entend l’UNPPD par « adapter leur fabrication » et l’adapter Ă  quoi ?
Aux tarifs imposĂ©s par la convention ? , L’UNPPD nous demanderait-elle de baisser nos tarifs pour maintenir les marges des chirurgiens-dentistes ou encore de baisser notre qualitĂ© de travail ou d'utiliser des matĂ©riaux bas de gamme pour pouvoir proposer des tarifs toujours plus bas, afin de toujours permettre aux chirurgiens-dentistes de conserver leurs marges. A ce jour aucune information n’a Ă©tĂ© communiquĂ©e sur le contenu de ces rĂ©unions par l'UNPPD,mais les termes utilisĂ©s dans la newsletter de juillet nous inquiĂštent fortement et si tel est le cas, nous nous Ă©loignons du but de cette rĂ©forme.
L’UNPPD avait annoncĂ©e une grande rĂ©union en septembre avec tous les acteurs de la profession dans la continuitĂ© de celle du Dental Forum,  adhĂ©rents ou non de l’UNPPD,  afin de trouver ensemble les pistes de notre avenir, non seulement nous aurions aimĂ© qu’elle se dĂ©roule avant et non aprĂšs les sĂ©ances du groupe "exigence esthĂ©tique et thĂ©rapeutique, mais sans aucune nouvelle de l'UNPPD Ă  ce jour, nous doutons fortement qu’elle ait lieu.

Dommage,L'UNPPD aurait pu afficher une véritable image de syndicat représentatif, soucieuse des attentes de sa base et des 80 % de prothésistes dentaires non adhérents, et couper court aux nombreuses critiques sur ses choix unilatéraux.
JJ Miller SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’APD jjmiller@apd-asso.fr


Rappel :L’UNPPD participe au groupe “Exigence esthĂ©tique et thĂ©rapeutique”, aux cĂŽtĂ©s de la CNSD et de l’UD.
Ce groupe de travail a pour objectif de déterminer ce qui pourrait caractériser des exigences esthétiques et thérapeutiques particuliÚres de patients nécessitant une charge de travail et un coût supplémentaires pour le chirurgien-dentiste.
Intervenants : Les syndicats signataires, des experts désignés conjointement représentant les chirurgiens-dentistes et les prothésistes.

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05 Sep 2018

News 374 " PrÚs de 400 éditos en 13 années"

Edito : PrÚs de 400 éditos en 13 années

Sommaire

- Edito : PrÚs de 400 éditos en 13 années.

-Autonomie des Hygiéniste au Québec


image Edito 374 : PrÚs de 400 éditos en 12 années.

DĂ©cembre 2005, notre premier Ă©dito.

Les Ă©ditos de l’APD sont des articles d’opinion qui se rapportent le plus souvent Ă  une question d’actualitĂ©, ou servent Ă  mettre en valeur un dossier que nous publions ou analysons.
Afin de faire le plus preuve d’objectivitĂ©, voire de neutralitĂ© nous avons toujours refusĂ© d’accepter toute publicitĂ© et si nous avons parfois Ă©voquĂ© le fait de nous inscrire en tant que syndicat professionnel, nous avons estimĂ© que cela ne changerait rien actuellement au regard des rĂšgles considĂ©rant l’UNPPD comme seule reprĂ©sentativitĂ© de notre profession. (adhĂ©sion Ă  une fĂ©dĂ©ration entre autres
)
Par honnĂȘtetĂ© intellectuelle, vis-Ă -vis de nous-mĂȘmes et de nos lecteurs, nous avons toujours essayĂ© de nous documenter suffisamment, quand l’information existait avant de travailler sur nos arguments. On ne fonde pas une opinion sans ce travail.
Nous n’avons jamais cherchĂ© Ă  caresser les prothĂ©sistes dentaires dans le sens du poil, sachant que la majoritĂ© de nos lecteurs soutiennent plutĂŽt la vĂ©ritĂ© que des affirmations non fondĂ©es, loin de tout ce que propagent les rĂ©seaux sociaux comme certitudes, fausses affirmations, contentement de soi-mĂȘme, et des « je t’aime moi non plus ». Nous dĂ©plorons Ă  ce sujet que certains prothĂ©sistes dentaires soient plus sensibles Ă  passer des heures sur Facebook ou Twitter, sans se donner la peine de lire nos newsletters. DĂšs lors, notre profession ne semblerait les intĂ©resser qu’entre eux.
Si certains prothĂ©sistes dentaires se sont sentis attaquĂ©s par nos propos, car nous n’avons Ă©pargnĂ© personne en 13 ans, ce n’était pas Ă  titre personnel, ni professionnel, mais au regard des actions, des idĂ©es, des fausses informations qu’ils diffusaient. Ce fut de mĂȘme des syndicats dentaires que nous n’avons jamais confondus avec le cabinet dentaire, non pas pour Ă©pargner telle ou telle attitude personnelle (mĂȘme si sur beaucoup de sujets cela devenait une attitude gĂ©nĂ©rale) mais parce que ce sont bien les syndicats dentaires qui sont les reprĂ©sentants des chirurgiens-dentistes et qui agissent en leur nom. Les CCDELI et autre Think Tank n’étant nullement reprĂ©sentatifs ne fĂ©dĂ©rant qu’eux-mĂȘmes, ne se soucient pas plus de notre profession dont ils utilisent parfois quelques professionnels pour dĂ©fendre leurs seuls intĂ©rĂȘts
 et vice-versa.
Un Ă©dito, c’est souvent des heures de travail consistant Ă  rĂ©ajuster, peaufiner, modifier, corriger, Ă©purer, effacer...recommencer si nĂ©cessaire, voire  changer de sujet faute de consensus ou de critiques.
Si l' Ă©dito fige par l’écriture nos opinions d’un moment, le monde est en changement permanent et certains de nos articles peuvent devenir obsolĂštes. NĂ©anmoins, l’Association Perspectives Dentaires n’a pas Ă  s’adapter en permanence au bon vouloir et aux pressions des uns et des autres. C’est dans cet esprit que nous continuerons Ă  vous informer, Ă  vous donner notre avis et Ă  formuler nos propositions, dans l’intĂ©rĂȘt des prothĂ©sistes dentaires et de la pĂ©rennitĂ© de notre profession.
Pierre-Yves Besse PrĂ©sident de l’APD  pybesse@apd-asso.fr

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03 Sep 2018

News 373 "Qu'ont-ils Ă  cacher ?"

Edito 373 : "Qu'ont-ils à cacher ?"

- Sommaire :

- La nouvelle convention dentaire promulguée

- La désocialisation des heures supplémentaires

- Un mauvais low-cost

- la dent cafteuse


image Edito 373

 

Qu’ont-ils à cacher ?

Depuis 30ans, les syndicats dentaires font de l’obstruction en matiĂšre de matĂ©riovigilance et de de transparence Ă  destination des patients, pourquoi ?
Pour mĂ©moire, Le 1er janvier 1988 l’UNPPD crĂ©ait l’EMC, (l’Euro MĂ©mo Carte)
Cette carte dĂ©livrait la nature exacte de la prothĂšse dentaire et de ses composants. L’EMC Ă©tait communiquĂ©e par le prothĂ©siste dentaire au chirurgien-dentiste qui la remettait au patient. C’était en plus la garantie d’origine d’une prothĂšse dentaire Made in France.
En avril 1988, L’UFC Que Choisir recommandait la carte EMC  en incitant les dentistes, les prothĂ©sistes dentaires et les patients Ă  l’utiliser.
En octobre 1988 Michel Degrange, professeur, chercheur et futur doyen de la facultĂ© de chirurgie dentaire de Montrouge dĂ©clarait souscrire entiĂšrement favorablement Ă  l’EMC et il  en donnait les raisons.
En novembre 1988« le quotidien du mĂ©decin » reconnaissait sa nĂ©cessaire utilitĂ© pour Ă©viter les incompatibilitĂ©s d’alliages dentaires
En janvier 1995, Madame Simone Veil Ministre des affaires sociales dĂ©clare que l’EMC est « une heureuse initiative qui pourrait ĂȘtre exploitĂ©e dans le rĂ©seau de la matĂ©riovigilance, car elle rĂ©pond Ă  un besoin actuel, Ă  condition qu’il y ait un consensus entre les partenaires ».
En fĂ©vrier 1995 Jean Michel Krischer, PrĂ©sident de l’UJCD  nĂ©gociait avec l’UNPPD afin de rendre obligatoire la dĂ©livrance de la carte EMC.
Cela lui coutera son poste quelques mois plus tard.
En avril 1996 la FĂ©dĂ©ration EuropĂ©enne des ProthĂ©sistes Dentaires (FEPPD) par un vote unanime a demandĂ© que l’EMC soit fournie aux praticiens de tous les pays de l’UE.
Lors du dernier Dental Forum 2018,  nous avons pu constater que certains reprenaient localement le principe de l’EMC, sous d’autres noms.

Nous aurons dĂ» attendre 30 ans pour que soit enfin inscrit dans la loi française, l’obligation de dĂ©livrer au patient la traçabilitĂ© de sa prothĂšse dentaire.
Cela dĂ©montre que le syndicalisme est une affaire de persĂ©vĂ©rance et d’action sur le long terme, dont les fruits ne sont pas toujours rĂ©coltĂ©s par ceux qui les ont semĂ©s, contrairement aux affirmations de certains nĂ©o-syndicalistes du net.
EspĂ©rons que les services de l’état seront plus attentifs au respect de cette loi et moins laxistes comme ils ont pu l’ĂȘtre avec les devis non conformes que dĂ©livrent une large majoritĂ© des chirurgiens- dentistes,  comme l’a dĂ©montrĂ© une rĂ©cente enquĂȘte de la DGCCRF.

Cette nouvelle obligation faite aux chirurgiens-dentistes dĂ©montre qu’une fois de plus les ProthĂ©sistes Dentaires Ă©taient novateurs dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral des patients, contrairement aux chirurgiens-dentistes qui s’y opposent depuis 30 ans.
 Un triste constat qui ne fait pas honneur à certains professionnels de santé.

JJ Miller SG de l’APD jjmiller@apd-asso.fr


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30 Jul 2018

News 372 "En toute transparence"

Edito 372: "En toute transparence"

Sommaire :

- Edito:En toute transparence

- L'entourloupe et le patient abusé

- Cela ne va pas plaire aux dentistes

- Le certificat de conformité et le patient

- La fabrication par CFAO , c'est le labo

- L'APD vous aide à décrypter la convention

 

image Edito 372
En toute transparence.
L’APD a formulĂ© 13 propositions qui Ă©voluent au fil des ans, certaines ayant partiellement abouti. Notre transparence Ă  nous, c’est de formuler des suggestions par rapport aux lois existantes, Ă  celles qu’il faudrait changer, non seulement en fonction de ce qui est bon pour les laboratoires, mais en fonction de ce qui serait souhaitable pour les patients.
Quant aux chirurgiens-dentistes, nos relations restent trĂšs particuliĂšres, non seulement parce qu’ils sont nos clients exclusifs, mais  parce que nous sommes les seuls dans le secteur des dispositifs mĂ©dicaux Ă  n’avoir ni obligation de marquage CE , ni obligation de diplĂŽme, mais Ă©galement les seuls Ă  subir la non-sĂ©paration des actes ( cliniques et prothĂ©tiques) avec les consĂ©quences que cela implique, comme nous pouvons le voir actuellement avec "l’adaptation de nos fabrications et de nos tarifs en fonction des honoraires des praticiens".
À partir de ces rĂ©flexions, nous avons Ă©tudiĂ© nos propositions pour qu’elles n’interfĂšrent en rien, ni dans leurs honoraires, ni dans la finalitĂ© d’offrir aux patients le meilleur service et la meilleure qualitĂ©. NĂ©anmoins personne ne pourra empĂȘcher un chirurgien-dentiste d’affirmer que nous entravons leurs prĂ©rogatives, ni empĂȘcher un prothĂ©siste dentaire de dire que « nous crachons sur les dentistes », voire d’affirmer que nous nous occupons d’affaires qui concernent seulement les relations entre dentistes et patient. C’est leur droit, mais refuser d’aborder les sujets ou d’en discuter, n’est que position personnelle, vouĂ©e Ă  l’immobilisme d’un systĂšme que chacun reconnait comme obsolĂšte.
L’APD est libre. Libre de penser, libre d’écrire et de ne pas changer d’avis en fonction de nos interlocuteurs. Nous avons toujours Ă©tĂ© disponibles, pour tous les dialogues, tous les forums, toutes les rĂ©unions professionnelles pour expliquer et discuter de tous les sujets concernant notre profession, et avec qui que ce soit. La table ronde, trĂšs rĂ©ussie, du Dental Forum 2018 ( A revoir : https://www.youtube.com/watch?v=cu_QZJgRDWA) a montrĂ© que nous pensions plus Ă  notre profession que ne le furent les invitĂ©s des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, et c’est tant mieux. Vos soutiens sont aussi notre satisfaction. Merci et bonnes vacances Ă  tous.
Pierre-Yves Besse PrĂ©sident de l’APD
pybesse@apd-asso.fr

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23 Jul 2018

News 371 "Naïveté ou servitude"

Edito 371 : Naïveté ou servitude

   Sommaire

  - Edito : "naïveté ou servitude"

 - Arnaque au "prix de vente du DMSM"

 -  la France qui gagne

 image

Edito 371

"L’histoire est un Ă©ternel recommencement, qu’autorise la naĂŻvetĂ© ou la servitude".

Rappelez-vous, il y a 4 ans, nous pouvions lire dans le FIGARO* :

« L'Union nationale patronale des prothésistes dentaires (UNPPD) a apporté son soutien mercredi à la proposition du ministre de l'Economie Emmanuel Macron de demander aux praticiens d'inscrire le prix d'achat des prothÚses sur les devis des patients ».*

Une proposition du ministre et un soutien de l’UNPPD qui firent rĂ©agir les syndicats dentaires, tel Franck Amoyel **, Chirurgien-dentiste qui Ă©crivait:

« C’est en fait un faux dĂ©bat que lance Emmanuel Macron, qui cache la volontĂ© de relancer les prothĂšses made in France sous la pression du lobby des prothĂ©sistes dentaires français. Car actuellement, environ 20 % des cabinets dentaires s’approvisionnent en prothĂšses Ă  l’étranger, car elles sont moins chĂšres. Ce qui crĂ©e un manque Ă  gagner pour les prothĂ©sistes français. C’est une pression exercĂ©e par les syndicats de prothĂ©sistes vu que leur marchĂ© est attaquĂ©. (Ndlr: et alors, c'est leurs rĂŽle, non?)
 Finalement, ce sera juste pour savoir si le patient a une prothĂšse française ou Ă©trangĂšre. Et ce dĂ©bat n’a pas lieu d’ĂȘtre. Le dentiste le dit Ă  son patient si la prothĂšse est moins chĂšre, car produite Ă  l’étranger. (Ndlr: Ă  qui faire croire cela Ă  part quelques politicards)

Et, est-ce que le patient demandera absolument une prothÚse française comme Macron le souhaiterait ? Eh bien non, il choisira une prothÚse étrangÚre, car elle sera moins chÚre."

De son cĂŽtĂ©, l’UJCD en 2010 se fendait d’un communiquĂ© de presse d’une rare mauvaise foi ou d'un rĂ©alisme confondant:
"La loi s’impose, mais elle ne peut s’appliquer dans nos cabinets : pour les dispositifs mĂ©dicaux sur mesure, le prix d'achat ne peut pas ĂȘtre communiquĂ© « avant l'exĂ©cution d'un acte », car au stade du devis
 nous ne l'avons pas achetĂ© ! Nous ne connaissons pas le montant exact de la facture correspondant Ă  l’ensemble des prestations du laboratoire de prothĂšse, puisque ces derniers ne sont pas soumis Ă  une obligation de devis pour la fabrication des dispositifs mĂ©dicaux sur mesure. Il n'est pas non plus envisageable de donner un prix moyen, car, s'agissant d'une information prĂ©alable, toute modification lors de la rĂ©alisation pourrait ĂȘtre Ă  l’origine d'une contestation du patient ou des inspecteurs chargĂ©s du contrĂŽle. D'autre part, en cas d'utilisation de mĂ©taux prĂ©cieux, le poids de l'alliage nĂ©cessaire n'est pas connu avant la rĂ©alisation. Les cabinets dentaires qui intĂšgrent un laboratoire de prothĂšse en leur sein et emploient des techniciens salariĂ©s ne peuvent faire Ă©tat d'un prix d'achat des dispositifs mĂ©dicaux sur mesure
 Que doit indiquer le praticien qui a recours Ă  la CFAO ?

Et l’ONCD de surenchĂ©rir:
Les syndicats dentaires (CNSD, UJCD, FSDL), reçus en mars dernier (2010) Ă  la DGCCRF Ă  Bercy, se sont ouverts de l’impossibilitĂ© pour les chirurgiens-dentistes d’appliquer concrĂštement cette obligation d’information. Bien que, sur le principe, l’ordonnance a un effet immĂ©diat, des discussions sur l’applicabilitĂ© de l’ordonnance sont en cours."

Se dĂ©clarant ouvertement au-dessus des lois, les Chirurgiens-dentistes n’étaient pas Ă  un argument ou propos ridicules pour faire modifier la loi HPST, obtenant le remplacement du « prix d’achat », par le « prix de vente » affirmant dĂ©livrer ainsi au patient une information plus prĂ©cise.

La rĂ©alitĂ© est tout autre et nous le savons tous, le seul but de cette opacitĂ© recherchĂ©e est de masquer les abus tarifaires de certains ou la cupiditĂ© d’autres, en fait des bĂ©nĂ©fices commerciaux et rien d’autre.

Un retour en arriĂšre qui rĂ©vĂ©lera des diffĂ©rences de point de vue Ă  la tĂȘte de l’UNPPD entre son PrĂ©sident et l’organisateur du Dental Forum, ce dernier affirmant que « l’UNPPD serait revenu dans le rang en cessant de revendiquer la transparence tarifaire » ou encore lors de la rĂ©union politique du Dental Forum 2018, balayant d’un revers de main toutes propositions novatrices pour notre profession  au prĂ©texte que tout Ă©tait gravĂ© dans le marbre et que donc rien ne pouvait changer. Des propos choquants pour tous les prothĂ©sistes dentaires qui Ɠuvrent pour faire Ă©voluer notre profession,  de la part d’un reprĂ©sentant national censĂ© dĂ©fendre les parts de marchĂ© et les intĂ©rĂȘts des prothĂ©sistes dentaires français.

Des divergences inquiĂ©tantes alors que commencent les premiĂšres rĂ©unions du groupe “Exigence esthĂ©tique et thĂ©rapeutique”, oĂč l’UNPPD devrait nous reprĂ©senter face Ă  la CNSD et de l’UD.

Dans un prochain article, nous vous donnerons "l’équation" pour dĂ©terminer le prix d’achat de la prothĂšse par rapport au prix de vente marquĂ© sur le devis du dentiste.

 Quelques sondages nous ont permis de constater des calculs de charges de structures complĂštement aberrants, modifiant totalement l’information du patient.Il faut le savoir et l'important serait de le faire savoir.(voir schĂ©ma ci-dessous).

 Certains diront ce n’est pas notre problĂšme. Le leur, peut-ĂȘtre, mais pas celui d’un syndicat chargĂ© de dĂ©fendre notre profession, qui revendique officiellement la dissociation des actes prothĂ©tiques.

Ce qui est bon pour notre profession doit ĂȘtre dĂ©fendu sans aucune ambigĂŒitĂ©. Pourquoi devrions-nous faire fi des patients pour qui nous fabriquons, et de tous les rapports et enquĂȘtes, rĂ©clamant plus de transparence et d’informations dans le systĂšme dentaire français.

Pierre-Yves Besse prĂ©sident de l’APD pybesse@apd-asso.fr

*http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/11/12/97002-20141112FILWWW00280-protheses-un-syndicat-soutient-macron.php
**  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1278053-afficher-le-prix-a-l-achat-des-protheses-je-suis-dentiste-c-est-une-aberration.html
A lire aussi pour comprendre bien des choses :
http://www.liberation.fr/societe/2012/05/13/la-charite-par-la-ratiche_818429

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09 Jul 2018

News 370 "Pour qui roule la FPAD"

Edito : Pour qui roule la FPAD

Sommaire :

  -Edito : Pour qui roule la FPAD

 - Pub pour dentistes dans "information dentaire"

 - Quand les parlementaires défendaient les prothésistes dentaires

  - Pour ne pas dire n'importe quoi

 image Edito 370

Pour qui roule la FPAD ?

 

Il y a une petite annĂ©e, un « prothĂ©siste artisan » ou un « dental dĂ©signer » comme il se dĂ©finit lui- mĂȘme, tentait de mobiliser les prothĂ©sistes dentaires sur les rĂ©seaux sociaux pour aller grossir les rangs des manifestants chirurgiens-dentistes contre le rĂšglement arbitral.

 

Quelques semaines plus tard, encouragĂ© par la FSDL et tous les «Iznogood» ou les  Y-a-qu’à, faut que » de notre profession, il crĂ©a la FPAD avec pour tout programme, infĂ©odation aux chirurgiens-dentistes, contre-vĂ©ritĂ©s, propos dĂ©magogiques et tire- tous azimuts.

 

Mais le syndicalisme ne s’improvise pas et n’a rien Ă  voir avec l’idĂ©e que l’on peut s’en faire en fin de soirĂ©e au ‘’CafĂ© de la Fontaine’. Il faut en connaĂźtre les instances, les rĂŽles de chacune, leurs codes et leurs rĂšgles pour y entrer. Commencer par rĂ©clamer de l’argent Ă  la CNAMS, U2P ou encore l’APCM tout en passant son temps Ă  cracher sur ses pĂšres, revient Ă  se fermer toutes les portes, certains l’ont rapidement compris et ont dĂ©jĂ  pris leurs distances au sein mĂȘme du bureau de la FPAP. Une FĂ©dĂ©ration en fait, qui n’en est pas une.

 

Alerter Jean-Jacques Bourdin, la Ministre de la SantĂ©, le Ministre de l’Économie, l’ APCM, l’U2P, 60 millions de consommateurs, entre autres 
sur le manque de traçabilitĂ© des prothĂšses dentaires et le danger de sĂ©curitĂ© sanitaire que cela peut avoir, ne suffit pas, faut-il encore le dĂ©monter.

A ce jour, aucun laboratoire d’importations n’a Ă©tĂ© contraint de suspendre ses activitĂ©s et Ă  ma connaissance, aucune dĂ©claration de matĂ©riovigilance n’a Ă©tĂ© faite par un chirurgien-dentiste. Ce qui veut dire que les dentistes qui crient Ă  la mauvaise qualitĂ©, sont incapables de le prouver et le prĂ©sident de la FPAD non plus.C'est "plus porteur" de crier tous azimuts sur les mĂ©faits du low-cost...... celui des centres dentaires, avant tout.Ceux qui ont perdu des clients qui adhĂšrent aux importations low-cost de prothĂšses dentaires apprĂ©cieront !

 

Les laboratoires d’importation ou français depuis des annĂ©es, ne font que rĂ©pondre Ă  la pression tarifaire constante exercĂ©e et entretenue par les Chirurgiens-Dentistes pour obtenir toujours des prix plus bas afin d’augmenter ou compenser leur marge en travaillant moins. L’importation n’existerait pas s’il n’y avait pas d’acheteurs
 et qui sont les acheteurs, certainement pas les patients.

 

Mais ‘’CHUT ! » Il ne faut pas le dire, c’est politiquement incorrect et le PrĂ©sident de la FPAD veille sur les rĂ©seaux sociaux. Sachez que le PrĂ©sident de la FPAD fait son petit marchĂ© sur les rĂ©seaux sociaux ( twitter, facebook, CCEDeli ..), et donne la chasse aux mauvais prothĂ©sistes qui refusent la marchandisation mĂ©dical de la prothĂšse dentaire en France.

 

Notre "Zorro prothĂ©siste artisan" vient de passer de la collaboration Ă  celui de collabo, affirmant qu’il n’est pas possible de connaĂźtre l’origine d’une prothĂšse pour un dentiste. Comme si ce dernier ignorait le coĂ»t du travail en France et ne se doutait pas qu’en achetant une cĂ©ramique avec inlay-core Ă  40€, c’était du « made in » hors UE. De qui se moque-t-il ?

De plus, si certains praticiens se considĂšrent comme fabricants, ils ont l’obligation de faire un audit chez leurs sous –traitants et de vĂ©rifier les process de fabrication. C’est la loi.

 

C’est se dĂ©tourner de nos vĂ©ritables problĂšmes que de faire une fixation sur la qualitĂ© des prothĂšses. Bernard Detrez, PrĂ©sident de l’UNPPD avait dĂ©noncĂ© aussi les agissements nĂ©fastes de certains prothĂ©sistes dentaires, et prĂ©sentĂ© Ă  la CNSD  quelques propositions de bons sens : contrats entre labos et cabinets, cessation de publicitĂ©s des importateurs dans le CDF..) Aucune d’entre elles n’avaient Ă©tĂ© retenues, et il n’avait rien gagnĂ©, malheureusement,  dans l’affaire, nous non plus. Le combat syndical est autrement plus dur. Il exige de l’imagination, de la dĂ©termination et un engagement sans faille sur des objectifs ambitieux dĂ©finis dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral de notre profession quitte Ă  en contrarier quelques-uns. Quelques prothĂ©sistes dentaires sont libres de le faire, ils se comptent sur le bout des mains.

 

Vouloir dĂ©montrer que si les prothĂ©sistes dentaires sont en voie de disparition c’est uniquement de leur faute, de leurs reprĂ©sentants, et surtout pas celle des chirurgiens-dentistes voire des successifs Ministre de la santĂ©, est une malhonnĂȘtetĂ© intellectuelle.

Vouloir dĂ©montrer que c’est la fin de la qualitĂ© française des prothĂšses dentaires parce que les dentistes ne peuvent pas faire autrement, c’est finir par dĂ©montrer son incapacitĂ© Ă  proposer des solutions pĂ©rennes, hors des clichĂ©s, des dogmes et des illusions perdues. A ce jeu, notre profession ne gagnera rien.

 Jean-Jacques Miller jjmiller@apd-asso.fr

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02 Jul 2018

News 369 "Faut-il y aller?"

Edito : Faut-il y aller?

   Sommaire:

  -  Edito : faut-il y aller?

  - 13 Úme proposition de l'APD

  - "Est-il éthique de proposer..." Prof Pierrisnard

 - "Nos chers Chairsides"

  -  CFAO au cabinet dentaire, il faut choisir.

 

  image Edito 369 2 juillet 2018 Faut ‘il y aller ?

Il est mentionné dans la convention dentaire signée le 21 juin :

Article 7.4

Exigence qualité

«  Les partenaires conventionnels proposent de mettre en place un groupe de travail, dans le mois suivant la publication de la présente convention, afin de déterminer ce qui pourrait caractériser des exigences esthétiques particuliÚres de patients, nécessitant une charge de travail et un coût supplémentaire pour le chirurgien-dentiste.

Ce groupe de travail associera des experts désignés conjointement représentants à la fois la profession des chirurgiens-dentistes et des prothésistes dentaires »

Ce qui veut dire pour le chirurgien-dentiste : comment laisser la possibilité au patient de choisir un acte de qualité supérieure avec un tarif majoré par rapport à celui du Rac 0.

Ce qui veut dire pour la Ministre de la Santé : comment laisser croire au grand public que la céramo-métal ou full zircone seraient bas de gamme.

Ce qui veut dire pour le prothésiste dentaire : comment approuver un systÚme qui refuse la dissociation entre acte médical et technique clinique et fourniture de prothÚses, excluant de ce fait les fabricants des discussions tarifaires.

Ce qui veut dire pour le patient : comment pour une mĂȘme taille d’empreinte, un temps passĂ© presque identique, me facture t’on « autre chose » que la diffĂ©rence de tarif du laboratoire fabricant ma prothĂšse.

À partir de toutes ces rĂ©flexions qu’avons-nous Ă  gagner, nous prothĂ©sistes dentaires, Ă  rejoindre un groupe de travail, pour justifier des honoraires qui ne sont pas les nĂŽtres.

Nous n’avons pas à servir de faire-valoir et cautionner un systùme qui nous exclut.

 Quant Ă  parler de « qualité », je vous renvoie Ă  l’édito 364 de PY Besse : Qualité : Ă©litisme ou pragmatisme ? En fait une prothĂšse dentaire, adjointe ou conjointe, sera toujours de mauvaise qualitĂ© sur une mauvaise empreinte ou une mauvaise taille. Une prothĂšse complĂšte adjointe sera toujours de mauvaise qualitĂ© si on ne respecte pas les protocoles enseignĂ©s en faculté .et c’est souvent le cas actuellement, CFAO ou non.

En considĂ©rant que c’est le matĂ©riau, voire la technique (mais souvent celle du prothĂ©siste) qui sont synonyme de qualitĂ©, haute ou basse, on veut mettre le curseur en fonction du plafonnement des honoraires prothĂ©tiques, et pas encore une fois valoriser le travail du laboratoire Ă  sa juste valeur, ou sa fabrication française.

La qualitĂ© ne viendrait-elle pas Ă©galement de la qualification du prothĂ©siste dentaire. Le code de santĂ© publique ne rĂ©clame t’il pas un niveau de qualification suffisant au regard de la fabrication d’un DMSM ?

Les signataires de la convention nous proposent de rentrer dans une partie dont nous avons Ă©tĂ© exclus avec des rĂšgles du jeu qu’ils ont fixĂ© entre eux. Nous avons un joker : celui du « Made in France » .Une collaboration avec les signataires de la convention pour la sauvegarde des emplois en France, la formation professionnelle, le service de proximitĂ© et le choix de la  transparence plĂ©biscitĂ©e par les patients est nĂ©cessaire pour notre participation. DĂšs lors mettons Ă  l’ordre du jour de la prochaine rĂ©union du groupe de travail, la valorisation de la fabrication française. Sans ce prĂ©ambule, il y a lieu de ne pas y aller.

Jean-Jacques MILLER SG de l’APD  jjmiller@apd-asso.fr

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22 Jun 2018

Newsletter 368 "La confiance ne suffit plus"

 

Edito 368 22 juin 2018 : La confiance ne suffit plus

Sommaire:

-   Edito : La confiance ne suffit plus

 - La convention est signée

 -  Les médecins doivent fournir le Certificat de conformité

  - ArrĂȘtĂ© du 30 mai 2018

 -  Loi anti-cadeaux : forte condamnation confirmée

 -  Il y a 30 ans déjà "Vanderpool..."

  - 2 Dentistes fortement condamnés en appel

  - CCDeli : On continue le chantage pour l'imposer aux laboratoires?


imageEdito 368  Information patient consommateur: la confiance ne suffit plus
.

AprĂšs chaque scandale comme celui des prothĂšses PIP, du sang contaminĂ©, des cuirs irritants, des produits laitiers Lactalis , etc
.., les associations de consommateurs ont obtenu une traçabilitĂ© sur tous les produits de consommation allant de la composition des produits, les lieux d’origine des matiĂšres premiĂšres, aux lieux de fabrication, jusqu’aux noms des techniciens pour certains.

Enfin presque, seuls depuis des dĂ©cennies, les chirurgiens-dentistes français rĂ©sistent, exigeant une confiance aveugle de la part de leurs patients, une confiance suffisante selon eux pour garantir l’origine de fabrication et de composition des DMSM qu’ils leur posent.
 En 2011, les syndicats dentaires ont rĂ©ussi Ă  faire modifier la loi HPST de 2009, qui obligeait les chirurgiens-dentistes Ă  indiquer le prix d’achat du DMSM, pour le remplacer par le prix de vente, un fourre-tout obscur leur permettant de justifier certains de leurs  honoraires.
Mais les dĂ©rives et manquements constatĂ©s par la DGCCRF sur les documents des chirurgiens-dentistes contrĂŽlĂ©s ont certainement conduit le lĂ©gislateur Ă  revenir sur la traçabilitĂ© des DMSM en exigeant plus de transparence Ă  partir du 1er juillet 2018, avec de nouvelles obligations concernant l’affichage des tarifs des mĂ©decins libĂ©raux.

L’arrĂȘtĂ© signĂ© du 30 mai 2018, concerne les mĂ©decins, mais aussi les professionnels de santé  prĂ©cise : « Lorsque l'acte inclut la fourniture d'un dispositif mĂ©dical sur mesure, le professionnel de santĂ© remet au patient, Ă  l'issue des soins, un document contenant les informations suivantes :

- le nom et l'adresse du fabricant, ainsi que le nom et l'adresse de son mandataire si le fabricant n'a pas de siÚge social dans l'Union européenne
- l'ensemble des autres informations visées à l'article R. 5211-51 du code de la santé publique.             

-Le professionnel de santé joint à ce document la déclaration de conformité du dispositif médical sur mesure »

Curieusement, la nouvelle convention dentaire signĂ©e le 21 juin par la CNSD, L'Union Dentaire, l’Uncam et l’Unocam, fait Ă©tat d’une fiche de traçabilitĂ© remise au patient par le chirurgien-dentiste. Nous sommes perplexes, tout comme l’UNPPD, sur ce terme qui veut tout dire et ne rien dire. Nous, nous savons en connaissance de cause que si le flou existe, ce n’est pas pour rien. La DGCCRF le sait aussi !!! .
Aussi, laissez seuls,les syndicats dentaires nĂ©gocier au nom de toute la filiĂšre dentaire comme s’en fĂ©licitent naĂŻvement certains,  serait un suicide de notre profession.  Nous devons veiller Ă  ce que la loi soit appliquĂ©e et respectĂ©e, Ă  dĂ©faut tout manquement sanctionnĂ©.
Pour cela, Il est important aujourd’hui, que ceux qui dĂ©fendent rĂ©ellement les intĂ©rĂȘts de notre profession et de nos laboratoires, fassent bloc pour exiger que ce soit bien « NOTRE »  certificat de conformitĂ© » qui soit dĂ©livrĂ© obligatoirement au patient et nom un pseudo document dont les chirurgiens-dentistes ont le secret, rĂ©digĂ© par eux-mĂȘmes.
A défaut nous devrons saisir la justice afin de faire reconnaßtre notre rÎle de fabricant, seul habilité à délivrer ce document, conformément à la loi.
Claude Message Trésorier APD cmessage@apd-asso.fr

 

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18 Jun 2018

News 367 "Reste à charge zéro: soyons réaliste"

Edito 367: Reste à charge zéro: soyons réaliste

  Sommaire

- Edito : " Reste à cgarge zéro, soyons réalistes" par P.Y Besse

- Les laboratoires craignent pour leur avenir

- Convention dentaire : ambiguïtés

- Difficultés de mastication

- Les CD broient du noir

- La Presse en parle, de qui et de quoi ?

-  Licenciements ( encore..)


imageEdito 367 18 juin 2018:  Reste à charge Zéro : Soyons réalistes

Que nous le voulions ou pas, le reste à charge zéro est une avancée sociale importante qui restera au bilan du  quinquennat du Président de la République, Emanuel Macron.
Un succĂšs politique doublĂ© d’une opĂ©ration de communication mĂ©diatique rĂ©ussie avec son annonce officielle lors du congrĂšs de la MutualitĂ© française par  le PrĂ©sident de la RĂ©publique en personne qui a fait la une des mĂ©dias durant toute cette semaine.
Une mesure trĂšs populaire contre laquelle il est difficile de trouver des opposants objectifs en dehors de certains chirurgiens- dentistes et de quelques prothĂ©sistes aux ordres dont les manifestations ou protestations n’ont eu aucun Ă©cho favorable dans les mĂ©dias ou auprĂšs des politiques et des patients.
Surtout que cette nouvelle convention ne devrait pas impacter les rĂ©sultats de la grande majoritĂ© des cabinets dentaires, car si la nouvelle convention plafonne Ă  la baisse certains actes de quelques dizaines d’euros, ceux-ci seront compensĂ©s par la revalorisation des actes soins conservateurs plus nombreux au quotidien. D’autre part, avec trois paniers de soins dont un libre, les chirurgiens-dentistes auront toute latitude pour proposer Ă  leurs patients des travaux de qualitĂ© ou innovants.
Aussi, au regard de tous ces éléments, nous ne devrions pas craindre de conséquences économiques négatives pour nos laboratoires. Alors pourquoi les syndicats dentaires de chirurgiens-dentistes se sont-ils opposés à la présence des prothésistes dentaires lors des négociations de cette convention ?
Par hĂ©gĂ©monie, par stratĂ©gie et par cupiditĂ©,  seuls interlocuteurs du dentaire, ils ont pu faire courir toutes les rumeurs possibles, nous laissant croire qu’ils allaient ĂȘtre fortement impactĂ©s et  contraints de faire appel aux prothĂšses low-costs pour survivre.  Une stratĂ©gie qui a marchĂ© sur certains prothĂ©sistes qui ont appelĂ© Ă  manifester pour la dĂ©fense des revenus de leurs clients chirurgiens-dentistes et Ă  se prĂ©parer Ă  baisser leurs tarifs de laboratoire pour sauver les cabinets dentaires.
DĂšs le dĂ©but des nĂ©gociations, l’APD a dĂ©noncĂ© les propos alarmistes et les dĂ©clarations outranciĂšres ou orientĂ©es de certains, refusant d’appeler Ă  manifester pour des revendications corporatistes qui ne nous concernaient pas et sans aucune contrepartie.
Et il y a fort à parier que les revenus 2021 des praticiens continueront de progresser comme ils le font depuis des années
Aujourd’hui comme hier, l’APD maintient ses propositions et attend avec impatience le congrĂšs de septembre annoncĂ© Ă  l’issue du Dental Forum pour dĂ©battre et dĂ©finir avec l’Unppd une ligne politique commune ambitieuse pour l’avenir de notre profession.
Pierre-Yves Besse PrĂ©sident de l’APD  pybesse@apd-asso.fr


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13 Jun 2018

News 366 "Ouvrir les yeux"

Edito 366: Ouvrir les yeux

Sommaire :

- Edito : "Ouvrir les yeux"

- Biotech: 100 millions € de levĂ©e de fonds

- Lucy: la révolution du sur-mesure

- Made in France: l'avis des Français

- L'avis des lecteurs

- Le Certificat de conformité

  imageEdito 366/13 juin 2018

 Ouvrir les yeux.

Pas de surprise. Comme nous l’avions annoncĂ© depuis longtemps, sans fortes propositions pour ne pas effrayer les clients chirurgiens-dentistes, les prothĂ©sistes dentaires sont les grands perdants de la nouvelle convention dentaire qui sera proposĂ©e aux cabinets dentaires.

L’APD est la seule Ă  avoir fait ces fortes propositions, toutes Ă©chafaudĂ©es, toutes justifiĂ©es, mais jamais rĂ©ellement discutĂ©es. Il est toujours difficile d’empĂȘcher des certitudes de se propager comme si tout Ă©tait gravĂ© dans le marbre.

L’UNPPD lors du dernier Dental Forum a donnĂ© la parole Ă  l’Association Perspectives Dentaires. Ce fut une prĂ©sentation de chacun des participants, mais aucunement un dĂ©bat. Nous nous fĂ©licitons de voir une suite donnĂ©e Ă  la table ronde du parc floral, afin que les explications balayent les certitudes et laissent la place Ă  la rĂ©flexion.

Rien ne sera possible si ces propositions ne sont pas suivies d’actions. Si nous souhaitons la rĂ©ussite d’un dĂ©bat-sĂ©minaire post dental forum, c’est bien parce que notre profession ne peut ĂȘtre dĂ©fendue que par elle-mĂȘme. Ne pas s’en apercevoir en ce moment rĂ©sulterait d’un dangereux aveuglement.

Jean-Jacques Miller SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’APD jjmiller@apd-asso.fr

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04 Jun 2018

News 365 "Qualité: élitisme ou pragmatisme"

Edito : Qualité: élitisme ou pragmatisme

Sommaire:

1 Edito :

2 FSDL : Contre

2 CNSD : Pour

4 Union Dentaire : Pour

5 La Mutualité Française : Enfin...mais

6 Le Monde : Les patients auront le choix

7 Les Echos : Les dentistes jouaient gros

8 NĂ©gos : derniĂšres modifications


 imageEdito 365 Qualité : élitisme ou pragmatisme ?

Dans le monde économique dans lequel nous évoluons, la qualité est définie par le consommateur.

C’est ce dernier qui choisit et achĂšte tel ou tel produit selon ses propres critĂšres.  Dans les petites entreprises comme l’’industrie, la qualitĂ© s’entend en termes organisationnels, sociĂ©taux et environnementaux, seuls critĂšres dĂ©finissables et contrĂŽlables, comme c’était le cas pour notre profession avec la certification OCMS et aujourd’hui avec la certification LABELDENT.

 De nombreux prothĂ©sistes dentaires rĂȘvent d’une charte qualitĂ© basĂ©e sur des critĂšres techniques, fonctionnels et esthĂ©tiques afin de se dĂ©marquer de la concurrence,  mais sur quelle rĂ©fĂ©rence, quelle esthĂ©tique ?

Si nous posons cette question aux 4000 prothĂ©sistes dentaires de France, nous aurons autant de dĂ©finitions de la qualitĂ© technique, fonctionnelle et esthĂ©tique, car cette derniĂšre rĂ©pond Ă  des critĂšres et des apprĂ©ciations trĂšs personnelles en fonction de son degrĂ© d’exigence et de perfectionnisme.

 Si durant des dĂ©cennies, chercheurs, industriels, prothĂ©sistes dentaires et chirurgiens-dentistes n’ont cessĂ© d’inventer ou faire Ă©voluer de nouveaux produits ou matĂ©riels plus performants et qualitatifs, grĂące aux nouveaux matĂ©riaux et nouvelles technologies, faisant de la santĂ© bucco-dentaire, une filiĂšre d’excellence, innovante et performante dans l’intĂ©rĂȘt des patients, depuis une trentaine d’annĂ©es, la santĂ© bucco-dentaire est devenue un business comme un autre, oĂč le profit passe souvent avant la qualitĂ©.  Pour s’en convaincre, il suffit de voir la croissance des chiffres d’affaires des principaux importateurs.

La nouvelle convention qui sera signĂ©e par les Chirurgiens-dentistes  en est la parfaite illustration, laissant la SĂ©curitĂ© sociale et les assureurs complĂ©mentaires remplacer la notion de qualitĂ© ou d’excellence, par celle de meilleur rapport qualitĂ©/prix.

Aussi, Ă  l’avenir, nous devrons faire preuve de pragmatisme pour offrir diffĂ©rents niveaux de prestations, de matĂ©riaux et de qualitĂ©s, allant du basique Ă  l’excellence afin de rĂ©pondre aux nouvelles et diffĂ©rentes exigences de nos clients chirurgiens-dentistes.

Pierre-Yves Besse Président de l'APD  pybesse@apd-asso.fr


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21 May 2018

News 363 "Regard sur l'actualité"

Edito : Regard sur l'actualité

  1. Edito : "Regard sur l'Actualité"
  2. Convention dentaire : "on arrive Ă  la fin"
  3. ANSM : Ce que vous devez savoir et respecter avant les contrĂŽles.
  4. La filiĂšre optique : Une dissociation pour le bien des patients

image

Edito 363 21 mai 2018   Regard sur l’actualitĂ©

 Thierry SouliĂ© PrĂ©sident de la CNSD «  par la  notion de chirurgiens-dentistes petits entrepreneurs de santĂ© publique, oĂč les critĂšres de productivitĂ© et rentabilitĂ© indispensables Ă  la bonne gestion de leur entreprise, ne sont en rien incompatibles avec la mĂ©dicalité . » Ce qui peut se traduire Ă  la Trump par : Business first, chairside first, fuck the french dental technician.

Dental Access Ă  Cannes, un centre de santĂ© dit low-cost (low-cost ,comme les laboratoires d'importation de prothĂšses) semblait avoir des pratiques plus que rĂ©prĂ©hensibles par rapport au code de dĂ©ontologie dentaire. La FSDL et la CNSD se fĂ©licitent des sanctions portĂ©es concernant les publicitĂ©s de ce centre. La justice enquĂȘte sur d’autres pratiques douteuses, ainsi que sur le dĂ©cĂšs d’une patiente.L’ONCD 06 et les syndicats dentaires ne semblent pas dĂ©fendre les dentistes de ce centre, ce qui peut paraitre Ă©tonnant. Dentistes incompĂ©tents ? Mauvaise formation ?

EnquĂȘte de la DGCCRF sur des fraudes concernant les prothĂšses dentaires, fraudes constatĂ©es dans les laboratoires et dans des cabinets dentaires. A ce jour, aucun article et analyse dans la presse syndicale dentaire. « No comment » chez les syndicats de prothĂ©sistes dentaires. De la « normalité » en sorte. Nous pensions que la prioritĂ© Ă©tait d’informer les patients, tout comme d’autres le font contre les centres de santĂ© low-cost ? La loi est bafouĂ©e, le patient est flouĂ©... et tout le monde s'en fout dans le dentaire !!! Honteux*

Signature de la convention dentaire : 90% des patients font confiance Ă  leur dentiste, 90% des Français sont pour un meilleur remboursement de leurs  soins dentaires, les actes de prĂ©vention vont ĂȘtre valorisĂ©s, ainsi que les soins les plus courants comme jamais ils ne l’ont Ă©tĂ©, certaines statistiques font Ă©chos d’augmentation de revenus pour nombre de chirurgiens-dentistes
. C’est cela ou le rĂšglement arbitral. Libre de se dĂ©conventionner...ou de passer un CAP (voire plus) de prothĂ©siste dentaire, et de crĂ©er un laboratoire, histoire de voir comment c'est chez les autres. La convention sera signĂ©e par 2 syndicats dentaires sur 3. Les prothĂ©sistes Ă©tant des artisans. Ils resteront « les obligĂ©s » de leurs clients exclusifs. Nous n’avons pas rĂ©ussi Ă  convaincre les prothĂ©sistes dentaires et l’UNPPD de venir nous rejoindre pour dĂ©fendre nos propositions. RĂ©sultat, dĂ©pendants vous Ă©tiez, dĂ©pendants vous le serez encore plus, et dire que l’artisanat que vous dĂ©fendez mordicus est bien celui de "professions indĂ©pendantes" !!! 


Jean-Jacques Miller jjmiller@apd-asso.fr

 Honteux*

"..PrĂšs de 130 professionnels, exerçant Ă  titre libĂ©ral ou en structure pluridisciplinaire, comme chirurgien-dentiste, ont fait l’objet de contrĂŽles afin de vĂ©rifier la conformitĂ© des informations prĂ©contractuelles fournies Ă  leurs patients. Le taux important d’anomalies (80 %) a justifiĂ© le nombre de suites : 79 avertissements, 29 injonctions, 7 procĂšs-verbaux (2 pĂ©naux et 5 administratifs). Face au constat de pratiques commerciales trompeuses et au manque de transparence dans la traçabilitĂ© des prothĂšses dentaires, la DGCCRF continuera de placer ce secteur sous surveillance afin de garantir aux consommateurs toute l’information nĂ©cessaire sur la conformitĂ©, notamment l’origine, de ces dispositifs mĂ©dicaux. https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/protheses-dentaires-information-consommateur-a-ameliorer

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14 May 2018

News 362 "Big Brother est parmi nous"

Edito : Big Brother est parmi nous

  1. Edito: " Big Brother est parmi nous"
  2. Chairside , c'est trop !!!
  3. Chairside, C'est bon !!!
  4. Union Dentaire critique la FSDL
  5. CNSD et des vérités sur les conventions dentaires
  6. Le projet de convention dentaire ( 7 mai)
  7. Il y a 5 ans : une lettre bien explicative

  imageEdito 362   BIG BROTHER est parmi nous !

En effet, certains distributeurs ne cachent plus leurs vues sur notre activitĂ© et nos parts de marchĂ©.  À grand renfort de flyers, de newsletter ou de confĂ©rences,  les ‘’gold ou premium’’ partenaires sont en train de nous spolier avec leurs machines- outils de cabinets, leurs centres d’usinage ou encore leurs laboratoires de prothĂšses. 

Vous en doutez encore, voici comment :

VĂ©ritables trusts Ă©conomiques, quelques groupes ont dĂ©cidĂ© de faire main basse sur le secteur dentaire, en rachetant le maximum d’entreprises, sous-traitants, fabricants , distributeurs ou concurrents, allant de  la fourniture Ă  la formation en passant  par les logiciels dentaires de cabinets et de laboratoires.

Par ces derniers, Ă  l’occasion de mis Ă  jour, ils rĂ©cupĂšrent vos donnĂ©es Ă©conomiques , vos statistiques, les noms et chiffres d’affaires de vos clients, vos tarifs, vos statistiques, etc
 des donnĂ©es stratĂ©giques sur votre marchĂ© pour mieux vous spolier et plus largement ils obtiennent une image trĂšs prĂ©cise du marchĂ© dentaire national, des chiffres d’affaires par secteurs gĂ©ographiques, par patientĂšles, par types de soins, types de prothĂšses , de matiĂšres premiĂšres  , de consommables ,etc. 
.Autant d’informations que nous fournissons Ă  notre insu lors des mises Ă  jour de nos logiciels.

RĂ©sultats aujourd’hui, ces world compagnies expliquent aux dentistes, Ă  vos clients, comment se passer de vous, comment optimiser le panier de soins de leurs patientĂšles, quelles prothĂšses fabriquer eux-mĂȘmes grĂące aux usineuses miracles de cabinet qu’ils leur proposent, quelles prothĂšses sont Ă  faire fabriquer par un laboratoire (leurs machines, consommables ou technologies ne permettant pas encore tout pour l’instant,  etc. 

. Et tout cela, par des confĂ©rences sur internet dispensĂ©es par des dentistes renommĂ©s et rĂ©munĂ©rĂ©s.

HĂ©las, ce n’est pas de la science-fiction, mais une rĂ©alitĂ© aujourd’hui pour nous tous, sans exception. Pourtant certains de nos confrĂšres l’ignorent, d’autres le savent, mais ne rĂ©agissent pas et sont complices. Pourtant il existe encore beaucoup de distributeurs et fournisseurs, vĂ©ritables partenaires de nos entreprises,  il nous appartient de les soutenir pour nous protĂ©ger de cette concurrence malveillante en choisissant bien nos fournisseurs.

C’est pour cela que l’APD revendique une totale transparence sur l’origine des  prothùses dentaires par la remise de la facture du laboratoire dentaire aux patients et l’interdiction de la CFAO dans les cabinets dentaires.

Il est encore temps d’apporter des solutions, au lieu de les contester pour d’autres motifs.

Notre avenir nous appartient, Ă  condition que nous agissions tous ensemble et  dans le mĂȘme sens.

 Pierre-Yves Besse Président de l'APD  pybesse@apd-asso.fr

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14 May 2018

News 361 "QUALITE, vous avez dit qualité"

Edito : QUALITE, vous avez dit qualité

Communiqué :

Pierre-Yves Besse PrĂ©sident de l’APD a rĂ©pondu favorablement Ă  l’invitation de Laurent Munerot PrĂ©sident de l’UNPPD Ă  la participation de notre Association, pour un  dĂ©bat-sĂ©minaire au mois de septembre, sur les thĂ©matiques impactant l’avenir de notre profession et de nos laboratoires.

 Newsletter 361 14 mai 2018

      Sommaire :

  1. Edito: "Qualité, vous avez dit qualité..."
  2. La voix de son maĂźtre
  3. Vous avez la parole
  4. Express entreprise: "encore pire?"
  5. FSDL : Information du patient

imageEdito  361    "QUALITÉ, vous avez dit Qualité . "

Qu’est-ce que la qualitĂ© ? Si nous posons la question Ă  20 personnes, nous aurons 20 rĂ©ponses diffĂ©rentes.
Beaucoup d’entre nous, confondent qualitĂ© et excellence, moyens et rĂ©sultats.

Lors du dĂ©bat politique du Dental Forum du 13 Avril 2018, la salle Ă©tait unanime sur la nĂ©cessitĂ© d’un label qualitĂ© pour notre profession. Pourtant des labels pour nos laboratoires de prothĂšse dentaire existent, mais les laboratoires certifiĂ©s sont marginaux pour de mauvaises ou bonnes raisons. 

Aussi est-il bon de rappeler que l’OMS dĂ©finit la qualitĂ© en santĂ© comme : « un acte qui assure le meilleur rĂ©sultat en termes de santĂ© conformĂ©ment Ă  l’état de la science, au meilleur coĂ»t pour un mĂȘme rĂ©sultat, au moindre risque iatrogĂšne et pour la plus grande satisfaction en termes de procĂ©dures » On peut rajouter, selon l’ISO : « Un  ensemble de caractĂ©ristiques  d’une « entitĂ© » (propriĂ©tĂ©s ou caractĂ©ristiques d’un produit ou d’un service qui lui confĂšre l’aptitude Ă  satisfaire des besoins exprimĂ©s ou implicites »
A partir de ces dĂ©finitions issues d’un consensus international, les prothĂ©sistes dentaires ont souvent essayĂ© de crĂ©er des labels qualitĂ© ou d’employer le mot qualitĂ© sans en dĂ©finir rĂ©ellement le sens, dans le domaine des DMSM dispositifs mĂ©dicaux sur mesure (et  non dispositif artisanal sur mesure DMSM )
Un label est une marque collective qui se matĂ©rialise par des signes distinctifs (nom, logo,..) et qui peut ĂȘtre utilisĂ©e par les diffĂ©rentes marques se conformant au cahier des charges du label. A ne pas confondre avec une certification qui atteste qu’un  produit ou un service est conforme  aux normes en vigueur et mĂȘme,  parfois, Ă  des spĂ©cifications supplĂ©mentaires. Être certifiĂ© nĂ©cessite d’ĂȘtre auditĂ© par un organisme tiers indĂ©pendant.

Si l’on veut crĂ©er une dĂ©finition de « qualitĂ© » dans nos laboratoires, il ne faudra pas la rĂ©duire, malgrĂ© tout, Ă  la dĂ©finition de satisfaction du client dentiste et du client patient, mais aussi Ă  la conformitĂ© d’exigences rĂšglementaires, et prendre Ă©galement en compte d’autres aspects, Ă©conomiques, d’emplois ou de partenariat par exemple ( association de consommateurs par exemple) le rĂ©fĂ©rentiel UNPPD OCMS avait traitĂ© de ces sujets, rejoints depuis par "LABELDENT", "CQLab" ou encore "France ProthĂšse Dentaire".

L’APD a choisi en crĂ©ant « France Prothese Dentaire » de valoriser un certain patriotisme Ă©conomique afin de valoriser la sauvegarde des emplois en France, la formation professionnelle, voire un travail artisanal (qui le sera, Ă©videmment de moins en moins).
Une des pistes envisageables, serait non pas de crĂ©er un label supplĂ©mentaire, mais bien au contraire d’unifier l’existant, quitte Ă  garder l’identitĂ© de chacun, afin de constituer une forte entitĂ© capable de faire front Ă  « toutes les concurrences » qui sont les dangers d’aujourd’hui et de demain.

Pierre-Yves Besse PrĂ©sident de l’APD  pybesse@apd-asso.fr

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07 May 2018

News 360 "Dentaire : tromperie ou compromission?"

Edito : Dentaire : tromperie ou compromission?

Sommaire

 -Ce que dit l'enquĂȘte de la DGCCRF

- Vidéo de la table ronde politique Dental Forum 2018

- ProthÚse dentaire du 3 Úme millénaire



 

 Edito 360 09 mai 2018
 Dentaire : tromperie ou compromission ?
L’enquĂȘte publiĂ©e  par  la DGCCRF, dĂ©montre les dĂ©rives et abus qu’autorise le devis dentaire actuel et nous conforte dans la pertinence et l’urgence de nos propositions en faveur de l’information du patient. 
Depuis des annĂ©es nous ne cessons d’alerter les autoritĂ©s sur les publicitĂ©s abusives, voire illĂ©gales, ou encore sur l’inadĂ©quation du chiffre d’affaires et les effectifs de certains laboratoires estampillĂ©s «  Made in France » et dont profitent sciemment certains chirurgiens-dentistes.

En 2015, nous avons prĂ©sentĂ© et remis un dossier particuliĂšrement Ă©toffĂ© et dĂ©taillĂ© au MinistĂšre de l’Economie, en prĂ©sence des responsables santĂ© de la DGCCRF, dans lequel nous dĂ©noncions tous les faits Ă©voquĂ©s dans l’enquĂȘte publiĂ©e cette semaine, que ce soit sur les laboratoires d’importations, mais Ă©galement sur les pratiques de certains cabinets dentaires. Le mĂȘme dossier  avaient Ă©tĂ© envoyĂ©s Ă  Madame Marisol Touraine, Ministre de la SantĂ©, restĂ©es sans rĂ©ponses. 

Sur le site internet "France ProthĂšse Dentaire", nous dĂ©nonçons depuis des annĂ©es les pratiques illĂ©gales  et tricheries des laboratoires d’importation qui sĂ©duisent les appĂ©tits  mercantiles de certains chirurgiens-dentistes, pour ne pas dire de plus en plus de chirurgiens-dentistes, ce qui explique pourquoi certains cabinets dentaires ont Ă©tĂ© Ă©pinglĂ©s et condamnĂ©s Ă©galement par la DGCCRF.

Mais cela n’est pas du gout de tous, de certains chirurgiens-dentistes bien sĂ»r mais Ă©galement de certains prothĂ©sistes dentaires prĂȘt Ă  tout pour plaire Ă  leurs donneurs d’ordres, au motif que ces derniers ont toujours raison parce qu’ils sont dix fois plus nombreux que nous. Ces mĂȘmes prothĂ©sistes dentaires, qui sous la menace de quelques chirurgiens-dentistes extrĂ©mistes trĂšs actifs sur les rĂ©seaux sociaux, n’osent pas rejoindre "France ProthĂšse Dentaire" ou "CQLAB", ou encore les organisations professionnelles qui les dĂ©fendent. Une entrave syndicale et des menaces Ă  boycott strictement interdites et sanctionnables dont le seul but des auteurs est le maintien de leur monopĂŽle et revenus.
Cette enquĂȘte de la DGCCRF  dĂ©montre une fois de plus que les informations donnĂ©es aux patients sont insuffisantes voir trompeuses et  qu’il faut aller plus loin dans l’information du patient consommateur, par la remise obligatoire de la facture du laboratoire au patient avec  le certificat de conformitĂ©.  Ainsi le patient pourrait vĂ©rifier l’adĂ©quation entre son devis dentaire et la facture du laboratoire ( ce qui sera le sujet d'une prochaine newsletter). Nous pourrions mĂȘme aller plus loin et revendiquer une loi qui exige copie de la facture du laboratoire et du certificat de conformitĂ© en vue des remboursements sociaux, comme cela existe dĂ©jĂ  dans d’autres disciples mĂ©dicales, interdisant du mĂȘme coĂ»t les fraudes rĂ©primĂ©es par la loi anti-cadeaux.
Il nous appartient de poursuivre nos actions afin que les Ă©lus politiques  continus de lĂ©gifĂ©rer dans l’intĂ©rĂȘt des patients consommateurs, dans l’intĂ©rĂȘt de nos laboratoires, et non plus comme dans le passĂ©, pour prĂ©server les intĂ©rĂȘts d’une seule profession.

Pierre-Yves Besse Président de l'APD  pybesse@apd-asso.fr 

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Association Perspectives Dentaires, ( association loi 1901). 19 av, sainte marie 94160 Saint Mandé. contact@apd-asso.fr


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